C’est l’écrin du théâtre de Villefranche sur Saône qui accueillait la troisième soirée du festival Nouvelles Voix 2016.

Sarah Mikovski

En ouverture et en apéritif pétillant façon Spritz, la vie en rose de Sarah Mikovski a donné des couleurs aux auditeurs plus que le beaujolais nouveau. Avec ses chansons ‘poptimistes’, Sarah Mikovski est un rayon de lumière dans la grisaille de l’hiver entre cabaret et Jacques Demy. Un voyage pittoresque à Bora Bora, un désopilant François ou une déclaration enflammée sur Comment, ses titres sont sautillants et souriants comme elle. Mais la gravité n’est jamais loin, le passé resurgit et nous saisit sur Mes années folles. Sarah Mikovski avait séduit toute la semaine un public divers dans l’agglomération et finit de conquérir le théâtre en égrainant son nom de scène sous la forme d’une joyeuse comptine mnémotechnique.

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Fishbach

Quand Fishbach débarque sur scène, c’est un spectre que l’on discerne à peine dans le contre jour, une fleur à la voix d’outre tombe, sœur musicale de Charon.Tu vas vibrer ! scande-t-elle avec autorité et c’est mortel ! Petit à petit le corps entre dans la danse, entre Kabuki et poupée désarticulée incandescente. « Dans mon cœur le feu s’allume mais brûle tout mon corps » et le notre avec. Pour son dernier concert en solo, Flora défouraille sévère. Elle livre une version très personnelle du Night bird de Bernard Lavilliers et disparaît, marquant assurément ceux qui la découvraient ce soir là.

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Nicolas Michaux

Nicolas Michaux est cool. Nicolas Michaux est belge. Il est content d’être là après un périple depuis la Flandre suite à une avarie de van. Ses chansons pourraient prêter à sourire mais sont finalement empreintes d’une certaine gravité comme le titre de son premier album, A la vie, à la mort. « Le temps que l’on passe à refaire le monde est-il du temps perdu » se (nous) demande t-il ? Il avoue avoir écrit une trentaine de chansons érotiques dont cet Imposteur sensuel et réaliste. La petite musique du petit Nicolas nous tend un miroir avec ses chansons ‘journal intime’ comme ce mélancolique et pragmatique Croire en ma chance. Le set se termine sur une fiévreuse version du What goes on du Velvet et l’on était bien, très bien… « Baby, be good, do what you should, You know it will be alright ».

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Maissiat

Quand Maissiat, la dame au chapeau entre sur scène dans une blancheur immaculée c’est pour un titre accompagné d’un simple piano, Bilitis. Tout le set on préférera d’ailleurs les chansons jouées le plus simplement possible, sans artifice comme ce Départ lumineux, ou ce sublime Grand Amour. Quand les autres musiciens entrent en scène, le charme semble se rompre, la fragilité fait place à une certaine froideur et raideur qui peut rebuter.

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Date : 17 novembre 2016