Crayon est à la pointe

Crayon
Noémie - 13/10/2016

Crayon vient de sortir Flee, un EP tout en douceur chez Roche Musique, et jouera au Carmen, à Pigalle, vendredi soir, dans le cadre du MaMa Festival.
À cette occasion, SK* a voulu comprendre un peu mieux cet intrigant phénomène (musical) de 25 ans seulement, et à pu passer une bonne heure à discuter avec lui dans un café. C’est qu’il en avait des choses à raconter !

Alors, c’est quoi la genèse de « Crayon », le projet existe depuis quand ?

Ça fait 5 ou 6 ans, mais j’ai rien sorti pendant hyper longtemps. Au tout début on était deux, genre pendant quelques mois, mais c’était plus une blague qu’autre chose, j’étais en école d’art (c’est de là qu’est parti le Crayon d’ailleurs), et je ne pensais pas que je ferais du son « sérieusement », en plus j’étais pas musicien, je faisais ça dans ma chambre, il y avait des fausses notes et tout ! Le premier truc qui m’a vraiment donné l’envie et l’impulsion d’en faire vraiment, c’est quand j’ai compris qu’on pouvait faire de la musique pour retranscrire un environnement. Une electro un peu d’ambiance, à la Breakbot je dirais. Enfin au début c’était vraiment comme ça.

Ça t’occupait, quoi ?

Ça m’occupait grave ! Et puis un jour, il y a Kitsuné, à l’époque où c’était plus un label qu’une marque, qui est venu me voir, j’ai signé avec eux. Ils m’ont envoyé en tournée à Tokyo, je faisais des DJ sets, ça m’a donné un début de confiance en moi, et surtout j’ai rencontré du monde. Notamment Yuksek, et j’ai été un des premiers à signer sur son label, Partyfine. Puis après j’ai plus rien sorti pendant un moment, parce-que la musique que je faisais à cette époque ne me correspondait plus trop, j’avais plus envie de faire ça. Je me suis fait un peu oublier pendant 3 ans, j’ai juste gardé le nom, et encore.

Et t’as continué à faire du son pendant ces trois ans ?

Oui carrément, j’ai fait que ça, j’en faisais tous les jours.

Et comment tu choisis, dans tout ce que tu crées, ce que t’as réellement envie de sortir ?

Justement, ça m’a pris beaucoup de temps. J’ai du me trouver réellement, à la base j’avais rien, pas d’identité visuelle, je savais plus ou moins vers quoi je voulais aller mais j’arrivais pas vraiment à trouver ce qui correspondait, je me sentais limité.
Et puis c’est un ensemble, il ne s’agit pas de sortir des sons par ci par là qui n’ont rien avoir entre eux, il y a une harmonie globale, un univers quand tu sors un EP ou un album, et ça c’est pas évident. Ce ne sont pas forcément les quatre meilleurs morceaux que j’ai jamais fait. D’ailleurs ceux là je ne les ai probablement jamais finis ! Mais ce sont quatre morceaux qui vont ensemble, et qui me parlent bien dans cet ensemble justement.

Et est-ce que tu choisis de sortir un son parce qu’il te plait complètement à toi, ou plutôt parce que tu penses que c’est celui-ci qui plaira le plus ? Je veux dire, est-ce que ça t’es déjà arrivé justement de te dire d’un son « ah celui-là il déchire », mais de ne pas le sortir parce-que tu pensais que le délire n’était pas assez accessible, ou ne correspondait pas à l’idée que tu voulais envoyer à ton public ?

Ah ben oui carrément, ça m’arrive tous les jours. J’essaie de faire des compromis, entre ce que le monde extérieur peut avoir envie d’écouter, mais quand même en fonction de moi, je reste la première personne à satisfaire quand je dois faire ces choix là. C’est un peu comme être dans un jeu vidéo, la barre de vie c’est mon moral, et j’essaie de faire en sorte que la jauge ne descende pas en dessous du seuil critique de survie.

Ah ouais, peu comme dans les Sims, t’essaies de ne pas aller trop vers le rouge, histoire de rester efficace ahah ?

Exactement ! Je sais que c’est probablement un peu névrotique ou combattif comme truc, mais c’est purement assumé parce-que je me suis rendu compte que rien ne se crée tout seul en fait. Je dirais qu’il y a des cycles un peu. Globalement, il y a un jour par semaine où t’es totalement dans le truc, t’es créatif, productif, peut-être une semaine par mois au final, et je dirais que les grosses phases d’inspiration où tu fais des trucs de malade, c’est une ou deux fois par an, pas plus ! Enfin pour moi c’est comme ça en tout cas, donc je fais avec et j’apprends à le gérer pour faire au mieux.

Je vois bien.. Et justement, qu’est-ce qui t’a poussé à ressortir un truc après ces trois ans, à signer sur un nouveau label, tout reprendre au début ? Il y a eu un déclic ou une inspiration particulière ?

