
Première journée du désormais incontournable Festival des Inrocks, le festival du magazine du même nom en collaboration avec Alias Production. Une première journée que je ne voulais manquer sous aucun prétexte !J’ai finalement pu couvrir l’inauguration avec quatre groupes que j’apprécie particulièrement.
Le Festival des Inrocks se veut éclectique, et c’est bien. Mais quand l’attention dépasse l’impact, c’est dommage. Et ce soir, à voir le hall de l’Olympia plein de buveurs de bières et de coca et les premiers rangs envahis de MGMTettes (sic), il semblerait que les trois premiers concerts ne furent pas appréciés à leur juste valeur. Ah ces groupes à minettes …
Coming soon
Connaissez-vous le point commun entre Coming Soon et moi ? Oui on s’aime – enfin surtout moi – mais surtout … on faisait tous les deux notre baptême d’Olympia ce soir ! Tout fier, je me range gentiment dans le parking à photographes, attendant l’ouverture du rideau en compagnie de mes deux équivalents. A peine le temps de discuter avec les jolies jeunes demoiselles, le rideau s’ouvre et là …
Je ne réitérerais pas mes propos dithyram-apocalyptiques sur les jeunes haut-savoyards, je suis aussi objectif sur leurs prestations que Christine Lagarde quand elle parle de croissance économique. Néanmoins – comme Michael Jackson – malgré des critiques mitigées sur la prestation du Zénith et des allégations laissant entendre que le combo ne serait pas capable de s’accaparer une salle, je me vois dans l’obligation de voler dans les plumes de Mr. Préjugé et d’affirmer que ce soir, les 7 musiciens ont livré une prestation formidable – malgré un public un peu mou (euphémisme) – et se sont totalement approprié la mythique salle parisienne.
Ma déception ? N’avoir fait que trois morceaux. C’est dommage, parce que la mise en scène étant tellement changeante, on en capte que peu de moments. Ma consolation ? On m’a reconnu. Ouais, je sais … – eh oh, ça va, tout le monde se la joue pas VIP à la Cigale -. Allez, promis, prochainement je chronique l’album.
Fleet Foxes
Les personnes présentes auront noté que je n’ai pas parlé de l’interlude musical entre Coming Soon et Alela Diane. J’assume. Premièrement, c’était beaucoup trop court et beaucoup trop bruyant pour se permettre de juger la performance. Secondement, je n’ai jamais réussi à avoir son nom. Néanmoins – je ne refais pas la blague -, chapeau bas à lui pour avoir tenu devant un public pas du tout réceptif. S’en suivit Fleet Foxes, qui s’autodécrit comme un quintet baroque harmonique pop jams. Comparé aux Beach Boys par Rolling Stone, j’avais écouté avec joie leur premier album à mi chemin entre le rock et le folk, Sub Pop. Pourtant, le live est bien décevant à plusieurs égards : aucune prestation scénique digne de ce nom, une voix approximative, une musique plate et sans contraste … Certes le public peu nombreux à l’intérieur n’aide pas les cinq américains de Seattle à se surpasser mais c’est bien dommage. La musicalité se perd entre un rock acoustique sans émotion et un folk peu entrainant.
Alela Diane
Les entractes ont beau faire 20 minutes, il est bien difficile de caser toutes les discussions qu’il faudrait. Après avoir croisé Léo Bear Creek – le batteur/chanteur de Coming Soon, puis Pierre-Matthieu – que je connais finalement plus pour les soirées people que pour ses activités télévisuelles – et mon copain de Sony, me voilà au milieu de la foule en train de tenter de rejoindre le zoo à photographes.
Alela Diane arrive bien dans la lignée des deux groupes précédents. Une voix posée avec émotion sur des rythmes calmes. Même si la prestation ne retourne pas l’Olympia par son dynamisme, la jeune californienne que Ouest-France qualifiait ce matin de “presque-star” arrive à capter l’attention de la salle. Pour preuve : les portes du fond de salle restent closes, plus personne ne sort, l’auditoire capté par le royaume enchanteur de la folkeuse. Elle aussi subit malheureusement un public venu en masse pour MGMT, peu intéressé par la lignée pop-folk des premières parties … tant pis pour eux : un jour, lorsqu’ils seront grands, ils comprendront qu’ils avaient eu la chance d’assister à un live d’une fée.
MGMT
A peine le temps de prendre quelques portraits et de parler à quelques passants, le concert de MGTM démarre dans un bleu azuréen. Cris libérateurs presque orgasmiques au premier rang pour certaines fans arrivées à 15 H devant l’Olympia. Huit heures plus tard, sans manger, sans se libérer les vessies de poche, mais heureuses et en transe, les voilà enfin devant les new-yorkais qui vont radicalement casser le rythme de la soirée avec un rock très marqué british. Malgré une flopée de titres édulcorés et formatés pour la télévision qui les a révélés – grâce à deux soaps – et un physique de rockstar pour ados, MGMT a su imposer un style grâce à Oracular Spectacular, premier album sorti chez Sony en 2007. Bien qu’entouré d’une euphorie omniprésente, j’ai du mal à me laisser convaincre par la prestation live du groupe qui ne décollera pas vraiment, ce dernier se contentant d’interpréter des titres phares de l’album et de leurs success-singles pour chauffer une salle heureuse de pouvoir se défouler après plusieurs heures d’attente.
Me concernant, je pars satisfait d’avoir pu voir les 3 concerts que je ne voulais pas manquer. Ceux dont dont beaucoup n’attendaient que la fin.
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- MGMT
- Alela Diane (+ infos)
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