Idles – Ultra Mono

Plus finaud que Brutalism et Joy As An Act Of Resistance, Ultra Mono devrait (enfin) consacrer les Idles et leur permettre d’étendre un peu plus leur empire qui n’a de cesse de s’étendre depuis leurs débuts.

Bob Mould – Blue Hearts

2020 est une année terrible. Elle aura même réussi à (re)mettre Bob Mould en colère. Le résultat s’appelle Blue Hearts et fait écho à Zen Arcade, le grand disque d’Hüsker Dü.

Thurston Moore – By The Fire

Enregistré à Londres avec Debbie Googe de My Bloody Valentine, Steve Shelley de feu Sonic Youth, Jon Leidecker aka ‘Wobbly’ de Negativland, James Sedwards et Jem Doulton, By The Fire rappelle à qui l’aurait oublié que Thurston Moore reste le patron quand il s’agit de faire mumuse avec des pédales de distorsion et de tresser…

Doves – The Universal Want

Après des escapades en solitaire fort peu concluantes, les Doves ont décidé de refaire de la musique ensemble. Et le constat est le même qu’en 2000 quand Lost Souls est arrivé dans les bacs des disquaires anglais : ce groupe est le plus doué de sa génération.

The Apartments – In and Out of the Light

In and Out of the Light est donc le nom du nouvel album des The Apartments. L’oxymore guette la phrase d’ouverture de cette chronique… Chaque chanson des Apartments est un coût pour son auteur, l’australien Peter Milton Walsh qui ne sait pas tricher et qui écrit des chansons en clair-obscur qui illuminent nos journées.

Whitney – Candid

Julien Ehrlich et Max Kakacek de Whitney nous avaient séduit en 2016 avec l’impeccable Light Upon The Lake et nous avaient passablement ennuyé avec Forever Turned Around en 2019. Pour son troisième album, ce duo américain ne prend aucun risque avec un disque composé uniquement de reprises. Et on s’ennuie encore.

Fontaines D.C. – A Hero’s Death

Aussi utile qu’un masque porté sous le nez, le nouveau disque des Dublinois n’est pas la réussite tant attendue. Ni une grande déception. Pire : il ne se passe strictement rien quand on écoute A Hero’s Death qui porte au final bien son nom.

Jason Molina – Eight Gates

Secretly Canadian publie à titre posthume les ultimes enregistrements de Jason Molina. Les chansons d’Eight Gates ont été enregistrées en 2013, quelques mois avant la mort de son auteur. Sur ces neuf pistes, Molina oublie les guitares de Magnolia Electric et se projette dans les nuits sombres de The Lioness.

The Bathers – Kelvingrove Baby

Tout le monde se pâme sur la réédition en vinyle des disques de Lloyd Cole & The Commotions (Lloyd Cole & The Commotions – Collected Recordings 1983-1989 chez Tapete Records)… Et tout le monde oublie la réédition en cd et vinyle de la trilogie des disques des Bathers chez Marina Records, l’autre label teuton qui…

Ian Skelly – Drifters Skyline

Attention. Il va être question d’un super disque que vous ne pourrez écouter que sur votre chaîne hi-fi ou si vous un compte Apple Music.

Alain Johannes – Hum

Producteur et musicien qu’on retrouve aux cotés des Queens of the Stone Age, sur scène avec Them Crooked Vultures, ou en studio avec feu Chris Cornell, PJ Harvey Mark Lanegan, Alain Johannes a un CV qui en couche plus d’un. Et un nouvel album solo, le troisième, qui va accompagner nos journées du lever au…

The Jayhawks – XOXO

Deux ans après l’impeccable Back Roads And Abandoned Motels, les Jayhawks ne lâchent pas l’affaire et reviennent avec le très bon XOXO.

Protomartyr – Ultimate Success Today

Josey Casey, le chanteur de Protomartyr pense qu’Ultimate Success Today est le meilleur disque du groupe. A l’écoute des onze chansons qui le composent, l’obligation est faite de lui donner raison. Plus forts que les Fontaines D.C., plus violents que les Idles, les Protormartyr sont les vrais méchants du circuit.

DMA’S – The Glow

En 2015, les DMA’S sortaient de nulle part et faisaient revivre la brit pop. En 2020, les DMA’S sont installés au sommet du rock (australien) et commettent l’irréparable avec The Glow.

The Mariners – The Tides Of Time

Appréciés par les Coral, The Mariners devraient être, si tout va bien, les nouveaux héros des fanatiques des La’s ou de Cast. Cerise sur le pudding, ces quatre gredins vouent un culte certain à John Power, l’homme qui a supporté Lee Mavers pendant des années et qui a enregistré de sacrées chansons avec Cast.