Disons que tous les mecs de chez Roche Musique, c’étaient des potes, que je connaissais avant même que Roche n’existe, donc au final, bosser avec eux ça a été assez naturel. Sinon musicalement, je savais à peu près ce que je voulais faire, mais je ne savais pas vraiment comment aller dans ce sens. Et un jour, il y a un truc que j’ai redécouvert, que je me suis mis à écouter réellement, différemment, et qui m’a vachement inspiré : Flying Lotus. J’ai essayé de prendre ce chemin, en me disant que je pouvais faire ce genre de choses là aussi, et c’est comme ça que j’ai finalement trouvé ce qui me ressemblait à moi.

Avant Flee, ton EP, tu en as aussi fait un avec Duñe, c’est ça ?

Oui, Duñe c’est la moitié de Saje, et bosser avec lui ça a aussi été une nouvelle source d’inspiration. Ça ne ressemble pas vraiment à ce que je fais aujourd’hui non plus au final, mais on a réussi à joindre nos deux délires, à nous trouver un son un peu commun, et ça m’a permis de faire des sons que finalement je n’aurais jamais fait tout seul.

Crayon - Dune

Et Crayon, en live, ça donne quoi ? Tu te vois jouer un jour en acoustique avec des zikos par exemple ?

Oui, j’ai envie d’avoir un truc vivant. Je joue beaucoup sur les textures musicales, j’essaie de prendre des bruitages, d’ajouter tout ça à ma musique, d’enregistrer d’une traite pour avoir ce coté vivant, tout le temps.
Mais pour ce qui est du live, Crayon sur scène, ça ressemble à un mec qui a beaucoup stressé déjà, qui arrive avec la lumière genre « non, pas sur ma gueule », et qui a la tête dedans. C’est pas Crayon en DJ Set, c’est différent. Quand tu joues que tes sons, c’est hyper perso, tu te dévoiles, mais tu sens que les gens le ressentent aussi. Après c’est un truc encore un peu flippant pour moi, je suis moins à l’aise sur mon live, à jouer mes morceaux, émotionnellement il y a plus d’enjeu.

Et en DJ Set, tu ne passes jamais tes propres sons ?

Bof, ça fait toujours un peu bizarre, c’est une question de contexte, mais comme je te disais, j’ai aussi fait mes sons pour qu’ils aillent ensemble, et en DJ Set, j’ai besoin de jouer ce qu’il y a autour, un mood, une ambiance. Et c’est pas souvent un contexte où je peux jouer ma propre musique avec la résonance que j’ai envie de lui donner.

Et il y a un vrai live de Crayon où on peut te voir bientôt ?

Oui, le 9 décembre au Winter Camp, je présente la version vraiment aboutie de ce live. Maintenant je suis prêt. Il y a eu l’épreuve en septembre où j’ai enchainé les Nuits Fauves, et le Positiv. Quand t’es DJ à la base, il y a ce cap à passer, ce cap où tu joues tout, et où tu sais que tu te plantes tout le monde t’entends. Et puis ce qui était hyper intense, c’est que j’ai créé le projet et je l’ai présenté dans la foulée. Là j’ai eu le temps de prendre un peu de recul, de le retravailler, de me le ré-approprier. Tu sais, déjà sortir ces sons, réussir à les trouver assez bons et aboutis ça n’a pas été évident, ça m’a pris du temps, alors ensuite quand il a fallu que je réfléchisse à tous les « à coté », imaginer le live, l’identité visuelle, faire des photos, une cover, tout ça, j’étais pas rendu. Moi je fais de la musique je ne suis pas directeur artistique, il a fallu que je me me mette des coups de pieds au cul si je voulais que le truc me plaise et me ressemble vraiment au final !

Et pour ça justement, ça s’est passé comment ? T’as tout choisi toi-même où t’as laissé choisir ? Et t’avais pas envie de dessiner ta propre cover, vu que le dessin ça a toujours été ton truc ?

J’y ai pensé bien sur, mais c’est plus compliqué que ça, il s’est passé tellement de trucs en 6 ans ! Je me suis beaucoup focalisé sur la musique, je dessine beaucoup moins, et c’est pas la même forme d’expression, je ne fais pas ressortir les mêmes choses.

Mais à vrai dire j’aimerais beaucoup joindre les deux bouts un jour, parce-que ça voudra dire que ma musique sera aussi honnête que mes dessins, et là je pourrais en être totalement fier.

Pour l’instant je n’arrive pas à voir la musique de cette manière là, le fait finalement que ce soit mon job, pour moi ça en fait quelque chose de forcément plus codé, plus cadré, moins vrai, moins pur ou moins libre que ce qui peut sortir de mon stylo. Mais ça changera surement avec le temps, j’y travaille.

Et là au final, l’EP t’en es content ?

