Lundi 4 juillet, chez SK* on a eu le don d’ubiquité : alors que Dadou était aux Nuits de Fourvière, à Lyon pour suivre le live très attendu de Tame Impala et Mac DeMarco, je me trouvais à quelques centaines de kilomètres de là, dans la chaleur de l’Olympia, pour écouter les non-moins-doués, Ratatat.

Tout feu tout flammes, les deux prodiges de Ratatat nous ont surpris hier soir en déboulant sur scène à 20h55 alors qu’ils devaient démarrer 20 minutes après, à 21h15 ! Les artistes en retard, ça on connait, mais eux ils devaient être pressés de commencer.
Du coup ils m’ont prise au dépourvu, et quand j’ai entendu que quelque chose se passait sur scène et que j’ai reconnu le grondement si particulier de leurs basses électroniques entamer Pricks of Brightness, alors que je n’étais même pas encore dans la salle principale, j’ai du courir pour me frayer un chemin vers l’avant, dans la pénombre étouffante de L’Olympia.

Ratatat

Discographie

Et là c’était parti. Si je devais définir ce concert, je pense que le terme adéquat serait une course effrénée.
Les mecs sont des machines de guerre, ils enchaînent les morceaux sans respirer, balançant du son et des lumières à tout va, on en prend plein la figure, et ce dès le début.
Entre les visuels de félins et d’oiseaux (Cf. Classics & LP4), et les faisceaux aveuglants qui clignotent sans cesse, on se croirait dans une jungle en feu au milieu de laquelle se dressent deux créatures déchainées, toutes guitares dehors, qui nous envoient des salves de puissance.

S’il y a bien une chose qui définit les Ratatat, c’est leur musique.
Hybride, imprévisible, à la fois incroyable et inclassable, mais toujours reconnaissable entre mille. Je dirais qu’ils sont les rockeurs de l’electro, ils le confirment une fois de plus avec ce live. Les beats qui emplissent la salle à chaque début de musique font frémir le public et monter l’euphorie. Mike, le guitariste qui est juste en face de moi, semble totalement désarticulé. Il alterne pas de danse bizarroïdes et chutes inattendues, parfois on aurait presque peur qu’il se fasse mal.

Ils jouent 1h30 à pleine balle, sans s’arrêter, ils nous épuisent. Tous leurs sons y passent, à grands cris du public : Wildcat, Nostrand, Loud Pipes, Sunblocks, Bilar, Seventeen years et puis forcément, leur dernier album, de Countach à Nightclub Amnesia en passant évidemment par Abrasive.

Ratatat – Abrasive

Un live très pro au final, à l’image de la salle dans laquelle ils jouent, les Ratatat n’ont plus rien à prouver.
C’est peut-être ce que je leur reprocherais un peu d’ailleurs, leur communication avec le public est restée très limitée, on a du entendre deux ‘merci beaucoup’ et un ‘thank you’ sortir de leur bouche pendant tout le concert, difficile de se sentir vraiment proche d’eux. Ils finissent leur rappel en beauté, tambourinant en chœur sur deux gros tomes de batterie qu’ils balancent à travers la scène lorsque la tension atteint son apogée dans la salle, et que le public haletant n’en peut plus de les suivre.

C’était la première fois que je les voyais et je n’ai pas été déçue : ils ont de l’énergie à revendre et savent faire le show, entre guitares rocks et beats electro, un plaisir pour les yeux et les oreilles.

Ratatat – Nightclub Amnesia

Batteuse et passionnée de musique depuis toujours, constamment à la recherche de nouvelles pépites. Un penchant particulier pour les sonorités rocks /indies /psychés et autre dreampop électronique et bizarroïde.

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