The Swell Season ovationnés par La Cigale

Photos concert : The Swell Season @ La Cigale, Paris | 13 octobre 2010 Grâce à la gentillesse et la réactivité de l'équipe de management, Mr Eddy et moi-même avons obtenus in extremis nos pass pour le concert de The Swell Season ce mercredi 13 octobre au soir, et c'est avec une excitation non dissimulée que je me glissais sur les fauteuils les plus près de la scène, fan de longue date du duo Glen Hansard/Marketa Irglova formé à l'occasion du film Irlandais Once, qui avait remporté l'Oscar de la meilleure chanson originale pour le titre "Falling Slowly".

Jake Clemons

La première partie est assurée par le musicien Jake Clemons, songrwiter de talent qui montre un jeu de guitare relativement intéressant, parfois hanté et tout en urgence, ainsi qu’une habilité à chauffer le public et le porter avec lui. Public qui le plébiscitera d’ailleurs et lui réservera toute son attention, chose assez rare pour être notée chez nos chers amis parisiens. J’ai retenu tout particulièrement cette phrase « A fool in love is a fool indeed » Scandée par Clemons de sa voix profonde, le musicien par un habile dosage d’humour et de gentillesse laisse derrière lui une salle conquise, toute prête à recevoir la formation Swell Season.

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The Swell Season

Et l’on est en droit de se demander si c’est la folk elle même qu’à ressuscité Glen Hansard, pendant plus de deux heures, où s’il l’a enterrée à tout jamais dans les méandres de sa voix rocailleuse. Que s’est il passé, ce soir, sur le plancher de la Cigale, alors que Mr Eddy et moi nous préparions (et je n’ai pas d’excuses, les connaissant pourtant bien) à un concert relativement calme ? M’attendais-je à un tel déluge de puissance vocale et musicale ? M’attendais-je à ce que Glen Hansard finisse suant, vidé, à crier, guitare à la main, sans amplification aucune, dans le silence religieux de la salle « If you have something to say, Say it to me now » ? Certainement pas, et il n’y a effectivement rien à répondre à ce genre de performance, si ce n’est la très longue ovation qu’offrira le public à tout le groupe, tout le long du concert. Couvrant le dernier album « Strict Joy« , sans oublier les classiques Falling Slowly, ou When Your Mind’s Made Up, et son hallucinant jeu de guitare déchaîné qui n’a rien à envier aux groupes de métal les plus féroces, et qui laissera l’intégralité du public littéralement stupéfait et ahuri. Petit clin d’oeil aussitôt relevé par Eddy, le duo, seul sur scène s’offre une jolie reprise de Tim Buckley « Buzzin Fly » dans lequel Hansard s’offre même une digression en plaçant quelques paroles de « Grace« , du fils Buckley.
Pour un moment, le groupe s’efface pour laisser la scène au violoniste. Il vient de perdre sa grand-mère, et pendant plusieurs minutes magiques et intemporelles, lui rend un hommage vibrant au fiddle (violon dans la musique traditionnelle celtique) qui nous transportera tous, sans exception, au milieu des paysages magnifiques que sont les contrées Irlandaises. J’en sors des étoiles dans les yeux. Directement, The Swell Season réattaque et avec des chansons comme High Horses, et le jeu syncopé du batteur, finissent de convaincre (si cela était encore utile) de leur énorme potentiel live.

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A la fin du concert, c’est la Cigale entière qui est debout, du premier rang jusqu’au balcon, acclamant les sept musiciens, dont Clemons qui a appuyé certaines chansons en nous livrant quelques magnifiques solos de saxophone.
En arrivant, Eddy m’avait déclaré, tranquille: « J’ai écouté sur le myspace, c’est aérien comme musique, ça va être tranquille. » Deux heures, trois cordes de guitares, et une foule en délire plus tard, notre avis n’est plus le même. Hansard suant, hurlant, cassant cordes après cordes rapproche le Folk-Rock, le vrai, de ce qu’il est censé être. Un cri du coeur, hurlé s’il doit être hurlé, rauque, strident, écorché dans la fumée et la bière qui ne font rien oublier, sublimant la souffrance des hommes dans la vraie douleur de l’expression. Ultime délicatesse : le groupe choisit de finir le concert sur une chanson traditionnelle Irlandaise, « The Auld Triangle », du genre de celles que l’on entend dans les pubs de Dublin, tard dans la nuit. Au dessus de tout, c’est l’amitié et l’euphorie qui règne. Une manière de dire que malgré tout, après la souffrance et les amours perdus, there’s only « Strict Joy » left.

Date : 13 octobre 2010
Photographe : Eddy

6 réponses sur « The Swell Season ovationnés par La Cigale »

Oops, oublié de remettre la setlist :)

Set : In These Arms / Sleeping / Low Rising / Lies / The Rain / If You Want Me / Buzzin Fly / Leave / High Hope / Backbroke / Mystic / Colm / I have loved you wrong / Feeling The Pull / Falling Slowly / Minds Made Up

Rappel : Say It Now / Crossroads / Fantasy Man / Gold / High Horses / Fitzcarraldo

Bel article, comme j’ aurais voulu etre la!!
The swell season rock :-)

Super Live report! Par contre si Fitzcarraldo était bien sur la setlist, ils ne l’ont pourtant pas jouée… :(

super concert, super article! dans la setlist il devrait aussi y avoir paper cup (sur les sdf), et the auld triangle.

Les commentaires sont fermés.

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