L’Angleterre possède les Royal Blood, la France les Buns. Sur ce coup là, nous sommes extrêmement heureux d’être Français. Vive le Made In France ! En effet, la batteuse des Buns n’a pas de casquette sur la tête et la chanteuse a de vraies chansons. Les types de Brighton peuvent retourner au pub.
Rencontre avec les Buns qui se lancent dans un tour de France pour promouvoir leur premier album.

The Buns @ La Sirène, La Rochelle | 01.11.2014

The Buns @ La Sirène, La Rochelle | 01.11.2014 (photo © Nicolas Patault)

The Buns

Comment vous êtes-vous rencontrées ?

The Buns : On a accompagné toutes les deux le chanteur Ludéal en tournée en 2010.

Pourquoi avoir opté pour la formation de duo ?

The Buns : Ça s’est fait comme ça, en « boeufant » toutes les deux dans un studio. On avait envie d’un rock simple, efficace, avec juste l’essentiel. Et un duo c’est simple pour tout ! Autant pour l’organisation que pour les prises de décisions.

Quelle est votre éducation musicale ?

The Buns : Beaucoup de musique à la maison, un papa guitariste pour Julie et un fan de rock 70’s pour Emilie. Puis écoles de musique, conservatoires et de nombreux groupes.

Qui écrit dans le groupe ? Cela doit être plus simple d’être d’accord à deux ?

The Buns : On écrit toutes les deux, ensemble ou séparément, pour la musique comme pour les textes, ça dépend des chansons, et on arrange ensemble à chaque fois.

Les choses semblent s’accélérer pour vous. Première partie de la chanteuse HollySiz, un appel à contributions pour votre album en passe d’être finalisé… Vous voyez l’avenir comment ?

The Buns : Dans l’idéal, un bel album et plein de concerts, et continuer de travailler comme on le fait actuellement.

D’où vous vient ce goût pour l’esthétique rétro ?

The Buns : L’esthétique découle du nom. On cherchait un nom féminin. The Buns, les chignons, nous plaisait, on a donc opté pour un look 50’s, l’âge d’or des gros chignons ! C’est aussi le début de la libération de la femme, sujet qui nous tient évidemment à cœur.

The Buns – All I Want

Vous avez choisi Liam Watson pour produire votre disque. Pourquoi ?

The Buns : Il travaille en analogique et sait comment produire un son rock à la fois puissant et suave, avec du grain, du charme, du velours... c'est ce qu'on recherche pour cet album.

Vous êtes nos Gaspard Royant au féminin ?

The Buns : C'est trop d'honneur que vous nous faites là. On aime beaucoup Gaspard ! Nous avons partagé une scène avec lui au Nouveau Casino de Paris et même fait une petite apparition dans son clip Europe.

Vous avez fait une reprise de Boris Vian. Quels artistes français vous ont marquées ?

The Buns : Colette Renard et ses "nuits d'une demoiselle"... sinon nos influences "bunistiques" sont plutôt anglaises ou américaines.

Une major vous propose un contrat mais vous impose un(e) bassiste. Que faîtes-vous ?

The Buns : Nous ne sommes pas fermées, mais si une major nous demande ça, et encore pire nous l'impose, c'est qu'elle n'a rien compris au projet !

Top 10

Le meilleur disque de 2014 ?

The Buns : Le premier disque de Royal Blood.

Le pire disque de 2014 ?

The Buns : Aucune idée, par définition on n'écoute pas ces disques là !

Le producteur de vos rêves ?

The Buns : Alan Moulder, Jack White, Danger Mouse, George Martin...

Votre disque honteux ?

The Buns : Aucun, même quand on fait des choré improbables sur du Britney Spears ou les Spice Girls, on assume !

Si les Buns étaient un film ?

The Buns : Thelma et Louise, évidemment.

Le chanteur des 50's avec qui vous prendriez un verre ?

The Buns : Ray Charles.

Jack White ou Alison Mosshart ?

The Buns : Les deux !

Londres ou New York ?

The Buns : Les deux aussi.

Saint Quentin ou La Rochelle ?

The Buns : Les deux voyons ! Vous voulez qu'on ait des problèmes avec nos familles ou quoi ?!

Si vous deviez créer un festival. Le nom et les têtes d'affiche ?

The Buns : "Rock me baby" avec que des groupes (connus ou moins connus) qui suent, donnent tout et déchirent en live.

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