Photos concert : The Cemetary Girlz @ La Peña Festayre, Paris| 11 novembre 2009
Je ne connaissais pas cette salle de la Villette qui fait principalement du concert punk. Salle très sympathique mais avec une organisation perfectible. En effet, j’ai trouvé que les lights ont été mal gérées et mal réglées dans l’ensemble. Le son, même s’il est de bonne qualité n’empêche pas les organisateurs de faire des balances avant le concert et pas simplement un live-check avant que les groupes arrivent. Les balances permettent aussi d’éviter les pépins sur scène (demandez à Charles de Goal et Jacky Bitch…), mais j’y reviendrais…

Bon, arrêtons les critiques pour vous dire que cette première édition du festival d’Ovembre à été une réussite. Un très bon public, un très bon son (lorsque le premier morceau est passé), et de très bon groupes donnent forcement un très bon moment, voir quelques scènes inoubliables.

Point non négligeable, sur le planning affiché, les organisateurs ont réussi à ne prendre que cinq minutes de retard sur sept groupes… Je suis impressionné. Et mon porte-monnaie aussi car j’ai pu rentrer en métro.

Crimson Muddle : la synthée, la bassiste et la violoniste

Notre combo girly parisien a eu la lourde tâche de commencer à jouer. Une salle pas encore complète, une régie pas au point, une boite à rythme qui n’en fait qu’a sa tête : le premier morceau à fait « pouet ». Enfin, il n’y a pas eu de premier morceau, j’ai l’impression qu’il y a eu un petit problème de kit de batterie. Bref, pas facile pour les Crimson Muddle de commencer un concert dans ces conditions. Quand je vous dis que les balances servent !!!

N’empêche que les Crimsons, avec ce line up à base de synthé, basse, glokenspiel, violon et plein d’autres choses, a bien rattrapé le coup. Leur prestation est beaucoup plus mature qu’au Klub, les transitions entre les morceaux sont beaucoup plus fluides et les compos toujours bien maitrisées. J’ai un faible pour la violoniste (Abesada) qui a un son…. une merveille!!!

Un bon point pour les Crimson Muddle qui je l’espère, vont bien finir par nous sortir un album, et qui a su adapter le nom de ses chansons à l’événement.

Set list
1. The Fury
2. Somnambule
3. L’Innommable
4. Mentiras
5. A Means to an End
6. Elegant Fuckery
7. Lyoudov
8. Nuit d’Ovembre!
9. Asphyxieb

2009_11_11_crimson-muddle
2009_11_11_crimson-muddle
2009_11_11_crimson-muddle
2009_11_11_crimson-muddle
2009_11_11_crimson-muddle

The Cemetary Girlz : cimetière du Montparnasse

Revoilà nos batcaveurs dans un nouveau lineup avec DJ Alien vs Pagan au chant, Spigaou à la guitare, Betina à la base, et Xavier des regrettés Deadchovsky à la batterie.

Les Cemetary Girlz, c’est du DeathRock de chez Manic Depression. Au moins, on sait à quoi on s’attend, et on n’est pas déçu.

Pas mal de nouveautés pour ce concert. DJ Alien, en plus du chant, assure les guitares sur le premier morceau. Premier morceau qui dénote un changement radical : pas un moindre effet sur la voix de DJ Alien. Une voie « dry » à 100%. Choix délibéré ou problème technique… N’empêche que même en « dry », DJ Alien assure son set de manière imposante. Son chant batcave est bien posé.

Betina remplace parfaitement Roméo, de même pour Xavier qui a bien trouvé sa place. Pas mal de titre de l’album (Smoke my brain) ont été joués ainsi que trois nouveaux titres qui n’ont pas été encore enregistrés. Sans doute qu’ils seront présent sur un second album.

Comme d’habitude, un set bien exécuté que j’ai apprécié. Dernier détail, on pourra remarquer à la setlist et au « blood poison » de DJ Alien un soin particulier à préparer ses prestations.

2009_11_11_cemetary_girlz
2009_11_11_cemetary_girlz
2009_11_11_cemetary_girlz
2009_11_11_cemetary_girlz
2009_11_11_cemetary_girlz
2009_11_11_cemetary_girlz
2009_11_11_cemetary_girlz
2009_11_11_cemetary_girlz
2009_11_11_cemetary_girlz
2009_11_11_cemetary_girlz

Guerre froide : sombre show

Guerre froide est l’un des deux groupes de la soirée que je ne connaissais pas. Il s’agit d’un combo guitare, basse et chant, la partie rythmique étant assuré par un laptop. Le sound-check me laissait présager des choses de bien et… rien. Un concert dans le noir complet (au sens propre), mais, je ne pense pas que cela leur soit imputable. Par contre, je n’ai pas accroché. Les paroles et le chant en français ne sont pas passés (contrairement à un Charles de Goal), et je n’ai pas réussi à retrouver les petites séquences du live-check qui m’avait fait me dire que ca serait pas mal. Concert décevant pour ma part, mais il parait qu’en CD, c’est mieux, en tout cas, Guerre Froide ne m’a pas convaincu.

