
Arnaud Fleurent-Didier - Crédit : Milo McMullen
5 ans après l’excellent concept-album Portrait du jeune homme en artiste, Arnaud Fleurent-Didier présentait le mois dernier France Culture, le premier extrait de son nouvel album -La Reproduction-, sorti le 4 janvier. Prometteur. Et pourtant.
Arnaud Fleurent-Didier
En écoutant France Culture on pense forcément à Vincent Delerm tant dans la voix monocordale fatiguée que dans la musique minimaliste. Fleurent-Didier livre un titre –un single même- intime, touchant, bien écrit et même agréable. On se dit même qu’il augure d’un album magnifique. Mais voilà, à l’image de son septième titre, le jeune auteur-interprète à du se dire « Ne sois pas trop exigeant » et tombe dès le second titre dans une auto-complainte névrosée et sans volume avant de s’auto complaire dans une auto-analyse psychiatrique frénétique sans grand intérêt aux couleurs kitchs et délavées. A force de vouloir innover pour se distinguer, Fleurent-Didier tombe finalement dans les horribles TOC’s de cette nouvelle scène française agaçante. Musicalement, tout l’album se ressemble. Les arrangements sont d’une platitude qui n’est pas sans rappeler les formes de Jane Birkin avant la puberté. Les accompagnements électroniques sont tout droit sortis de tout ce qu’on peut haïr des années 80’s.
Finalement, La Reproduction ressemble à un album inachevé. Un belle œuvre avortée, par manque de temps, de travail, de talent, d’entourage. Difficile à dire. Fleurent-Didier semble livrer un album en travaux, plein de contradictions aux influences multiples. On en retient un album qui aurait probablement fait un magnifique film des regrettés Rohmer ou Demy.
- Arnaud Fleurent-Didier
- Arnaud Fleurent-Didier (+ infos)
- Photos de concert »
- Le Prix Constantin 2010 à l’Olympia en photos (13.11.2010)
- Francofolies 2010 : photos du 16 juillet (22.07.2010)
- Agenda Concert »
- Concerts du 15 au 21 novembre 2010 (13.11.2010)









Ouep, je ne comprends pas le délire critique… Bien d’accord sur les tics maniérés, voir prétentieux… mieux vaut réécouter Gainsbourg ou Jacno…
Quel ennui cet album, tout de même. Cette ambiance “Un suppo et au lit”, faut de la patience.
Ce n’est pas moi qui suis exigeant avec Arnaud Fleurent-Didier, c’est Arnaud Fleurent-Didier qui est exigeant avec moi.
Quelle suffisance et manièrisme dans vos jugements .. Difficile à dire. Surplus d’orgueil peut-être ..