Ce week-end a eu lieu, comme chaque année depuis 1930 la mythique Fête de l’Humanité au Parc de la Courneuve, qui cette fois-ci aura particulièrement vibré au son des basses, et pour cause : la tête d’affiche de ce samedi soir n’était autre que les rois de la puissance électronique, les Chemical Brothers.

Difficile de décrire ce live autrement qu’en parlant de puissance d’ailleurs, puisqu’il s’est agi de plus d’1h30 de son, d’images et de lumières, balancés en continu à une foule complètement insatiable.
En général, chez SK*, on préfère quand même quand il y a des instruments sur scène, mais il faut dire que les Chemical sont l’un des seuls groupes à faire exception à cette règle : leur musique et leurs visuels sont tellement grandioses qu’on ne s’ennuie jamais, on se laisse entraîner par le rythme effréné des images qui défilent, haletant entre les beats qu’ils envoient sans répit.

C’était bel et bien le cas hier soir, et ils ont démarré fort ! « Pas le temps de niaiser ! » me lâche mon acolyte lorsque commencent les premières notes de Hey Boy, Hey Girl en ouverture.
Puis tout s’enchaîne, déferlante auditive, cascade de sons, naufrage électronique et noyade dans leur espace-temps, le temps d’un concert.

Pour mon plus grand plaisir, Swoon, mon titre favori, accompagné de ses visuels légendaires, s’ensuit quelques minutes après, j’ai à peine eu le temps de l’attendre, le tourbillon Chemical est en marche. Ils mélangent les sons et les transitions tellement habilement qu’on s’y perd, mais on adore ça. Ne plus rien comprendre et juste vivre le son, reconnaître des notes par-ci, des images par-là, et essayer de deviner ce qui suivra.

The Chemical Brothers – Swoon

Si je devais résumer les temps forts de ce live, je citerais la présence de deux énormes robots sortis du sol de la scène et bougeant en rythme sur Under The Influence, leur clown mythique et sa déclaration solennelle « You are my children now« , ou encore les tubes lumineux et rougeoyants qui nous ont transcendés sur Star Guitar.

Sans oublier bien sur le retour aux sources version break beat 90’s lors duquel images et sons scandaient en chœur « C.H.E.M.I.C.A.L. » , le final majestueux sur Block Rockin Beats qui suivait un Escape Velocity résolument planant, et surtout, l’explosion de sensations à l’apogée de l’intensité du moment sur le crescendo Saturate. Inoubliable !

The Chemical Brothers – Saturate

Cadeau inespéré également, ils nous ont fait le parfait Got Glint, un titre bien trop souvent oublié.
Comme je m’y attendais, j’ai été submergée, et je n’ai qu’un seul conseil à donner, voir les Chemical Brothers en live donne réellement une nouvelle dimension à leur musique, car ils ont beau pousser des boutons, ils nous offrent un show d’une ampleur digne d’une symphonie.
Si tous les DJs pouvaient faire pareil, j’irais voir plus d’électro ! Un grand bravo.

The Chemical Brothers – Got Glint