C’est dans le chouette quartier de Pigalle et ses environs que s’organise le MaMa Festival : 3 jours, 120 concerts, 13 salles d’ampleurs tout à fait diverses, où les labels viennent faire souffler un vent de nouveauté sur la scène parisienne, en présentant de nombreuses découvertes françaises et internationales.

Cette année encore, entre têtes d’affiches et émergence totale, la programmation était très éclectique, à l’image d’ailleurs du niveau d’affluence du public. Il est vrai que si les lieux sont tous proches les uns des autres, ce n’est pour autant pas forcément évident de courir d’une salle à l’autre pour tout voir, tout entendre, et surtout tout découvrir ! SK* vous avait déjà parlé de la prog’, mais a fait sa petite sélection à aller couvrir sur place, dealant tant bien que mal avec les conditions logistiques et horaires, les avis, et les envies !

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Jour 1

Pour SK*, la première soirée au MaMa fut assez courte : après un rapide passage par la pop étoilée de Keep Dancing Inc, et la world music rythmée de Lucille Crew, il a fallu déserter pour rejoindre l’univers poétique de Pépite dans un arrondissement parisien plus lointain.

Keep Dancing Inc – Fix Me Now

Cependant, des choses très chouettes se sont passées au MaMa ce soir là, notamment la Soirée des Inouïs (du Printemps de Bourges) avec Fishbach, Nusky & Vaati, et Cotton Claw, ou encore le live du phénomène IAmStramgram au Petit Moulin.

Jour 2

Le deuxième jour fut quant à lui un vrai marathon, car après une chouette rencontre avec les zozios de Birdy Nam Nam, malheureusement loupés en live (mais les échos sont très bons, une chose est sure, ils envoient) au profit des Wild Beasts, SK* est revenu pour DBFC @ Fleury Goutte d’Or Barbara.

DBFC, ce sont des vieux de la vieille, ils savent ce qu’ils font, font de la musique depuis toujours, et ça se sent. En effet, en transe sur la scène de Fleury Goutte d’Or, ils ont carrément mis le feu, nous offrant un show des plus rocks !
À mi-chemin entre Phoenix, Justice, Stuck in The Sound, ou encore Dépêche Mode, leur musique mêle à la perfection la puissance des guitares rock et les arrangements électro des synthés, tantôt futuristes, tantôt rétros, soulignés par leurs deux voix de tête. Le col léopard des plus kitsch de la parka de David Shaw, couvrant son tee-shirt « The Future is a Female », complétait parfaitement le tableau dressé par les deux énergumènes et leurs musiciens ! Très dansant, très puissant, très efficace, DBFC en live, on en redemande.

Un peu plus tard dans la soirée, c’est la funk électronique et pétillante à souhait de Jean Tonique (malheureusement en DJ Set, mais on l’attend sur un live très bientôt) qui a adoucit les mœurs de cette étrange forêt qu’est la chaufferie de la Machine du Moulin Rouge, pendant que l’étonnant, et résolument incroyable Jacques faisait mumuse avec ses petits objets juste à l’étage du dessus. Quelle soirée !

Jacques – Dans la radio

Jour 3

Le vendredi soir était plus pop que la veille, et a démarré en beauté dès 20h45 avec les très bons Samba de la Muerte au Divan du Monde. Adrien, le chanteur et leader du projet qu’SK* avait pu rencontrer quelques heures auparavant pour une interview très posée, était tout à coup beaucoup plus énergique, comme possédé par la musique. Les 45 minutes de son (seulement !) qu’ils nous ont envoyées ont suffit à catapulter le public du Divan à l’autre bout du monde. Une belle performance qui donne envie d’aller les voir en concert, pour de bon.

Juste après ça, Buvette au Bus Palladium, dont j’avais certes déjà beaucoup entendu parler, fut la jolie découverte de la soirée. Cheveux longs, voix trainantes légèrement caverneuses et grosse batterie, ils avaient pas mal d’ingrédients réunis pour faire un live rock et réussi !

Buvette – Staring at the Lines

Le concert de Talisco, en revanche, fut plus compliqué : le public était tellement affluent au Backstage By The Mill, que si j’ai pu entendre quelques titres, je n’ai pas pu voir quoi que ce soit. Assez frustrant en soi. Il repasse le 9 novembre à la Cigale, on y remédiera !
Moins de monde pour Wall of Death, le groupe suivant, qui ne m’a pas transcendée : du rock psyché plutôt bien fait, mais sans ce truc en plus qui te donne envie de rester regarder à tout prix.

Côté électro, Crayon faisait son set au Carmen, après Pomrad et Daze pour la AlloFloride Party, toujours un plaisir, mais c’est en live qu’SK* aimerait le voir jouer ! Pour ça, rendez-vous le 9 décembre au Winter Camp Festival.

En tout cas, le MaMa c’est toujours un rendez-vous bien sympa : course contre la montre ou balade tranquille au cœur du 18ème, on l’aborde comme on veut, mais , on en ressort heureux !

MaMa Festival 2016 : La playlist

Date : 12 – 13 – 14 octobre 2016
Photographe
J'aime le noir et blanc qui bave et le rock garage bien gras.
Batteuse et passionnée de musique depuis toujours, constamment à la recherche de nouvelles pépites. Un penchant particulier pour les sonorités rocks /indies /psychés et autre dreampop électronique et bizarroïde.
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