Par Jean Minou

Le 6 février 2010 dans 'Chroniques'

Chronique : BO Le Siffleur par Sinclair
Après avoir composé les bandes originales des films « Mon idole » en 2002, ou « Le Premier Jour Du Reste De Ta Vie » en 2008, Mathieu Blanc-Francard alias Sinclair officie à nouveau en orchestrant la dernière réalisation de Philippe Lefebvre, j’ai nommé : « Le Siffleur ».

Sinclair : B.O. du film Le Siffleur

Interprétée en quintet en compagnie du Billy Love Orchestra (Loic Ponthieux, Bruno Rousselet, Christian Martinez, Fréderic Gaillardet et Thierry Farrugia), le petit prince du funk franchouillard revient avec une galette étonnamment dominée par une atmosphère jazzy.

L’ancien juré acariâtre de la Nouvelle Star nous immerge littéralement dans une ambiance cuivré qui sent parfois bon le vieux cigare havanais et le scotch écossais, à l’instar des morceaux ‘Dreamer With No Hopes Left‘ ou ‘I Can’t Stop Loving You‘ (reprise des Cunt Basie arrangé par Quincy Jones).

Cependant, comme l’avait reniflé Franck Zappa : « Le Jazz n’est pas mort, c’est juste qu’il a une drôle d’odeur ». Celui de Sinclair dégage quelquefois une fragrance qui embaume le chien mouillé.

En effet, plusieurs titres comme ‘Whislting Like A Jazzbird‘, ‘Karim & Mazzini Thème‘, ou ‘Scratches Theme‘ s’apparentent à des musiques d’ascenseur d’hôtel moldave, digne d’être écoutées comme fond sonore au cours d’une bonne ripaille comme on peut en voir dans l’émission Un Diner Presque Parfait.

De même pour la chanson ‘Maurice Goes To Hollywood‘ qui sonne le retour des gros clairons qui tâchent, ce qui n’est pas sans nous rappeler la sonorité un peu factice que l’on pouvait saisir dans le générique de l’émission Sacrée Soirée

Toutefois, même si il est parfaitement indéniable que notre souverain rouquin n’a pas la virtuosité d’un Ennio Morricone, d’un John Barry ou d’un Eric Serra, Sinclair a néanmoins le mérite de nous dévoiler l’amplitude de sa palette musicale. De l’Electro avec ‘Freddy ClubDancing‘ remixé par Alex Gopher, en passant par la Soul de ‘The Wizzler‘, et le Doo Wop de ‘Hit, Kicked, and Slapped‘ où la voix du compositeur, trop peu souvent présente dans cet album, donne un second souffle à cet opus.

En définitive, un proverbe agenais disait : « Quand les chats siffleront, à beaucoup de choses nous croirons ». Dès lors, même si la bande originale du film Le Siffleur ne sera pas la consécration, le talent de Sinclair nous admettons …

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  1. sk
    Guimauve - répondre › 7 février 2010

    Une bien belle daube quand même ce film ;-)


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