PBX Funicular Intaglio Zone – John Frusciante, Grandeur sans décadence

John Frusciante - PBX Funicular Intaglio Zone (chronique)

Même s’il n’est pas le guitariste originale des Red Hot Chili Peppers, Frusciante est tout de même celui avec qui le groupe de Funk Rock rentrera dans les charts et l’histoire. Mais les frontières de ce rock FM, qu devient de plus en plus anodin, ne peuvent contenir tout ce que Frusciante a à dire. Alors il claque, sans fracas, une seconde fois la porte, il y a trois ans. Et cette fois ce n’est pas pour une cure de désintox. “To put it simply, my musical interests have led me in a different direction.”

John Frusciante

Plus tôt cette année, le génial John Frusciante sortait Letur Lufr, un nouvel EP solo. L’audience est divisée entre ceux qui crient à l’horreur presque inécoutable et les autres (dont je fais partie) qui louent les essaies sonores, exigeants et musicaux, du guitariste. Avec PBX Funicular Intaglio Zone, John Frusciante continue la route amorcée avec l’EP. Des morceaux qu’il qualifie lui même d’electro synth pop, mais qui ne sied pas à merveille à la texture de l’album.

PBX est un collage étrange d’esthétiques qui vont de électro au jazz en passant par la drum n bass et le hip hop. La seule exigence de John Frusciante semble être de faire un album qui sonne en dehors des sentiers balisés.
S’il déroute au premier abord, PBX accroche suffisamment l’oreille pour qu’on veuille le suivre, écouter ce qu’il a à nous raconter. Et comme John Frusciante est un type intelligent, il sait ménager son auditoire. Le délire foutraque, bruitiste (Bike) et presque retro futuriste (Hear Say) du démarrage se substitue petit à petit à des pistes plus immédiatement identifiables notamment avec l’enchainement parfait de Ratiug et Guitar. Des pistes ou la guitare discrète fait son apparition sur Ratiug entre une section rythmique ultra présente, jusqu’à définitivement éclore sur Guitar, où elle est en dialogue permanent avec une rythmique drum n bass.
Electro pop saveur Bubble Gum pour l’intro de Mistakes où John Frusciante nous montre l’étendue de ses capacités vocales. Et puis arrive Uprane et on se dit que John Frusciante va nous faire le coup à chaque morceau et qu’ils seront tous meilleurs les uns que les autres. Sam renoue avec l’esprit de l’intro de l’album dans une veine sombre de Drum n Bass métallique. Lorsque Sum fait s’entre choquer une instrumentation nerveuse et une voix apaisée.

Mélodies, rythmiques, textures sonores, rien n’est laissé au hasard dans cet enchevêtrement jouissif. Mais c’est probablement l’authenticité et l’honnêteté de l’album qui en fait quelque chose de différent, sans pour autant tomber dans un intellectualisme inécoutable ou une démonstration vide. PBX n’est pas réellement un album qui se raconte, je ne peux que vous conseiller de vous jeter dedans. Une claque, assurément.

PBX Funicular Intaglio Zone – John Frusciante, Grandeur sans décadence
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5/5
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Un commentaire
  1. ibenot

    Salut,
    je viens de me procurer l’album que j’écoute tout en lisant ton article. J’aime bien m’imprégner de diverses impressions, surtout quand il s’agit de frusciante :) merci pour cet article très clair, qui donne envie de parcourir tout l’album….
    bye

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