Giant Sand – Ramp

Certains ont pour loisir la pêche, d’autres la pétanque. Le patron de Fire Records préfère laisser les boules aux autres et se concentre sur les rééditions de ses disques préférés. Après avoir ressorti le catalogue de Television Personalities et celui de Bardo Pond et avant de s’attaquer aux beaux disques des Chills et des Lemonheads,…

Nadine Shah – Kitchen Sink

Après avoir traité des problèmes géopolitiques mondiaux sur Holiday Destination, l’anglaise Nadine Shah change de braquet et décide de s’occuper d’elle et de la société anglaise. Sur ce quatrième et nouvel album, elle passe à la moulinette les défauts de la société anglaise et a écrit, inconsciemment, ses meilleures chansons.

LANE – Pictures of a century

Le coup de poing musical de la semaine (ou du mois, voire de l’année) est signé LANE (pour Love and Noise Experiment). Avec dans ses rangs des anciens Thugs et des anciens DARIA, on savait que le niveau serait relevé. Il l’est tellement que les chansons de ce premier disque débordent dans notre salon et…

Manopolo – Billie

Premier EP pour le duo amiénois. Premier EP avec quatre morceaux qui allie la soul et le blues. Quatre morceaux écrits pendant le premier confinement. Quatre morceaux qui sont autant de rêves éveillés.

Built To Spill – Built To Spill Plays the Songs of Daniel Johnston

Doug Martsch a toujours été un immense fan de feu Daniel Johnston. Il reprenait, dès 1994, les chansons de ce dernier avec la première version de Built To Spill. En 2017, l’agent de Daniel Johnston proposa à Martsch que BTS soit son backing band. L’affaire fut conclue. En trois ans, beaucoup de choses se sont…

Jehnny Beth – To love is to live

Et entre les deux, la rage. Entre un S et le verbe aimer. La rage, en forme d’apostrophe impossible, quand les deux ne veulent pas se coller. S’aimer, pourtant. To love is to live, comme l’annonce Jehnny Beth. Vivre. Aimer. Vivre et puis aimer. S’aimer peut-être, s’aimer enfin, tant ses chansons prennent la forme d’un…

Régina Demina – Hystérie

On voudrait voir la dame blanche, en short serré, talons aiguilles et joli décolleté, on se trouverait probablement au bon endroit. On souhaiterait voir la Belle et la Bête monter une barre de pole dance, ou Atchoum se maquiller en princesse, on le serait probablement encore aussi. Car Régina Demina est un enchevêtrement de peut-être,…

Snowgoose – The Making Of You

Anna Sheard et Jim McCulloch ont enfin décidé de donner une suite à Harmony Springs, le premier album de Snowgoose sorti en 2012. Accompagné de la crème de la scène écossaise, ce duo rend une copie folk impeccable.

Muzz – Muzz

Réunissant Paul Banks (Interpol, Julian Plenti, Banks + Steelz), Matt Barrick (Jonathan Fire*Eater, The Walkmen), et Josh Kaufman (Bonny Light Horseman, The National, The War on Drugs) Muzz a décidé de ne pas faire le buzz et s’attelle à faire de la musique sagement.

Al-Qasar – Miraj

Non, non ce n’est pas un mirage… Vous allez écouter un disque qui remballe toute la discographie de Ty Segall et qui devrait remplacer votre dose annuelle de caféine. Thomas Attar Bellier et Jaouad El Garouge renversent la table avec leur fuzz arabesque et réduisent à néant toute la concurrence.

Rolling Blackouts C.F. – Sideways To New Italy

Les choses vont vite avec les Rolling Blackouts Coastal Fever qu’il convient d’appeler désormais les Rolling Blackouts C.F.. En deux ans, ce groupe australien a déjà publié un album, deux EP’s et une flopée de singles. Les revoilà avec Sideways To New Italy, un disque de dix chansons qui met à l’honneur l’héritage de R.E.M.…

The Breeders – Pod

4AD ressort une énième fois en vinyle, sans tambour ni trompette, le premier disque des Breeders. Sorti il y a 30 ans, Pod n’a pris aucune ride et nous file un coup de vieux.

Eve Owen – Don’t Let The Ink Dry

La jeunesse est un art écrivait Oscar Wilde. La jeunesse se chante et peut bouleverser avec quelques notes : la preuve avec le premier disque d’Eve Owen, une londonienne de 20 ans.