
Gush @ Scopitone, Paris | 12 janvier 2010
Gush, qui signifie jaillissement, est la dernière trouvaille du label Cinq7. A l’image de leur nom, ces quatre jeunes gens débordent d’énergie et de créativité – surtout en concert à ce qu’on m’avait dit. En attendant la sortie de leur premier album Everybody’s God le 15 février, ils étaient au Scopitone pour un concert privé. En première partie, Gaspard Royant est venu nous proposer quelques titres de son EP.
Gaspard Royant
Sans cérémonie aucune, Gaspard Royant s’est frayé un chemin à travers la foule pour rejoindre la scène. Il est accompagné de sa guitare et de Tom au piano mais sa folk a du mal à s’imposer et faire taire les discussions du bar. La nostalgie a l’air récurrente dans ses thèmes, avec la pointe de regrets toujours de mise. Peut-être aurait-il dû commencer par ses titres plus rythmés, très country, pour se mettre le public dans la poche, car ce n’est que sur ces derniers morceaux que la salle a réagit. Cela dit les premiers morceaux étaient bons, notamment la chanson ‘Yours’, qui, sur son EP You Can Have Me (If You Want To), est enregistrée en duo avec Marie-Flore.
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Gush
Pendant qu’on installe les 4 lettres en papier mâché, le salle piaffe : une demoiselle est là depuis 16heures cette aprèm pour les voir. La salle est divisée entre les curieux qui ont entendu parler du phénomène Gush, ou on été alléchés par notre SK* session ; et ceux qui les ont déjà vus et en redemandent. A peine arrivés, ils n’ont aucun mal à entraîner le public à taper dans ses mains sur ‘Back Home’.
Après quelques chansons, je me dis que l’engouement est sûrement dû à leur énergie, et il est clair que si la scène était un poil plus grande, ils seraient en train de sauter partout – maintenant, étant trop grands, on se contentera des sauts sur place de Xavier. Néanmoins, je me vois forcée de réviser mon jugement quand ils jouent ‘My Favorite Song’, dont la mélodie prouve qu’ils ne se résument pas à une batterie accompagnée de voix.
Il faut avouer que Vincent est un batteur original – et hyperactif ! Il reste debout, sautant sans arrêt, jouant sur les murs pour ‘Dance On’, allant même jusqu’à danser autour de sa caisse claire tout en continuant de taper dessus pour ‘Style’. Sa caisse claire est en fait un plateau métallique matelassé à ce que j’ai cru comprendre, et il joue baguettes à l’envers, soit pour un rendu plus mat, soit parce que le manche est plus solide (!)
Et pourtant, les autres membres n’ont rien à lui envier question dynamisme. Chacun étant multi-instrumentiste, j’aime l’approche différente de la basse suivant les musiciens : Xavier joue au doigt pour des lignes de basses bien présentes, Mathieu reste plus proche de la guitare, alors que Yan slappe pour presque doubler la batterie.
Le concert poursuit son cours, les Wahou et autres Woop sont repris par le public sans aucun effort. L’ambiance est cependant mise en suspend quand Xavier décide de dédicacer ‘In the Sun’ à Mano Solo, décédé dimanche dernier ; mais ils remettent tout le monde sur les rails avec ‘Remedy’, un vieux titre que tout le monde semble connaître.
Et comme si on arrivait pas déjà à les discerner – car ils sont de la même famille, il n’y a pas de leader : tout le monde chante ! J’aime la voix parfois brisée de Vincent, les tonalités un peu lover de Xavier et la voix de basse de Yan. Leurs voix se mêlent lors de Jealousy, qu’ils chanteront sans micro et avec pour tout accompagnement une guitare acoustique discrète le tout pour un effet magique:
Rien ne manquait: on a eu des passages à la Grizzly Bear, une séquence émotion, des moments équivoques quand Yan se tape les fesses en rythme sur ‘Blow Frankie’, et les paroles reprises en cœur par le public sur ‘Vondelpark’. Des concerts comme ça, j’aimerais en voir plus souvent !!!
Rendez-vous donc pris pour le 11 mars à la maroquinerie.
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Setlist : Back Home / No Way / Dance On / My Favorite Song / Let’s Burn Again / In the Sun / Remedy / Blow Frankie / Vondelpark / Style
Rappel: Jealousy
Date: 12 janvier 2010
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ce concert était simplement énorme. Comme d’hab, prestations impeccables, de l’énergie de partout, un public qui répond présent et le tout donne une super ambiance.
Alors c’est laquelle ta chanson préférée Joëlle?
ma chanson préféree (qu’ils n’ont pas chantée mardi donc) c’est P*nis
(non je ne suis pas prude c’est écrit comme ça sur leur EP
)
Ah oui!! Elle est vraiment bien celle-ci! Et elle figure sur l’album si je ne m’abuse! Yay!
[...] avoir découvert au Café de la Danse en mai 2009, j’avais hâte de les revoir sur scène. Soul Kitchen m’a donné cette opportunité hier soir, dans un cadre encore plus intimiste avec ce concert [...]
Dommage qu’il n’y ait pas eu de concours pour cette soirée…. Il y a assez longtemps que j’ai pas vu les Gush et c’est toujours un plaisir d’écouter Gaspard Royant chanter.
Euh… y’en avait un sur leur site
Bah mince alors! J’ai loupé le coche.
bon, j’espère que t’es au courant qu’ils offrent ‘No Way’ sur leur site?
Wahou! Y’a des superbes photos Eddy, chapeau!
[...] Ce billet était mentionné sur Twitter par Soul Kitchen, Nicolas Esposito, AlainG, Benjamin Lemaire, J et des autres. J a dit: RT @benjaminlemaire Gush et Gaspard Royant en concert privé @ Scopitone.. http://bit.ly/4HzdVy ( @soul_kitchen_fr ) [...]
[...] La dernière fois, Gaspard Royant avait quelque peu du mal à s’imposer au public huppé du Scopitone. Au point Ephemere, la salle n’est pas pleine mais le public est plus attentif. Ses boucles sont moins apprêtées ce soir, il rocke un peu plus, son style rappelant beaucoup un certain Zimmerman. Mais, comme son MySpace l’annonce, Gaspard a juste pour ambition d’être aussi cool que Marty McFly, c’est pourquoi il chante ‘Nobody Calls Me Chicken’. Son EP You Can Have Me (If You Want To) est désormais disponible. [...]
[...] On m’avait dit que ce groupe prenait toute son aisance en concert, je n’ai aucun mal à l’imaginer. Quand ce n’est pas pour taper partout, Gush réalise des crescendos électrisants – You Really Got Style image ça très bien. La tension monte et avec, c’est une foule qui s’agite derrière le micro. Le chant est légion, les cœurs se mêlent, s’emmêlent, sur ce point on note un subtil travail sur les harmonies qui n’est pas sans effet. C’est en partie pour cette raison que le groupe invite à l’émeute festive. Français et insolents, cela va de paire. Non seulement Gush peut revendiquer une énergie folle mais en plus, il s’exécute comme s’il avait toujours était là. Everybody’s God donne une sacrée leçon aux anciens du genre et c’est pourtant leur 1er disque. Aussi, pour ne pas avoir été réceptif tout de suite, je dirais qu’on a affaire avec l’un de ces albums qui s’amplifie plus on l’écoute, gagnant chaque fois en profondeur. La faute peut-être à cette voix habitée. [...]
Ce petit côté sauvage qui sommeille au fond de chacun d’entre nous?! Oui, moi aussi je trouve ça très poétique