The Big Pink au Nouveau Casino

The Big Pink @ Nouveau Casino | 28 janvier 2010

Nasser

C’est une première partie assez fadasse qui ouvre le bal au Nouveau Casino.
Les trois marseillais de Nasser font certes preuve de bonne volontée (poussive d’ailleurs), mais ne parviendront pas à faire décoller la salle un seul instant avec leur électro rock. Pas même la reprise (pas très heureuse) de My Generation des Who, ne réussira à vraiment capter l’attention.

La faute à qui? Difficile à dire…déjà un un chanteur/batteur n’est pas chose aisée à gérer, du coup les deux s’en ressentent: niveau rythmique la chose est très basique et manque de lâcher prise, niveau chant la chose est très basique et manque de profondeur. Les textes sont quasi inexistants, tout au plus a-t-on droit à une ligne scandée pendant 4 minutes, et toutes les chansons se ressemblent, jouant sur l’innovation supposée de l’électronique.

Pas vraiment dérangeant mais juste inutile au final. Le chanteur s’acharnera à haranguer le public qui, lui, restera de marbre, préférant sûrement des démonstrations sonores aux vociférations de soir de match.

The Big Pink

Bien plus attendus étaient les Big Pink (très Yoda cette phrase, j’en conviens). Duo anglais transformé pour l’occasion en quatuor: synthé, guitare/voix, basse, batterie.
Pour ceux qui auraient raté le coche, The Big Pink joue avec brio la carte du rock noisy électronisant, un rien hypnotique et planant.

J’aurais beaucoup aimé m’attarder sur leur performance de ce soir. Malheureusement, celle-ci n’a strictement rien apporté à l’expérience sonore précédemment vécue. En effet, pas une note en plus de la version album, pas une interaction, pas une prise de risque, pas une mise en danger propice à donner un caractère singulier au happening scénique.

Alors oui, la musique est top, fouillée, intelligente, profonde, et fait appel à un spectre sonore d’une largeur assez inouïe…mais cette qualité peut être tout autant éprouvée chez soi dans un casque.

Dommage donc, même si au final, le temps passe vite en compagnie de ces anglais, tant leur musique sait mettre sur pause toute logique temporelle pour mieux embarquer son auditoire dans des digressions aussi puissantes que flottantes.

Date : 28 janvier 2010
Un commentaire
  1. Abi

    +1
    le rappel valait même pas la peine loulou

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