Photos concert : Java à l'Olympia, Paris - 1er décembre 2009
Java n’existe même pas depuis une décennie, mais il fait déjà partie des murs de la scène française. Les audacieux parisiens ont décidé d’allier le hip-hop au style musette pour conter la ville lumière à travers le monde. Après les deux albums solo de R.Wan, Java s’est retrouvé pour nous pondre un troisième album bien festifs Maudits Français. Ils ont invité les Chevals pour les aider dans leur mission : remplir un Olympia en indépendant et faire bouger le public parisien coincé… Bravo, 20 sur 20, vive la France !

Les Chevals

Les Chevals c’est une belle fanfare : deux aux percus – un à la grosse caisse et l’autre à la caisse claire/charley, un à la guitare et 6 aux cuivres. C’est le moment de réviser ses cours de musique, on a : le tuba, le trombone à coulisse, le sousbassophone, la trompette et deux saxos, un alto et un baryton. Et question parité, ils ont deux nanas dans le groupe et c’est déjà pas mal. Ils ont un point commun, ils jouent de la conque, le gros-coquillage-qu’on-vous-ramène-en-cadeau-de-pays-idylliques-mais-à-part-écouter-la-mer-dedans-on-sait-pas-quoi-en-faire. Ensemble ils jouent du jazz, de la bossa, de la funk… et la salle se laisse entraîner. Ils nous ont donné rendez-vous le 21 janvier à l’Alimentation Générale.

Java


La salle est chaud-bouillante quand apparaissent les musiciens sur scène. R.Wan arrive en courant, démarre sur ‘Ouais’ et le public crie déjà quand il chante « mais tout ça c’est mol ». La lumière se fait sur chacune des grandes lettres JAVA quand il affirme « le son qui pète tient en quatre lettres ». Il embraye sur un très vindicatif ‘J’me marre’ avant de faire chanter le public sur ‘Folklore’. Bistrol Banto se lève pour nous faire taper dans les mains – on dirait qu’il vient de se réveiller, alors qu’une fois à la batterie, le moins qu’on puisse dire c’est qu’il a pas les baguettes dans sa poche.

Après ‘On’, c’est au tour de ‘l’Amer à Boire’, le dernier album ne semble pas déphaser le public qui chante « remplis mon verre et arrête de parler » sur le refrain. Pour ‘Metro’ – celle dont les paroles sont simples, il suffit d’ouvrir son plan de paris – la salle se lâche enfin, il était temps, je danse depuis les premières mesures ! Pépouseman, le bassiste, joue d’une contrebasse mais électrique pour pouvoir continuer à sauter partout. Java invite ensuite Les Chevals sur ‘Moi je Moi je’.

C’est là que tout bascule : Fixi, le champion olympique d’accordéon, fait venir son mentor, Daniel Colin, le roi du musette, sur scène et ils partent dans un duo. R.Wan nous menace : on arrête pas l’ambiance bal musette tant que toute la fosse n’est pas en train de danser, et pas moyen de s’échapper, les portes sont fermées. La boule à facette continue de tourner et il fait monter des motivés sur scène pour nous montrer comment ça se danse. Ne manquait plus que la tombola !

Pour la suivante, R.Wan nous présente la jolie blonde qu’il s’est chopé lors du bal musette : Carine, boulangère qui a toujours rêvé de chanter à l’Olympia. Nous ne sommes pas dupes et avons bien compris que ‘Ce s’ra tout’ se prépare. Notre participation se résume à deux mots : Oui et Non, mais on s’en sort bien ! R.Wan s’élance pour un slam et Carine est obligée d’y passer aussi malgré son air terrorisé.

Une petite blague sur Sarkozy Jr. et nous voilà en plein ‘Le Poil’, à l’ancienne ; pour le coup, tout le monde connaît les paroles. Mais on ne va pas s’en tirer comme ça, telle de la pâte à modeler il fait de nous ce qu’il veut : nous fait courir de gauche à droite de plus en plus vite et s’accroupir « pour ramasser les morts », à tel point qu’on hue ceux qui restent debout ! Le mot d’ordre : « faire mieux que Gilbert Bécaud ».

Nous avons ensuite droit « à la chanson engagée au refrain facile » : ‘Ta gueule’. Le final se fera sur ‘Danser’ et la salle tape dans les mains en rythme. Ils se font un peu prier pour le rappel, c’est le cas de le dire : ils débarquent déguisés en moines et R.Wan en grand prêtre nous annonce la bonne parole, Chrijuiman (3 en 1) va venir. Après ‘Et Dieu Créa la flemme’, enfin la très attendue ‘Sex, accordéon et alcool’. Ils la font durer pour le plaisir, avec un flow flirtant avec le reggae qui monte en intensité et un petit slam tout en continuant de chanter pour la route. Ils finissent en nous faisant chanter un air de java.

La salle continue de chanter pour les rappeler, le balcon s’est même levé. Ils reviennent avec les Chevals et en guest Winston McAnuff pour un duo à la sauce jamaïcaine. Java se rassemble ensuite sur le devant de la seine pour un ‘Pépètes’ final. La salle recommence à chanter pour exprimer sa gratitude. L’ensemble des musiciens saluent et quitte la scène. Le public continuera à chanter jusque dans les escaliers…

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Date : 1er décembre 2009
Photographe : Alain G.