Ça va. Disons que mon projet avance étape par étape, et qu’à chaque jour suffit sa peine, du coup j’essaie de traiter ça « gentiment » tu vois. En soi c’est facile d’être suffisant et de se kiffer grave, c’est aussi très facile de se détester et de tomber dans des travers où t’es jamais satisfait de ce que tu fais, du coup, je traite ça à la cool, les jours où j’ai des idées, je les note, j’y travaille et j’avance peu à peu. Déjà ça fait 6 ans que je suis dans cet espèce de paysage sans l’être, et il n y a que maintenant que je sors vraiment du son ! Je pense qu’il faut le faire en étant prêt, parce-que si tu prends le parti de présenter ce que tu fais aux gens, de créer quelque chose, il faut que ce soit vraiment honnête. Si c’est pour sortir une énième merde parmi les milliers qui sortent tous les jours, ça n’a pas trop d’intérêt, et j’espère en tout cas faire un truc dont je peux être fier.

À terme tu te vois faire un album, et plus ?

Mais grave, complètement ! J’ai déjà assez de sons pour ça d’ailleurs, et depuis des années !

Mais est-ce que ce sont des sons que t’as envie de voir sortir en album, alors ?

Non ! C’est pour ça. Comme les EPs là, tu vois les huits qui sont dehors, bon ben c’est ok qu’ils soient dehors, et puis la suite j’espère que ce sera de mieux en mieux, mais l’album, j’y pense grave, c’est un format que j’aime et qui me tient à coeur. C’est vraiment important pour moi de faire ça bien.

Crayon - Flee
Tracklist : Crayon - Flee
  1. Dorian's Dream
  2. Flee
  3. Bones
  4. Forgetting Myself

Top 10

1) Le meilleur endroit pour faire un concert ?

Chez ma mère ! C’est là où je répète, je m’y sens bien, et en plus j’ai un vrai pouvoir sur le droit d’entrée, jamais de mauvaise vibe chez moi du coup !

2) Le meilleur endroit pour voir un concert ?

Chez ma mère aussi. Le dernier concert que j’ai vu c’était Flying Lotus, et j’aurais tellement kiffé le voir chez moi, en studio, ou dans un endroit tranquille quoi.

3) Une sortie qui t’as marqué récemment ?

Le dernier album de James Blake, le dernier album de Drake, ou Desiigner. Je te parle là de sorties qui ont une telle dimension qu’elles peuvent être assez populaires ou mainstream pour être jouées dans des stades devant des milliers de personnes, mais qui se défendent totalement musicalement, même face à un putain de puriste qui n’aurait rien écouté depuis Joy Division. Ah oui, Anderson Paak aussi, c’est le nouveau Marvin Gaye !

4) Une collaboration artistique qui te ferait rêver ?

Mrzyk et Moriceau, je rêverais qu’ils me fassent un clip, si ils lisent cette interview ! C’est un couple de dessinateurs, j’adore leur travail, c’est eux qui ont fait le clip Look de Sébastien Tellier, celui de Air aussi, Sing Sang Song.

5) Un artiste que tout le monde a écouté sauf toi ?

Travis Scott.. Le son trap du moment que tous les mecs et les nanas en Air Max ont écouté.. Ou La Femme, je crois que leur musique me foutrait le bourdon.

Crayon – What I do

6) Paris ou Londres ?

Londres, et largement ! Je m’emmerde à Paris, et à Londres il y a absolument tout ce qui m’inspire. Déjà quand j’étais au lycée, tous mes groupes préférés, les Joy Division, les Cures.. tout venait de là bas. Y a un truc de ouf à Londres quand même.

7) Jaune ou Bleu ?

Bleu. Couleur de l’apaisement.. et c’était la couleur que j’avais vachement en tête quand j’ai commencé à faire du son. Tous les sons ont une couleur tu vois, et j’essayais vraiment de garder le bleu. C’est une question de texture sonore, aujourd’hui j’ai pris le blanc pour l’EP, ça correspond encore plus à ce que je voulais en faire.

8) Un truc que tu veux absolument faire avant la fin de l’année ?

J’voulais me faire un piercing, je suis passé par plusieurs phases, puis je l’ai toujours pas fait. Ou sinon me trouver un appart dans Paris aussi, là je vis un peu loin, c’est relou.

9) Une sortie que tu attends particulièrement ?

Si il y a un nouveau The Internet je suis preneur, mais pas sur qu’ils refassent un truc.. Hum Flying Lotus va faire un nouveau truc, là rien que de t’en parler je suis à donf. Je suis vraiment curieux de voir ce que ça va donner, j’ai hâte.

10) Un truc à ajouter ?

Rha ça c’est la pire question.. C’est toujours là où t’essaies d’être marrant, et tu sais plus quoi dire.
Ah si, un truc qui est relou : quand on oublie les fondamentaux de certaines causes, genre le féminisme, pour s’arrêter sur des détails, qui poussés à l’extrème sont juste hyper relous. On ferait mieux de se focaliser sur les choses importantes et d’arrêter de pinailler pour rien sur des trucs où on est tous d’accords.

Batteuse et passionnée de musique depuis toujours, constamment à la recherche de nouvelles pépites. Un penchant particulier pour les sonorités rocks /indies /psychés et autre dreampop électronique et bizarroïde.

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