Minuit avant la nuit
John Cale

John Cale

Bon d’accord, on dirait une vieille tata qui a raté sa couleur échappée du bus de Priscilla… Pourtant c’est un grand monsieur qui après avoir joué son chef d’oeuvre, Paris 1919 à Pleyel l’an dernier revient pour une tournée sobre et chic et une poignée de nouvelles chansons.

John Cale

John Cale sera en concert ce 2 novembre au centre Pompidou à Paris et le 5 novembre à L’Epicerie Moderne de Feyzin près de Lyon. Inclassable, entre musique contemporaine (il a été l’élève de Xenakis, a collaboré avec John Cage, Aaron Copland ou La Monte Young ) et musique populaire (Les Stooges, Nick Drake, les Modern Lovers, Brian Eno, bien sûr le Velvet avec son âme héroïnée, Lou Reed) ou musiques de films (avec Assayas, Beauvois ou Garrel), il vient de sortir un nouvel EP, Extra Playful avec un single guilleret et d’actualité, Catastrofuk qui parle malgré tout de lui : Take a look at the future, Think about the past, Hurry up to the present. Il se dit parfois « perplexe, désorienté, mais jamais lassé par le rock ! Cette perplexité est d’ailleurs bien utile si vous cherchez à faire quelque chose de différent. » Pas sur qu’il décapite un poulet ou se déguise en Michael Myers ce samedi mais l’ombre d’un géant se propagera assurément sur L’Epicerie Moderne pour à peine 20 euros pendant que son alter ego féminin, la pythie Smith investira le Transbordeur pour un concert – lecture le 14 novembre pour 55 euros (!!). Si vous voulez être plus calé sur John, n’hésitez pas à lire son autobiographie parue en mai dernier au Diable Vauvert.