Si le festival Rock in the Barn nous a fait une frayeur l’année dernière en annonçant la fin de cette aventure champêtre des plus rocks, c’était sans compter sur la ténacité de la team d’orgas de Giverny.

Eh oui, malgré un déménagement, ils sont revenus plus en forme que jamais, dans un lieu tenu secret qui n’a finalement pas déçu son public de rockeurs acharnés.

Ça danse dans les granges !

Cette année, ce n’est pas dans une, mais dans deux granges que les guitares ont résonné ! Et pas celles de n’importe qui car si la programmation de RIB avait déjà fait ses preuves par mille sur les éditions précédentes (Night Beats, Forever Pavot, Carpenter Brut, Rendez-vous, Kaviar Special) celle-ci était également à la hauteur de nos espérances.

Rock in the Barn est un festival à taille humaine où l’on ne fait jamais la queue et où il est possible d’acquérir une chemise vintage au prix d’une pinte sur un coup de tête pendant que d’autres jouent à Mario kart ou au babyfoot au milieu du foin. Mélange agréable me direz-vous, et ce n’est pas Léo, le batteur des Madcaps qui dira le contraire puisqu’il y a fait l’acquisition d’un incroyable gilet sans manches à motifs léopard qui aurait pu appartenir à sa petite soeur de 9 ans dans les années 90, qu’il a très élégamment porté pendant tout leur concert. Du côté de la Grange B, les voix caverneuses et les riffs glacés de Servo ont fait redescendre un peu toute la tension électrisante ambiante pour un joli répit avant d’enchaîner.

S’il a fallu essuyer une petite déception à l’annonce de l’absence des australiens de The Babe Rainbow, le reste de la programmation a su rattraper cette bavure comme il fallait.

En tête de file avec l’un des meilleurs concerts de la soirée, les très bons Madcaps ont enflammé la scène de la Grange A. Leur rock rétro et énergique est toujours aussi efficace en live, et le moins qu’on puisse dire est qu’ils se donnent à leur public avec une ardeur digne d’une scène de Zénith. Les musiciens sont en place, Thomas n’hésite pas à sauter dans la foule pour pogoter avec nous et Léo finit torse nu. Ils reviennent au rappel pour nous régaler de trois chansons supplémentaires, dépassant allègrement leur temps imparti pour le plaisir d’un public épuisé et conquis.

The Madcaps – Moon Night

Au tour de JC Satan de mettre le feu à la grange à coups de guitares acérées ! Leurs voix étaient légèrement couvertes par la musique, du moins au premier rang, mais à vrai dire, l'ambiance était tellement aux pogos acharnés que personne ne pouvait réellement écouter attentivement. Un set à leur image, très adapté au contexte rock en folie qui a su ravir tous les festivaliers, pour la plupart déjà bien motivés par les shows précédents.

J.C. Satan - DRAGONS

Il ne fallait pas rater l'étrange Psychotron, un lieu aux allures de pigeonnier qui prend une dimension mystique lorsqu'on rentre à l'intérieur : dans une ambiance de rituel chamanique, musiciens et festivaliers s'essayent à un concert d'instruments étranges, mis à dispositions pour que le boeuf soit continu. Chorales, discussions animées, danses étonnantes et instruments bizarres y résonnaient donc continuellement dans une joyeuse harmonie.

Pour finir la nuit comme il se doit avant de rejoindre le minuscule et chaleureux camping, la musique de RAFU, et les DJs sets de Venus in Fuzz et The Giver ont clôturé la soirée en faisant danser les derniers éveillés.

Date : 23 septembre 2017
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