
Denis M / Flickr
S'il est une tradition qui tend à perdurer en ces temps de crise de la création originale, c'est bien la reprise. Véritable hommage à une œuvre ou destruction en règle pour combler un milieu d'album, les reprises meublent le paysage musical mondial.
Petit top ten de mes reprises préférées. Pour le moment...
Quand on est un tout jeune artiste et qu'on a pas encore un répertoire aussi fourni que la garde-robe d'Elton John, la reprise n'est souvent pas un choix mais une obligation permettant de tenir un concert complet. Parmi ces gens, on trouve Zak Laughed, découvert récemment - pour ma part - lors du Festival des Inrocks puis aux sélections des Découvertes du Printemps de Bourges. Armé de sa guitare et de ses cordes (vocales) Zacharie propose un cover doux et mélodieux des Strokes, connu dans l'hexagone pour les pubs EDF.
The end has no end - The Strokes
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The end has no end - Zak Laughed
Reprendre une chanson, même un peu oubliée, du groupe le plus influent de toute l’Histoire de l’Angleterre, c’est risqué. Même quand on s’appelle Oasis ! Et pourtant -comme dirait Vanessa Paradis- le résultat est au rendez-vous, et le joli soft rock de Liverpool se change en un bon swing 80’s –arrangé en 95- de Manchester.
I am the walrus – The Beatles
I am the walrus – Oasis
Il est des classiques et des intouchables. Quand les intouchables frenchies que sont les Noirdez’ font un cover improbable d’un des classiques de John Lenon, c’est le choc des cultures. En reprenant Working class hero avec sa voix déraillante et sa folie habitée, Cantat transforme la cinglante balade politique de John Lenon en un chant révolutionnaire ! Il s’agit là sans aucun doute de la meilleure reprise de Noir Désir de Bertrand Cantat qui avait pourtant déjà arrangé Ces gens là de Jacques Brel…
Working class hero - John Lenon

Crédit : Benjamin Lemaire
Soyons clairs, Strange fruit, écrit par Abel Meeropol, est un des plus beaux poèmes du XXème siècle, de par son écriture métaphorique mais aussi par son engagement politique fort pour les droits civiques.
Southern trees bear a strange fruit
Blood on the leaves and blood at the root
Black body swinging in the Southern breeze
Strange fruit hanging from the poplar trees
C'est aussi avec cette chanson que Billie Holiday est sortie pour la première fois de son répertoire de chansons d'amours et qu'elle devint une chanteuse engagée. Elle avait l'habitude d'interpréter son titre seule avec son pianiste, un unique spot braquée sur elle, tout en regardant fixement dans les yeux ses spectateurs.
En mettant Strange Fruit au programme de Artificial Animals Riding on Neverland, AaRON permet à un titre qui s'est un peu perdu de revivre.
Bille Holiday - Strange Fruit
AaRon - Strange Fruit
Seule une année sépare la version originale de la reprise du Danton à la guitare électrique, et pourtant, c'est bien Hendrix qui a rendu célèbre la chanson que Dylan a écrit pendant qu'il se remettait d'un accident de moto.
Des années après la mort d'Hendrix, il admettait d'ailleurs que, pour lui, chanter All Along The Watchtower était un hommage. Dans cette reprise, Hendrix s'envole dans des solos qui ont marqué à jamais l'histoire de la musique.
All Along The Watchtower - Bob Dylan
All Along The Watchtower - Jimi Hendrix
Rendu célèbre sur la bande originale, ce titre de Tears For Fears n'était pas forcément une magnifique réussite à la base. Spectra Paris l'a d'ailleurs prouvé en 1997 en le massacrant pendant toute sa tournée. La version arrangée par Andrews et interprétée par Gary Jules est une complainte intimiste et tendre, loin des arrangements disco de T4F.
Tears For Fears - Mad World
Michael Andrews/Gary Jules - Mad World
Reprendre un classique de la chanson française, c'est une chose ; mais s'attaquer au vieux génie de la musique des sixties, c'en est une toute autre. Pour se faire, il fallait bien deux personnalités à part -Asia Argento l'actrisso-réalisatrice dark-destroy et Brian Molko le quaterback hermaphrodite de Placebo-, réunis par Dimitri Tikovoï, directeur d'une sorte de bordel dans le gay Londres, dans le projet Trash Palace que personne n'arrive vraiment à classer autrement qu'un CD de cul ! Les rythmes lents accouplés à des beats electro-lounge rajeunissent à merveille ce tube de la musique érotique.
Je t'aime, moi non plus - Serge Gainsbourg & Jane Birkin
Je t'aime, moi non plus - Trash Palace (Asia Argento & Brian Molko)

Crédit : Loretín / Flickr
S'il est bien un bel exemple de reprise qui fait oublier l'original, c'est Feeling good. Composée par Anthony Newley et Leslie Bricusse en 1965 pour The Roar of the Greasepaint, une comédie musicale de Broadway, le titre est repris la même année par Nina Simone sur son album I put a spell on you. Près de 30 ans après, le rock est passé par là et ce sont les anglais de Muse qui reprennent Feeling good pour ce qui deviendra un de leurs meilleurs titres -en live notamment-, bien loin devant les horribles fanfaronnades de Nicole des Pussycat Dolls ou de Bobby Gray. Avec ses arrangements rock-o-jazzy et sa voix de crooner hurlant des caves londoniennes, Matthew Bellamy a tout simplement donné une nouvelle âme à ce titre et offert à Nina Simone, qui restera l'éternelle interprète, un hommage orgasmique.
Feeling Good - Nina Simone (version 1965)
Feeling Good - Muse
Qui aurait pu croire en 1814, quand ce poème a été écrit, qu'il servirait 100 ans plus tard d'hymne nationale aux Etats-Unis d'Amérique. Pire, qui aurait pu prédire qu'en 1969, un noir oserait jouer ce symbole patriotique américain avec une guitare électrique, symbole de la décadence culturelle et sociale pour dénoncer la guerre du Vietnam ? A grands coups de vibratos et de saturations, Hendrix dessine à la guitare les bombes, les explosions et les rafales militaires.
The Star-Spangled Banner - Les choeurs de l'armée française
The Star-Spangled Banner de Jimi Hendrix
Comment parler de reprise sans parler de celle qui a marqué une génération ? Celle qui a permis à Buckley de s'offrir une place parmi les artistes majeurs des années 90 avec seulement un album de 10 titres. En reprenant l'Hallelujah du géantissime Cohen, arrangé par John Cale, il a probablement signé un des morceaux les plus émouvants de la fin du XXème siècle.
Hallelujah - Leonard Cohen
Hallelujah - Jeff Buckley
Hallelujah - Jeff Buckley
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Hello,
Alors que je m’attarde sur ce site une petite reprise que pas mal de monde doit connaitre:
Le chant du partisan par Leonard Cohen (reprise du chant francais bien sur)
http://www.youtube.com/watch?v=oG4ndbhOkpI&feature=related
Chanson reprise par 16 Horsepower et Bertrant Cantat
http://www.youtube.com/watch?v=SRHJiqfwnac&feature=related
Un véritable bijou
Il manque pour moi
- Smells like teen spirit par Pattie Smith
- Personnal Jesus par Johnny Cash
Il y en a un pacson de reprises brillantes, Johnny Cash qui reprend Hurt est pas mal non plus, Paris dernière avait une collec sympa autour de ce theme
[...] reprendre The end has no end (NDLR : en écoute sur son myspace et qui avait été nommé parmi les plus belles reprises) dans l’immense catalogue du mythique label Rough Trade et pourquoi une version aussi [...]