Les Cowboys Fringants à l’Olympia : Tabernaaaaacle !

Photos des Cowboys Fringants à l’Olympia, Paris - 3 février 2009

Depuis 2004 Les Cowboys Fringants viennent en France au moins une fois par an, et je vois avouer que depuis 2004 j’y vais à chaque fois et c’est toujours un plaisir d’entendre les élucubrations gaillardes tantôt gauchos tantôt écolos d’une bande de québécois plein d’énergie chantant et dansant sur une musique à mi-chemin entre le rock-country et la folk.

Les Cowboys Fringants

Parce que le groupe est engagé jusqu’à la racine, chaque spectateur apprend sur son billet qu’une partie du prix de sa place est réservée à la Fondation Cowboys Fringants et que chaque contremarque achetée équivaut à un arbre replanté en Amazonie. Fier de mon geste écologique – que j’aurais fait si j’avais payé ma place, mais bon le cœur y est, j’entre dans l’arène au public plutôt surprenant, prêt à écouter de la musique à planche ! On y est venus en famille avec ses flos au premier étage, et avec ses cheums pour la fosse. Au premier rang, on retrouve les traditionnels Cousins Fringants, sorte de club de supporters type KOP Boulogne mais avec des drapeaux bleu/fleur de lys en guise de croix gammées et des maillots de hockey en lieu de place des ridicules maillots PSG.

A peine le temps de jaser avec le premier rang que la lumière s’éteint et l’ambiance s’installe lentement. Les boys débutent avec deux tounes de leur dernier album avant de mettre le feu avec leur classique Manifestation, sorte de clip vocal au beat soutenu narrant l’épique histoire d’un défilé contestataire. A la fin du troisième morceau, le temps imparti pour poser s’achève et je rejoins le 1er étage en tentant de n’acheler personne, avec la difficulté d’un maringouin dans une tornade, pour rejoindre la place qui m’attend au premier rang et en plein milieu du balcon. Rarement l’Olympia n’aura autant bougé, au point de faire sauter le plancher de toute la salle. Entre tounes à réponses, joke et solo d’instru, le public s’investit totalement dans le spectacle. Ca commence d’ailleurs à sentir sérieusement le swigne en bas. Il faut dire que les duos comme lui entre Marie-Annick au violon et Jérôme à la basse sur Le Réel des Aristocrates sont d’un niveau olympique et il faudrait être sourd pour ne pas se branler dessus ! Après un peu plus d’une heure de prestation, les 6 québécois quittent la scène pour une vingtaine de minutes d’entracte, l’occasion de boire du fort et de partager une bière tablette avec quelques spectateurs du balcon venus dégourdir leurs jambes, après avoir été efoirés une bonne heure.

La seconde partie démarre avec une série de titres plus intimistes. Le silence s’installe même avant les morceaux les plus tristes. Du balcon, on peut admirer la magnifique conception de lumières ainsi que les décors très travaillés. Après un medley presqu’improvisé, l’ambiance repart de plus belle avec les belles histoires du Camping Sainte-Germaine. Le groupe conclut –enfin…- sa prestation après 22 morceaux sur Plus rien, une vision fataliste de l’avenir du monde, qui reste probablement l’un des plus beaux textes du groupe. Après quelques applaudissements, le groupe revient pour une batch de 4 rappels pour terminer en beauté avec le désormais traditionnel Les Etoiles Filantes, dans une salle où le public allume à sa façon, à l’aide de briquets et de téléphone portables, la fosse. Vous pensiez que c’était fini ? Devant le brouhaha général de l’Olympia, les Cowboys improvisent encore 3 autres tounes.

Après avoir pris du fun pendant près de 3 heures, la lumière se rallume sur l’Olympia. A peine le temps de remettre ma bougrine et de checket mon sac, un vigile me fait remarquer qu’il faut quitter le balcon drette là. Les rappels c’est bien fini ! Les Cowboys Fringants seront de retour en France lors de leur tournée européenne en avril prochain et à Paris à la fin de l’année… au Zénith… avant de faire Bercy en 2010. Tabarnacle, on y sera !

Les photos de cette galerie sont visibles avec le plugin Flash sur Soul Kitchen.

Setlist
Droit devant | La Catherine | La manifestation | La reine | Entre deux taxis | Chêne et roseau | Mon pays / le reel des aristocrates | En berne | La tête haute | Si la vie vous intéresse / Jam | Une autre journée qui se lève | Banlieue | Rue des souvenirs | Ti-cul | Monsieur | Medley “Au bord du feu”: Le plombier, Gaëtane, Les routes du bonheur, Normal Tremblay | Camping Ste Germaine | Mon chum Remi | La bonne pomme | Joyeux calvaire | Awikatchikaën | Plus rien | Histoire de pêche | Le gars d’la compagnie | 8 Secondes | Les étoiles filantes || Tant qu’on aura de l’amour | Maurice au bistrot | Toune d’automne