Et si la Best Coast n’était pas celle qu’on croyait ?

Force est de reconnaître que du premier album de Best Coast, je ne connaissais jusqu’à il y a peu que la pochette. Et qu’en tant qu’heureuse propriétaire d’un félin en surcharge pondérale et au pelage chatoyant à faire pâlir le garçon coiffeur d’Yvette Horner, je fus séduite.

Best Coast - The Only Place out

Best Coast - The Only Place out


Best Coast

Avec ce 2ème album, Best Coast nous emmène à nouveau en Californie : The only place.
Je prends donc mon sac, ma crème solaire, mon bouquin du moment et me décide à faire un petit road trip en compagnie du duo californien.

Difficile en effet d’échapper aux stéréotypés soleils couchants sur l’océan ou autres balades au volant d’une décapotable vintage en écoutant la musique de Best Coast. La Californie nous vend des clichés, mais soyons réalistes, ils sont toujours plus accrocheurs que ceux véhiculés par Tchernobyl.

Donc toujours ce même son de guitare un peu vaporeux et en retrait accompagnant de jolies harmonies vocales, une voix qu’on imagine sur un joli corps frêle et nonchalant. De la jolie surf pop, qui accompagne très bien les fins de journées.

Mais que s’est-il donc passé entre le premier et le second album finalement ?
Et bien la demoiselle semble avoir vécu quelques moments difficiles, et c’est là toute la subtilité de ce disque: user du pouvoir des mots pour nous faire comprendre que l’amour ne dure pas (Why I cry), qu’on est bien seulement chez soi (The only place, Let’s go home) et qu’on ne doit pas obéir à l’image que les gens se font de vous (How they want me to be).

En effet mes oreilles ont beau parfois être distraites, à l’écoute de cet album je n’ai pu que me réjouir de la profondeur des textes flirtant avec une niaiserie digne des plus grands titres de Lorie : « My mom was right, I dont wanna die, I wanna live my life ».

Finalement je vais prendre un retour en solo. Merci pour la promenade.

Best Coast – The Only Place

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