Oui, c’est redondant et quasi unanime, mais bon sang ce que Pain-Noir rassasie en beauté apaisante !


Pas assez de français sur les ondes ? Pas assez de français de qualité ? Tiens donc… Arlt, Bastien Lallemant, Arman Méliès, Bertrand Belin, Alma Forrer, et bien sûr Pain-Noir pour ne citer que ceux qui viennent de sortir de formidables disques récemment sont là pour renvoyer dans les cordes les radios hypocrites et avides de succès jetables.

On a déjà écrit depuis longtemps tout notre amour pour ce bon pain (noir). Ce mélange de gravité, de simplicité, d’humilité pour un artiste artisan (les deux mots ayant la même origine, l’italien artigiano) qui éblouit tout en retenue. Et cette Retenue sied parfaitement au dessin sensible de Thomas Baas qui fait renaître ce village disparu d’un trait fin pour mieux le faire disparaître dans les eaux noires d’où émerge seul le clocher, phare d’une faune poétique, illustration de cette splendide métaphore finale, « cette retenue, encore une fois nous tue. »

Achetez ce premier album de Pain-Noir, du pain béni pour les oreilles et l’âme et courrez l’écouter en concert le 11/11 à Cébazat (Le Sémaphore), le 9/12 à Bordeaux (Le Krakatoa) et le 11/12 à Paris (La Gaîté Lyrique), ces deux dates dans le cadre du Winter Camp Festival avec Giant Sand et Junius Meyvant.

Pain Noir – La retenue

Pain Noir - Pain Noir