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Le roi lézard à nouveau célébré !

The Doors : When you re strange

Cela se bouscule dans les sorties de documentaires musicaux, après Stones in Exile, très prochainement sur France 5 et en DVD, voilà débouler When you’re Strange, présenté en janvier au festival Sundance de l’inclassable Tom DiCillo (Johnny Suede, Ca tourne à Manhattan, Box of moonlight, Délirious…), ami de Jim Jarmush mais surtout fondu de bonne musique.

When you’re strange

When You’re Strange est le premier long métrage documentaire racontant l’histoire des Doors, groupe emblématique et lettré de la côte ouest des Etats-Unis après l’indigeste reconstitution d’Oliver Stone. Bien sûr, beaucoup d’images sont connues comme celles de l’arrestation sur scène de Lord Jim pour obscénités, mais d’autres sont inédites comme les déambulations du roi lézard, Jim Morrison dans le désert Mojave. C’est aussi l’occasion de réécouter un groupe trop souvent mésestimé alors qu’il a durablement influencé la musique populaire.

Fondé en 1965 à Venice Beach avec Ray Manzarek, John Densmore et Robby Krieger, le nom du groupe vient d’une citation de William Blake reprise en titre par Aldous Huxley dans Les Portes de la Perception (Le Meilleur des mondes) qui évoque son expérience de la mescaline que consommera beaucoup Morrison et d’autres drogues hallucinogènes. Narré par Johnny Depp, ce voyage initiatique quasi mystique évoque évidemment Sur la route de Jack Kerouac, le pape malgré lui de la « beat generation » dont vient de sortir le premier jet de ce roman fondateur dans une version ultime et définitive mais dévoile aussi les influences du groupe, le jazz avec le batteur John Densmore ou Robbie Kriegger qui a apprit la guitare en jouant du Flamenco. Bien sûr le son des doors ne serait pas ce qu’il est sans Ray Manzarek et la partie de basse jouée sur un Fender Rhodes Piano Bass posé sur son Vox Continental.

Le film retrace l’ascension, les excès et la chute d’un rocker qui se voulait avant tout poète mais au final maudit à la Rimbaud ou Lautréamont, ramassé dans un caniveau parisien par Marianne Faithfull et Agnes Varda pour son dernier trip le 3 juillet 1971. La carrière du groupe suit les soubresauts de l’histoire américaine traumatisée par le Vietnam, le film se clôt sur un Morisson Méphistophélès dans une lumière rouge sang chantant The End sur fond d’images de manifestations sur les campus et d’un Tricky Dick (aka Nixon) grimaçant. L’icône Jim des débuts s’est mué en Lucifer, pendant que les Stones chantent à la même époque Sympathy for the Devil…

Lyonnais qui revendique sa mauvaise foi car comme le dit Baudelaire, "Pour être juste, la critique doit être partiale, passionnée, politique...", Davantage Grincheux que Prof si j'étais un des sept nains, j'aime avant tout la sincérité dans n''importe quel genre musical...
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