Yann Tiersen - Dust lane en pré-écoute
Grande preview sur le site des Inrockuptibles, le génial Yann Tiersen auteur de superbes bandes originales (Good Bye Lenin, Tabarly entre autres) et albums magnifiques nous dévoile en avant première quatre titres de son prochain album, « Dust Lane » à paraître au mois d’octobre.

Avec ses splendides comptines au piano, Yann Tiersen nous avait habitué à un certain minimalisme, explorant tout au long de ses albums la veine classique, et nous livrant à l’aide d’instruments tous plus magnifiques et déplacés les uns que les autres un rock intime et touchant. Il en allait toutefois différemment lors des concerts, notre ami breton étant réputé pour revisiter ses titres d’une manière souvent plus électrique et déchainé, à mon grand bonheur personnel. Et c’est le virage que semble prendre aujourd’hui le multi instrumentiste de génie avec ces quatre titres mis à l’écoute.

Yann Tiersen

Ouverture sur un edit de « Ashes », titre gargantuesque qui dévaste tout sur son passage avec son piano martelé, ses choeurs et guitares omniprésentes, et surtout son orchestre enlevé, qui emporte l’auditeur sans lui demander son reste. Avec Amy, on assiste au retour de Christine Ott et de ses ondes Martenot qui participent activement à la « signature Tiersen », et à un final étonnant à la cornemuse, preuve que le Rennais ne renie pas ses origines.

On s’éloigne pourtant bien de la Bretagne avec le titre « Palestine », étonnant morceau électrique et enlevé qu’on pourrait presque croire sorti d’un album d’Ez3kiel, dans la fureur de ses neuf lettres scandées tout au long du morceau par une voix presque robotique, et hypnotisante. L’introduction de Dust Lane enfin, morceau éponyme et brève accalmie, apaise le tout, à la manière de l’océan qui balaye les derniers reliefs de la tempête que l’on vient de subir, et qui nous a retournés, impuissants, comme viennent de le faire ces trois titres. Trève de courte durée, les choeurs et guitares viennent très vite clore ce preview de manière magistrale et presque hantée, lorsque tout s’enraye dans les dernières secondes.

Electrique, hypnotisant, et comme toujours enlevé et rapide, cet avant-goût déferle sur l’auditeur comme on essuie une bourrasque, sortie de nulle part, à l’improviste, et sans pitié. On s’exposera volontiers à la tempête que risque d’être l’album, prévu pour le 4 octobre. Sortez les impers !

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