2009_11_11_guerre-froide
2009_11_11_guerre-froide
2009_11_11_guerre-froide
2009_11_11_guerre-froide
2009_11_11_guerre-froide
2009_11_11_guerre-froide

Jacquy Bitch : sombre show

Pour ceux qui on connu Neva, groupe mythique, Jacquy Bitchh en était le leader et le chanteur. Pour ma part, ca faisait quelques années que je ne l’avais pas vu sur scène, et c’est avec une certaine impatience que j’attendais de le revoir. Le line-up a changé depuis la dernière fois que je l’ai vu à la sortie de « Haine ».

Comme tous les autres, Jacquy a eu droit à son problème de son au premier morceau. C’est plus précisément Vox (le guitariste) qui en a fait les frais. Problème passé, on a pu vraiment apprécier ce set qui nous a livré une super prestation. Les morceaux comme « l’Adieu » par exemple, prennent encore une autre dimension en live.

On notera dans le set deux reprises de Only theater of pain de Christian Death parfaitement interprétées par le groupe. Rozz, tu peux reposer en paix.

2009_11_11_jacquy-bitch
2009_11_11_jacquy-bitch
2009_11_11_jacquy-bitch
2009_11_11_jacquy-bitch
2009_11_11_jacquy-bitch
2009_11_11_jacquy-bitch
2009_11_11_jacquy-bitch
2009_11_11_jacquy-bitch
2009_11_11_jacquy-bitch
2009_11_11_jacquy-bitch

Suka Off : medical fetish

Suka Off était présenté comme un groupe. Groupe que je ne connaissais pas d’ailleurs, et, comme j’ai pu m’en apercevoir, cela était tout à fait normal, Suka Off est en fait un collectif polonais qui fait du théâtre, de la photographie de la vidéo et des performances. Ce soir il s’agissait d’une performance médico fétichiste jouant sur les renversements des relations médecin / créateur vers patiente / être créé, le tout sous fond electro minimale de bon ton et de projections vidéos.
On a pu voir les thèmes de référence de Suka Off comme la désacralisation de la religion (évocation de la crucifixion jouant sur la transmutation du vin en sang), Frankenstein et Métropolis.
Pour conclure, je dirais que c’est une performance et une musique que Die form ne renierait pas. Une chose est sure, c’est destiné à un public averti.

2009_11_11_suka-off
2009_11_11_suka-off
2009_11_11_suka-off
2009_11_11_suka-off
2009_11_11_suka-off
2009_11_11_suka-off
2009_11_11_suka-off
2009_11_11_suka-off
2009_11_11_suka-off
2009_11_11_suka-off

Charles de Goal : vive la cold wave libre

Je suis Goaliste. J’en suis sur. Et ce n’est pas les problèmes de son rencontrés sur Procession qui vont me faire changer d’avis. Comme je vous l’ai dit, la Peña n’ayant pas fait de balance, les groupes ont du s’essayer sur le premier morceau. Entre les synthés d’AE qui on eu du mal à démarrer et la guitare de Patrick qui était un peu trop forte par rapport a celle d’AE, le début à été difficile. Mais, nous avons les Grand Charles avec nous, et en cette soirée, il l’on encore prouvé. Patrick a réussi à me faire aimer la Telecaster, c’est vous dire. Les sons des deux guitares se complètent parfaitement, la basse d’Etienne est toujours nickel, et le mélange percus électroniques avec le groove que peut apporter un batteur comme Jean-Philippe est toujours aussi sympathique. D’ailleurs, il a suffit de quelques morceaux pour commencer à voir fleurir les premiers pogos dans la salle. Je peux vous dire qu’a partir de la mon travail (de photographe) est devenu vraiment difficile !
Encore bravo Charles de Goal qui à fait un concert magnifique.

2009_11_11_charles-de-goal
2009_11_11_charles-de-goal
2009_11_11_charles-de-goal
2009_11_11_charles-de-goal
2009_11_11_charles-de-goal
2009_11_11_charles-de-goal
2009_11_11_charles-de-goal

Frustration : aucune après ce concert !!

Dernier groupe et affiche de la soirée : Frustration. En un mot : énorme ! Comment vous dire, c’est le genre de concert qui vous fait acheter l’intégrale d’un groupe. Une énergie sur scène, une envie et un plaisir de jouer qui s’est parfaitement ressenti dans la salle, le tout sur un set parfaitement rodé.

Tout à commencé par un sound-check rondement mené par Nicus. Une fois terminé, amplis installés et synthés branchés, le concert a commencé par « We have some » que la salle à complété par « Frustation !! » dès le premier vers. Première chanson, premier pogo et premier massage dorsal à base de coudes pour votre serviteur. Tout le concert s’est déroulé dans une ambiance de feu, le public attendant Frustration depuis quelques heures déjà. Les tubes comme Relax, Brother, ou Blind ont été accueilli par des stages diving. Une ambiance surchauffée pendant un peu plus d’une heure de concert. Un concert mémorable et encore une grande prestation de la part de Frustation.

2009_11_11_frustration
2009_11_11_frustration
2009_11_11_frustration
2009_11_11_frustration
2009_11_11_frustration
2009_11_11_frustration
2009_11_11_frustration
2009_11_11_frustration
2009_11_11_frustration

PS : j’ai du faire de l’évangélisation au près des habitants du quartier pour leur faire comprendre qu’un gothique ou un punk n’est pas un skinhead… C’est différent, c’est pas pareil… Combien de fois faudra t-il le répéter ?

+ d'articles et photos :
Partagez!