Balthazar poursuit sa tournée marathon en Europe. Après avoir mis le feu au Fnac Live, cinq cents privilégiés les retrouveront en Corse à Cargese le 21 septembre au Fly Away Festival avec notamment leurs amis de Sharko et d’Hollywood Porn Stars.

Ces dernières années, impossible de passer à côté de Balthazar. SK* les a croisés plusieurs fois, notamment à L’Epicerie Moderne de Feyzin en début d’année avec Genghar et en avait profité pour poser quelques questions aux courtois de Courtrai, Maarten et Jinte.

Vous êtes en tournée depuis…? 5 ans… Comment faites-vous pour tenir et continuer à créer ?

Jinte : On ne pense pas trop, on aime tellement être sur scène que ce n’est pas un problème. On saute du bus et on y pense pas car si on y pense, c’est la que cela devient pesant et fou de jouer ces chansons encore et encore. Mais on essaye de les réinterpréter, de les réarranger… On change la ‘set list’ aussi. Aujourd’hui on a un nouveau titre, une face B, Décisions et finalement, une chanson peut tout changer, les sensations, les vibrations que l’on peut avoir sur scène.

Maarten : Bon pour être honnête les répétitions, le sound check peut être rasoir mais dès que tu es sur scène c’est quand même beaucoup d’adrénaline. Et puis le public est différent à chaque fois, c’est toujours un challenge. Et c’est toujours agréable quand c’est plein !

Balthazar - MIA

Un souvenir de cette tournée ?

On a eu un jour de repos et on est retourné en Belgique pour un prix, les MIA. C’était le troisième que l’on recevait un prix pour le meilleur album, or on en a fait trois ! Mais là c’est particulier car ce sont les professionnels, musiciens, labels, qui ont voté pas le public. Après bien sûr ce n’est pas notre but de gagner des prix… ce n’est pas vraiment un souvenir, c’était juste bizarre ce show télé un jour de repos avec un mélange des genres côté musique.

Balthazar – Then what

Vous pensez au prochain album ou vous vous consacrez à vos projets personnels ?

Jinte : On continue d’écrire sur la route, on se crée une bibliothèque d’idées pour la suite et Maarten avec Warhaus va sortir à la rentrée un album… Pour Thin Wall on avait des ébauches pour 200 titres mais pas forcément très bons. Mais on la enregistré en live, on avait l’impression de faire un album live, donc des titres bruts, pas très sophistiqués comme pour Rats. Donc on avait pas mal de chansons parce que c’était la direction que l’on voulait suivre après Rats.

Vous êtes deux à chanter, comment vous gérez cela ? celui qui chante a écrit la chanson ?

Maarten : Non, cela dépend, la composition est souvent un effort de groupe. C’est souvent celui qui vient avec la première idée qui chante. Mais cela peut varier. Celui qui a écrit les paroles peut chanter, mais d’autres fois non.

Jinte : En fait, on n’a même pas à se battre pour savoir qui chante, cela se fait naturellement, celui qui se sent le plus à l’aise avec, cela se fait spontanément. Et puis c’est sympa de pouvoir se partager le lead sur scène, cela donne plus d’idées. On peut aller boire un verre pendant que l’autre chante (rires).

Vous avez un réel succès en France, une connexion avec le public français, comment vous l’expliquez ?

Maarten : Le deuxième album Rats a bien marché ici en France, peut être parce qu’il y avait pas mal d’influences Gainsbourg dedans… et puis peut être qu’en tant que groupe pop, on est moins gros et commercial que d’autres comme Muse et que le public français aime une certaine culture indé, a cela dans son ADN.

Jinte : On a jamais du « expliquer » Rats en France comme dans d’autres pays où l’on nous demandait pourquoi un album si étrange. Cela semblait évident ici en France. La France est un des seuls pays à aimer la Belgique (rires), les groupes Belges, Ghinzu, Girls in Hawaï, Sharko, Deus.

Balthazar - Live @ Festival Fnac Live 2016

Avez-vous une astuce, un truc pour accrocher le public, le fait de chanter tous les deux, c’est un atout ?

Jinte : Si on avait un truc, cela sonnerait faux. On essaye d’être aussi sincère que possible, de faire la musique que l’on ressent. Cela sonne un peu convenu et storytelling mais c’est vraiment cela. On essaye d’être connecté avec le public mais on ne fait rien pour spécifiquement.

Maarten : Je pense que cela commence avec la chanson. On l’écrit en symbiose avec notre environnement que l’on espère faire partager avec le public. On peut aimer le delta blues et la rivière Mississippi mais bon, on est un groupe belge alors cela sonnerait peut être faux. Donc voilà on essaye de composer des chansons honnêtes et que le public le ressent peut être. On aime à penser cela.

2016_01_25_Balthazar
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Photos © Fabrice Buffart

Date : 25 janvier 2016
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