Catégories
News

Johnny Cash – American VI: Ain’t No Grave

Johnny Cash
Johnny Cash

Le revoilà. Comme un fantôme. Toujours là.
On connait tous l’histoire. L’alliance sacrée Cash-Rubin. La renaissance du sphinx.
L’année 2010 commence donc sous les meilleurs auspices avec la sortie du sixième volume des American Recordings.
Pendant que d’autres vont venir se toucher le tympan avec des groupes de cinquième division slovène, se taper une énième dépression avec les doubles 0 XX, voilà le patron de retour aux affaires.
Il a mis à genoux Trent Reznor avec sa version de Hurt et a rendu écoutable U2 avec son absolution de One.
Bref.
Une guitare. Quelques types de confiance ( Matt Sweeney de Chavez et Zwan, une doublette des Avett Brothers, etc…).

L’affaire commence très fort avec Ain’t No Grave (Gonna Hold This Body Down) de Claude Ely, prêtre de Virginie. La dernière chanson enregistrée par Cash selon le L.A. Times. La recette fonctionne à merveille. Un bruit de chaîne, une Amérique profonde et crade, un climat poisseux et oppressant. Évidemment la messe est dite assez rapidement et l’auditeur se retrouve rapidement à genoux.

La Sheryl Crow se fait aussi croquer par le Vieux et malgré la faiblesse originelle du titre, Cash reprend la chose correctement. Can’t Help But Wonder Where I’m Bound du compatriote Tom Paxton est reprise par Cash à la voix d’une fragilité solide et aux guitares scintillantes.  Kris Kristofferson prend une fessée avec la version de For the Good Times.
Tiré des mêmes sessions que le volume V, ce dernier (?) volume bénéficie donc de ce dépouillement macabre mais si serein. Et de ses minutes magiques: Redemption Day glace, réchauffe, se glisse dans les veines insidieusement.

Évidemment, l’auditeur de 2010 a tous les droits et peut faire la fine bouche. Car il n’est pas aisé de sortir un nouveau volume. On touche ici la perfection. Difficile de trouver un défaut aux dernières sorties de Cash. Difficile d’aller le chercher. Certains vont critiquer le choix des instruments, d’autres la production. Ici, on peut aller critiquer le choix des chansons. Certaines ont certainement moins d’impact. Peut être. On est conciliant et vous les trouverez tout seul.

De là haut, Cash vient de graver un nouveau commandement aux Tables de la Loi. Amen!

Pouet? Tsoin. Évidemment.
Partager cet article
3 réponses sur « Johnny Cash – American VI: Ain’t No Grave »

Impatient d’écouter ce nouveau volume. Pour ma part, un de mes albums fétiches est American recordings IV. Tout y est parfait, l’interprétation, la production, les clips,… A tomber.

Chronique fa foi très bien écrite, et qui donne bien envie d’écouter ce nouveau volume !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Cela pourrait vous intéresser

Photos concert : Band of Horses @ La Cigale, Paris | 26 février 2011

Le nouvel album de Band of Horses arrive au grand galop

Les Band of Horses sont de retour au mois de juin avec Why Are You OK, leur premier album depuis Mirage Rock (2012). Entouré de Rick Rubin (!!) et de Jason Lytle (!!!), le groupe de Seattle semble être dans une forme éclatante.

Gogol Bordello à l’Elysée Montmartre

Gogol Bordello les maitres du gypsy punk vont mettre le feu à l’Elysée Montmartre ce soir. Anciens tubes et titres de leur nouvel album « Transcontinental Hustle » sont joyeusement mêlés avec une débauche d’énergie digne de leur réputation. Les Gogol Bordello vont enchainer sur une grosse tournée (la Casa Gogol Tour) en Europe et aux US…

Plus dans News

Eels © Fabrice Buffart

The Eels are alright ?

Eels annonce la sortie de son nouvel album, Earth to Dora le 30 octobre avec un nouveau titre, Are We Alright Again.

Le roi Tweedy

Wilco réédite Summerteeth et Jeff Tweedy annonce un nouveau disque solo. Que demander de plus ?
ACR

ACR, c’est fou !

Qui l’eût cru, après douze ans de disette, le groupe de post-punk de Manchester A Certain Ratio revient avec un nouvel album, ACR Loco le 25 septembre 2020 chez Mute.
Matt Berninger- Serpentine Prison

Figer le temps avec Matt Berninger

Matt Berninger possède une voix reconnaissable entre toute qui a le pouvoir de guérir ou du moins d’apaiser les blessures de l’âme et les déceptions amoureuses. Il nous aide à nous souvenir une seconde de plus des bons moments.

Lion Says rugit !

Lion Says a quitté Rennes pour Lyon et chante sur Never let go extrait d’Other Side Effects cette volonté de s’en aller de l’autre côté de la mer.