Catégories
Concerts (live reports)

Klink Clock + Tremston + The Airplane @ La Scène Bastille

Klink Clock

Klink Clock
Klink Clock

On peut encore compter sur l’audace de certaines salles et quelques associations pour nous faire découvrir des artistes émergents. C’est le cas ce soir de La Scène Bastille et Feed Back Prod qui s’associent pour nous offrir un plateau en trois parties.

Klink Clock

Klink Clock ouvre la soirée. Le duo n’en est pas a son coup d’essai puisqu’ils ont notamment partagé l’affiche de Narrow Terrence, Black Minou ou Moriarty. Garage, punk, grunge… Klink Clock prouve qu’on peut faire autant de bruit a deux qu’a 12. La guitare saturée d’Aurélien donne la réplique à la voix claire et néanmoins puissante de Jennie qui ne fait pas l’économie de cris derrière sa batterie minimaliste.

Un duo masculin féminin, l’analogie avec Kills ou au White Stripes n’est pas loin, même si elle est facile et réductrice puisque leur rock nerveux et saturé n’est que vaguement proche des deux duos. Même si en studio, on entend un blues un peu vicié sortir des guitares. Klink Clock électrisera la salle de la scène bastille, prête à accueillir son premier album qui sortira cette année en vinyle.

Tremston

Ce qui frappe en premier lieux chez Tremston, c’est la multiplicité des esthétiques qu’ils abordent en un seul set. Si le trio démarre sur un prog rock, le show se teinte de metal, de grunge et de rock plus académique, sans jamais laisser le simplisme prendre le dessus. Énergie atmosphérique des instrumentations, batterie protéiforme, c’est lorsque ils laissent libre court aux mélodies qu’ils sont les meilleurs. Tremston n’est pas sans rappeler quelques heures de Tool.

http://www.youtube.com/watch?v=pwx0pF928JA

The Airplane

The Airplane clôt la soirée. Fusion de rock psyché, funk, jazz aux accents trip hop, le groupe étire ses morceaux a l’infini pour laisser s’exprimer un déferlement de guitare. On reconnait ça et là des touches de Radiohead ou de Portishead. Joie et bonhommie sur scène, les ondes positives s’échappent de leurs mélodies qui auraient gagné en énergie avec plus de concision. Mention spéciale pour leur reprise presque Dun de Seven Nation Army qui finira toutes guitares dehors.

Rock multiforme ce soir a la scène bastille. Une soirée sous le signe de la découverte de qualité.

Discophage et habituée des salles parisiennes, Queen Mafalda donne son avis, surtout si on ne le lui demande pas.
Partager cet article
5 réponses sur « Klink Clock + Tremston + The Airplane @ La Scène Bastille »

TREMSTON …..tres tres bonne musik,du rhyme,de la recherche,de la passion.tout made « TREMSTON » des paroles aux partitions !!!
encore bravo.il ne manque plus que : trouver la bon wagon pour ce faire connaitre plus,
peut etre faire «  »une chanson commerciale » »moins typée moins hard,moins tremston un truc du genre qui passe bien en boite!? a mediter

rock68 > merci pour ton commentaire!! en ce qui concerne « le wagon » comme tu dis, je serai content si nous ne passons jamais en boite de nuit!! mais peut-être un jour composerons nous un morceau qui réunira du monde tout en conservant notre son et notre étique!! Tremston

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Cela pourrait vous intéresser

Mogwai - As The Love Continues

Mogwai – As The Love Continues

Sorte de bizarrerie électrique à ses débuts, Mogwai s’impose aujourd’hui comme un grand fournisseur de chansons et endosse le statut de meilleur groupe écossais.
IT IT ANITA - Ghost

Vidéo : It It Anita – Ghost

A Ghost Story. Ici, point de stage poterie ou alors pour se les balancer à la figure. It It Anita dégaine la sulfateuse pour nous sortir du tunnel (of love).

La route de Motorama

Quoi de neuf sur la toundra ? Le pergélisol tient bon comme le rock entêtant de Motorama qui vient de sortir en autoproduction son nouvel album, Before The Road.
Bacchantes © Nicolas David

Bacchanales musicales !

Ah les belles Bacchantes ! Amélie Grosselin (Fordamage), Astrid Radigue (Mermonte), Claire Grupallo (Sieur & Dame) et Faustine Seilman sortent un premier album radicalement différent de la production actuelle avec des compostions orgiaques sur des poèmes terriblement contemporains.
Kiwi Jr. - Cooler Returns

Kiwi Jr. – Cooler Returns

Pour les radins qui ont refusé de débourser une vingtaine d’euros pour Strum & Thrum : The American Jangle Underground 1983 – 1987 (Captured Tracks), les Kiwi Jr. représentent la solution de secours et l’ultime chance de se rattraper. Pour une dizaine d’euros, Cooler Returns, le nouveau disque de ces Canadiens promet beaucoup et donne……

Plus dans Concerts (live reports)

[35] Les Pale Fountains ou l’Eldorado Pop

Après avoir joué en février 1985 à Londres et avant de s’envoler pour le Japon, les Pale Fountains étaient de retour à Paris en cette veille de printemps 1985. L’Eldorado de 1985 fut la séance de rattrapage pour ceux qui avaient séché la piscine Deligny.
Shack - La Locomotive, 1990

[1990 – 2020] Sur les rails avec Shack

8, 9 et 10 novembre 1990. Paris. Les La’s, les Boo Radleys, Dr Phibes et les House Of Wax Equations débarquent à Paris le temps d’un week-end pour initier les Français aux plaisirs plus ou moins méconnus (mais surtout exquis) de Liverpool. Les frères Head, ex Pale Fountains sont évidemment de la partie. On connaissait…

Liam Gallagher à son Zénith

Liam Gallagher a donné hier soir au Zénith de Paris le dernier concert d’une tournée européenne qui a affiché complet tous les soirs. Et il a fait plus que le travail.

Motivant Morby

L’ex-Woods est venu jouer son répertoire à La Lune des Pirates, salle qui avait accueilli et vu triompher les flamboyants Woods en 2017. Jeu, set et match pour…
Vincent Delerm @ Théâtre des Pénitents, Montbrison, 04-02-2020

Vincent Delerm : La vie passe et il en fait partie

Hier soir Vincent Delerm chantait à Montbrison devant le public du festival Poly’Sons. Après le spectacle, je lui ai parlé des photos que j’avais faites, de cet article que j’allais écrire sur son spectacle. Quelle idée insensée ais-je eue là… Comment écrire sur la musique, comment mettre des mots sur des sons, sur d’autres mots ?…
Damien Saez @ Halle Tony Garnier, Lyon, 09-12-2019

Damien Saez, « Que l’éphémère devienne éternité »

Damien Saez venait hier au soir présenter à Lyon, Ni Dieu ni Maître, l’album qui clôture Le Manifeste, fresque sociale de quatre années de 2016 à 2019 présentée dans une « oeuvre numérique » sur son site internet « Culture contre culture ». 39 chansons, politiques et poétiques dans lesquelles se lit la France des attentats aux gilets jaunes,…