Mensch et Light Asylum au Point FMR


Le jour où le point FMR a décidé de programmer Mensch et Light Asylum le même soir, il a été touché par la grâce. Mensch sort cette année son premier album, éponyme et unanimement salué, après Dance & Die, son premier et remarqué EP. Le duo ouvre pour Light Asylum, autre duo, électro et new yorkais qui sortait le 1er Mai son premier album après avoir conquis un large public grâce à son EP In tensions, porté par le tube Dark Allies.

Mensch

Tension mélancolique et énergique teintée de sonorités 80’s entre Post Punk et New Wave, en live on retrouve ce que Mensch donne en studio.

Le show est mesuré, en place, maitrisé, sans fausse note ni faute de gout. La folie qui manque à la prestation, est largement compensée par l’énergie et l’implication. La guitare crisse avec plaisir, Carine Di Vita porte une moue sur les lèvres dont on ne sait pas bien s’il s’agit d’un sourire de plaisir ou une moue de concentration. Le public, largement féminin, est acquis à la cause Mensch et répond à chaque coup de boite à rythme.

Le set intense de Mensch atteint son paroxysme avec le dernier morceau. Vale Poher, chanteuse à la voix pleine de souffle et guitariste fini le concert dans la fosse et interprète un instru habité qui finira le concert avec délice.

Light Asylum

En entrant sur scène Shannon Funchess, l’ultra charismatique chanteuse de Light Asylum annonce : « Let’s Dance » et le public la prend au mot. Charisme absolu, voix puissante, profonde et polymorphe, Shannon Funchess est incontestablement l’atout majeur du duo. La chanteuse qui a travaillé notamment avec TV on The Radio et !!! tient la salle à bout de bras. A tel point qu’elle éclipse totalement son acolyte keyboardiste.

Impossible de résister à l’appel dansant des morceaux de Light Asylum. D’ailleurs, personne ne lutte. L’énergie est communicative, Shannon Funchess mène la cérémonie avec une puissance hystérique et démoniaque. Au milieu du set, un duo de chansons presque transcendantales et à la dimension organique, dont leur morceau phare, Shallow Tears, calme le jeu. L’intérêt de ces morceaux est moindre, mais ils permettent au moins de reprendre son souffle. On se dit que la formule Light Asylum risque de s’essouffler, que le duo a tout donné, mais l’énergie communicative et incontrôlable des compositions couplées à l’incroyable Shannon Funchess font de la prestation de Light Asylum, un set largement réussi. Du matériel à club.

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