Photos concert : Shaka Ponk @ Bataclan, Paris | 3 décembre 2009

Shaka Ponk c’est un ovni musical qui a traversé la France cette année. Ils jouent depuis 2004, mais se sont concentrés sur l’Allemagne au cours de ces dernières années. En début d’année, les radios françaises ont enfin mordu à l’hameçon et nous ont passé le single How we kill star de leur deuxième album Bad Porn Movie Trax. Le clip, très RHCP, a bien tourné cet été sur FB. J’avais loupé le concert à l’Elysée en juin, j’attendais donc le concert au Bataclan avec impatience. En première partie, Pamela Hute.

Pamela Hute

Pamela Hute a gagné un [TIME*] Award dans la catégorie Découverte de l’année. Ce nom de groupe me faisait redouter une fille avec sa guitare nous racontant ses peines de cœur. En fait c’est un trio bien rock : Pam à la guitare, avec Ernest Lo à la batterie et Igor au synthé. Elle fait son truc sans se prendre la tête, ne paraît pas s’embarrasser des apparences et ça fait plaisir. Sa voix féminine sur fond rock apporte ce petit quelque chose qui vous attrape et vous retient. Même si c’est beaucoup plus soft que SHK PNK, son set m’a mis l’eau à la bouche et donné envie d’aller la voir.

Shaka Ponk


L’écran en forme de rond s’allume, une intro style Didgeridoo, le Bouddha se transforme en Goz, le singe mascotte. Shaka Ponk se met en place et démarre avec ‘Twisted Mind‘. CC, le guitariste qui ressemble à un manga avec son chapeau de cuir est déjà torse nu et harangue la foule. Pourtant pas besoin d’échauffement, la musique suffit pour lancer les slams. Je me retrouve happée par la fosse et attirée par la scène.

Après ‘Hell’o‘, Frah, le chanteur disparaît, laissant un moment de flottement, mais revient en courant pour ‘Techno Kills’ sur laquelle CC nous fait un super solo bien métal. Steve, le clavier, a un double micro qui rappelle les cornes de Pan qu’il incarne dans le clip. Je me lâche sur ‘Dot Coma’, qui sonne tellement Rage Against the Machine. Frah a un micro sans fil, ce qui lui permet d’être libre dans ses mouvements : il se la donne dans des chorés un coup mimant le singe, dansant le rap ou faisant l’homme fort devant sa glace.

Sur l’écran rond apparaît une horloge, le temps défile rapidement et on remarque que les minutes indiquent ‘I can’t seem to’ et les heures ‘Make it mine’. J’adore cette chanson, je me rapproche donc encore, flirtant dangereusement avec la zone de pogo. Je me sens transportée dans une tribu aborigène autour d’un feu de camp au milieu du désert.

Soudain, dans un calme qui annonce une tempête, on entend un mot d’abord intelligible qui se répète, jusqu’à ce qu’on le sente monter en nous – ce mot c’est ‘Stars’ : le single est sur le point d’exploser. Peut-être parce que j’ai attendu ce moment trop longtemps, j’ai été un peu déconcertée. En effet, le morceau est à deux vitesses et on se sent un peu perdu dans la fosse en attendant de pouvoir jumper sur le refrain.

Sur ‘Prima Scene’, je me rapproche encore, la chaleur monte et d’un coup je me retrouve à pogoter. Sur ‘Hombre Que Soy’, c’est la folie, les filles jettent leur soutif et hurlent quand Mandris, le bassiste se met torse nu. Frah passe ensuite derrière l’écran pour chanter de profil en ombre chinoises pour ‘Sum Luv’. L’écran passe ensuite des images de guerre pour finir sur l’image de la bombe atomique : cette perspective change pour moi l’idée que j’avais de cette chanson et me prouve un engagement de la part du groupe, que j’avais déjà remarqué par le lien vers Greenpeace et WWF sur leur site.

Avec tout ça, je me retrouve au deuxième rang pour la chanson la plus démente : ‘French Touch Puta Madre’, mais je suis repoussée en arrière sur ‘Te Gusta Me’, parce que tout le monde vire LOCO ; surtout que c’est la dernière du set. Frah se fait plaisir et se filme devant la foule ; un rapide merci et ils disparaissent.

En fait, Ion a pas disparu, il se cache derrière sa batterie. L’écran nous annonce un fight de drums entre Goz et Ion. Ion se la joue un peu, mais il peut quand il enchaîne les descentes de toms et les jeux de crash tout en faisant tourner ses baguettes. Shaka Ponk revient et on part pour ‘Do’ que j’attendais impatiemment. Frah nous remercie et balance ‘Body Cult’. On remarque que Mandris a disparu, il revient sur scène armé d’une caméra et se filme en train de slamer. Quand il reprend sa basse 5 cordes, il la thumb d’abord, puis la frappe du poing carrément. Frah reste à la fin de la chanson pour ressentir les vibrations du public.

Ils nous offrent un rappel avec une reprise ( ?) ‘Stop the Bot’ qui démarre bien ska pour virer bien fusion. Je suis sur les rotules mais voilà qu’ils jouent ‘Just a Nerd’ ! Ils finissent furieusement avec ‘Spit’ : le tour manager repousse les fans qui sautent sur scène pour slamer, mais Frah affichant un grand sourire leur fait signe de monter. Il divise ensuite la fosse pour organiser un clash de mosh pit.

L’écran affiche que nous sommes tous de petits singes, ce doit être pour ça qu’après nous avoir entendu chanter comme si la France avait battu les All Blacks samedi dernier, Steve nous envoie des bananes en guise de remerciement. Je suis en nage, mais heureusement, j’ai acheté un beau t-shirt Shaka Ponk pour ne pas choper la crève en rentrant.

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Date : 3 décembre 2009
Photographe : Alain G.
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