Discodeine
Cédric Marszewski et Benjamin Morando ont formé leur nom avec les deux choses que je préfère au monde : le disco et la codéine… Nan, je plaisante là… Discodeine c’est un grand bain musical, c’est l’orgie de sons, c’est le paroxysme de la techno et de la house dans ce qu’elles ont de plus salace.

Discodeine

Petit retour en arrière : la house est quand-même née dans les clubs gays de Chicago et où est-ce qu’on entendait de la house en France au début des 90’S, je vous le donne en mille, au Boy, la boîte mythique dont tout le monde a entendu parler mais personne n’y est allé, moi si mais c’est normal puisque je suis vieux. Et croyez toutes les histoires qu’on a pu vous raconter sur la boîte de la rue Caumartin, elles sont toutes vraies et parfois c’était pire. Trêve de digression, la musique de Discodeine s’écoute au choix debout, assis ou couché, seul, à deux ou à plusieurs dans un club surchauffé. Quelle que soit votre façon d’écouter ce disque, nul doute que vous apprécierez les longues montées acides saupoudrées de claviers bontempi, le plus beau morceau de steel-drum depuis « Myopia » de Plaid, une interlude lo-fi et kitsch, le sens inné du groove du duo qui se joue des codes et régurgite dans un bluffant magma sonore toutes les influences dont en vrac : le new-beat, la house, la techno, le krautrock, les BO de John Carpenter, l’indus, un peu d’italo-disco, un zeste de pop et du ukulélé. La musique de Discodeine érudite et pleine de finesse peut également se targuer de véhiculer suffisamment d’humour pour plaire au plus grand nombre. Après si la bande de D-I-R-T-Y aime jouer au Social Club le club des clones de Jean Sarkozy, pourquoi pas mais moi je dis juste qu’ils méritent mieux.