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Blondino, feu follet pop

© Diane Sagnier

La jeune chanteuse Blondino publiera son EP au mois de décembre 2015. Ce disque devrait logiquement intégrer les classements « Découvertes » de fin d’année.
De quoi est-il question avec cette demoiselle ?

Et bien à l’écoute d’Oslo et de Mon Amie, nous nous retrouvons face à des instants figés dans le temps…. Et dans la musique.
Au traditionnel jeu des comparaisons, on dira que Blondino nous évoque A Camp de Nina Persson et de feu Mark Linkous. Ces deux-là avaient réussi, le temps de quelques chansons, à marier les tempêtes de neige scandinave et le soleil de Virginie.

Comment as-tu intégré le label Tomboy Lab ?

Blondino : Pour faire court, on m’a mise en contact avec Mélissa Phulpin après la parution d’un EP que j’avais auto-produit.
Nous nous sommes rencontrées plusieurs fois, nous avons beaucoup échangé et comme elle venait de créer Tomboy Lab avec Maylis Pioux en partenariat avec le Label Un Plan Simple, elle m’a fait une proposition qui allait au delà d’une proposition d’attachée de presse. Aujourd’hui, les labels prennent parfois un peu de temps avant de signer un artiste et on peut se retrouver limité pour faire évoluer un projet par manque de moyens, de réseaux, et du coup la proposition de Tomboy Lab m’a plu car elle implique un travail de développement.
Bref, j’ai eu envie de me lancer dans cette aventure avec elles.

Tu te sens comment avant la parution de cet EP sur ce label qui comporte des noms prestigieux comme Pain Noir ? Tu n’as pas peur ?

Blondino : Peur ? Non.
Mélissa et Maylis sont présentes et défendent mon projet.

https://www.youtube.com/watch?v=rAKuAWprSVo

Ton nom de scène Blondino est tiré du livre « Le Grand Blondino » de Sture Dalhström et ta chanson Oslo est inspirée du film « Oslo, 31 Août » qui est lui même tiré du « Feu Follet » de Drieu La Rochelle. Toutes ces œuvres ont pour point commun une critique du monde bourgeois. Tu réinventes la lutte des classes en chanson ?

Blondino : Pas du tout !
La chanson Oslo existait avant que je prenne le nom de Blondino.
Elle est inspirée par le film Oslo, 31 Août, car j’ai été touchée, voire troublée par le personnage du film qui déambule dans cette ville en quête de sens. Peut-être que certains de ses questionnements ont fait écho aux miens…
Pour le nom Blondino, c’est un heureux hasard, un livre sur une étagère, et j’ai fantasmé autour, j’ai aimé la sonorité de ce mot, son caractère à la fois féminin et masculin, le fait qu’il rappelle une certaine froideur nordique mais évoque également le sud. Ensuite j’ai lu le livre qui est très fantaisiste, le personnage est un artiste en lutte pour sa liberté artistique, mais il n’y a pas de rapport direct avec le personnage du roman dans le choix du pseudonyme. Mais je dois quand même avouer, que l’on m’a déconseillé de prendre ce pseudo, car trop masculin, et que du coup, cela a confirmé mon choix !

Qui est cette Sylvia que l’on croise sur ton EP ?

Blondino : Pour ce morceau, je me suis inspirée de la poétesse américaine Sylvia Plath dont j’aime particulièrement le recueil Ariel et son roman La Cloche des Détresses, roman d’inspiration autobiographique qui décrit sa première dépression.

Comment te sens-tu quelques semaines avant la sortie de ton EP ?

Blondino : C’est toujours un moment un peu particulier, il va être écouté, aim ?é ou pas… mais en ce qui me concerne j’ai donné tout ce que j’avais à donner.
On verra comment il sera reçu.
Je me sens stressée et détendue à la fois, mais j’essaye de profiter de chaque chose, chaque étape, c’est précieux.

A qui aimerais-tu être comparée ?

Blondino : Oh je n’ai pas la prétention d’être comparée aux gens que j’aime. C’est difficile de répondre.
Je suis inspirée par Radiohead, Alison GoldfrappBashung pour les Français ! Avec ces noms, tu peux te faire une idée !

Comment s’est déroulé le concert du MaMA ?

Blondino : C’était bien, très bien.
J’ai joué en ouverture de la soirée Tomboy Lab. La salle était bondée.
C’est toujours très particulier comme moment car c’est un public composé en grande partie de professionnels.
Mais ça s’est bien passé, je suis contente.

Tu peux m’en dire plus sur la pochette de ton disque ?

Blondino : La photo a été prise il y a plus d’un an avec mon Iphone, elle a quelque chose de brut et de singulier. On a choisi de l’utiliser car on l’aimait tous.

Et l’album ?

Blondino : Il arrive. On le prépare en ce moment avec Jean-Christophe Ortega et François Baurin.
Il sortira l’année prochaine.

Le premier EP de Blondino sera publié le 11 décembre 2015.
Blondino sera en concert 23 novembre 2015 aux Trois Baudets (Paris).

Pouet? Tsoin. Évidemment.
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2 réponses sur « Blondino, feu follet pop »

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