compte rendu concert : Owl City et Lights @ Nouveau Casino, Paris - 26.02.2010
La curiosité est un vilain défaut… je ne pensais pas que ça s’appliquait en matière de musique, je l’ai appris à mes dépends. Un buzz monumental est-fondé sur de la poudre aux yeux ? Un compteur MySpace qui annonce un record de 7 millions de visites : sûrement qu’un nombre aussi important d’amateur de musique ne peuvent s’y tromper… ou justement le consensus est toujours suspicieux ?

Lights

Rien que la première partie en dit long sur le style de soirée qui m’attend. Lights c’est une charmante jeune femme qui joue de la keytar (je sais pas pourquoi mais cet instrument me fait penser à Jem et les Hologrammes). Je m’y connais pas bien dans son style de musique, elle me rappelle Britney à ses débuts, sauf que Mademoiselle Spears, elle au moins, elle avait des chorégraphies… Ah ! et puis, vu ce que le batteur joue, ils auraient pu économiser et le remplacer avec une boîte à rythmes.

Owl City

Sur scène, deux fauteuils, une batterie et pas moins de quatre synthés. La foule s’anime quand arrive Adam Young, entouré de ses musiciens : notamment une violoniste et une violoncelliste. Heureusement que la choriste sait jouer du synthé et que le multi-instrumentiste assure les parties de guitare, parce que ça a pas l’air d’être les points forts d’Adam.

Quels sont ses points forts alors ? Tel un homme caoutchouc, il penche la tête en arrière, un peu à la Paolo Nutini, et affole la foule en faisant des grands gestes avec sa guitare, ou aime à se prendre pour un albatros. Cet homme a passé des années à composer dans sa cave, il a clairement besoin d’espace. Il tire sans cesse sur son slim, tellement serré qu’on peut compter les pièces dans sa poche, mais non, il a mal aux jambes apparemment.
Il interrompt aussi une chanson pour nous raconter à quel point il aime la tour Eiffel et qu’il a commandé un steak au restaurant ce midi… il partage avec son public !

Et la musique, ça donne quoi ? Au début, ça paraît une pale copie de Mika, de la power-pop mais qu’il a choisi de mâtiner d’Eurodance. En tous cas, les mélodies restent en tête, et s’adaptent parfaitement au format sonnerie de portable. Le public chante les chansons par cœur et saute sur les passages plus dancefloor, donc ça a le mérite d’être efficace.

Je ne juge pas, je me mets à la place du public, après la semaine qu’ils ont eue : y’a eu contrôle de math, et y’a un exposé sur Pierre et Marie Curie à rendre pour lundi, sans compter qu’il faut finir le Grand Meaulnes et faire une fiche de lecture … Bon c’est un peu la honte parce que papa a tenu à m’accompagner, mais peut-être sur ‘Vanilla Twilight’ Maxime va me regarder, et là ça voudra tout dire non ?

Le single : Fireflies

Date : 26 février 2010