Charlie Winston a réussi en l’espace de quelques mois à se hisser au rang des sensations de l’année. Il est nominé dans la catégorie « Buzz de l’Année » pour les Time Awards. Nous avions déjà constaté en juin dernier qu’il avait fait danser la Cigale, il était de notre devoir de dépêcher un reporter sur place pour son concert à l’Olympia. Ce n’est autre que son batteur Medi qui assure la première partie sous le nom Medi and the Medicine Show.

Medi and the Medicine Show

C’est donc Medi, le batteur de Charlie Winston, qui a monté son groupe avec notamment Daniel Marsala, le bassiste de Charlie, dans le rôle du guitariste. La tenue très That 70s Show de Daniel colle parfaitement avec le style musical. Ils sont là pour faire monter la sauce, mais à peine il commence « I feel alone » que la salle applaudit. De là, il aurait pu se reposer sur ses lauriers, mais il se donne à 200% pour préparer la foule : un saxophoniste surprise, puis ‘Ben Henry’ Edwards viennent grossir les rangs sur scène. A coup de Stop & GoIl, de choré énergiques, la mayonnaise prend et il arrive à faire chanter la salle.

Charlie Winston

Charlie Winston se fait désirer : nous patientons alors que les lumières sont déjà éteintes, le public piaffant littéralement d’impatience. Nous entendu enfin un riff de guitare derrière le rideau. La scène est plongée dans le noir et il apparaît subrepticement à différents endroits de la salle par effets de lumière : il est seul sur scène avec sa vieille acoustique. Les musiciens arrivent et Charlie, après avoir fait chanter la salle dès la première chanson et une petite gigue, se met au piano pour “In Your Hands” : la fosse est déjà en train de danser.

“I’m a man” commence en beatbox, puis en pas de deux avec le bassiste, avant de partir en live avec lumière stroboscopique pendant que Charlie danse une choré très personnelle. Il nous remercie pour cette année exceptionnelle par un beatbox de Thank You avant de démarrer “Kick the Bucket”. La foule s’emballe, danse, reprend le refrain quand tout à coup arrêt sur image : le tableau est comique avec le roady en pause à quatre pattes en train d’apporter une bouteille d’eau à Daniel. Puis, dans la pénombre, Ben Henry Edwards, l’Harmonica Man multi-instrumentiste nous gratifie d’une séquence multiculturelle avec un morceau joué au Dulcimer. La basse et la batterie s’immiscent peu à peu mais le public ne s’anime qu’à l’arrivée de Charlie : “Generation Spent” peut commencer.

Après la séquence émotion avec Boxes au piano sur rideau de lumière, Charlie nous parle – en français s’il-vous-plaît – d’ailleurs, il cherche ses mots, et la foule se fait un plaisir de traduire en chœur. Autant s’échauffer la voix parce que dès le début de “My life as a duck”, la salle chante. Il laisse la salle reprendre le refrain pendant qu’il descend dans la fosse prendre un bain de foule. Il remonte sur scène, lance un « vous êtes prêt ? », la salle trépigne et il se lance dans “Like A Hobbo”. Harmonica man joue les chauffeurs de salle pendant que Charlie règle son compte à l’Olympia avec un jump final. Il aime se donner et la salle le lui rend bien.

Il va sans dire que les trois minutes précédant le rappel, la salle ne se sent plus. Charlie revient et nous raconte son voyage en Inde. Il entame donc une chanson avec son régisseur à la cithare. Pour ce moment sans précédent (?), il nous demande de ne pas prendre de photo ou de filmer parce qu’il nous veut présent entièrement. Il se pose ensuite au piano pour “I love your Smile”, tout en admettant que c’est une réplique kitch. Après un solo d’Harmonica Man, la chanson se transforme en “In your Hands”, Charlie danse et la salle est à son comble. Il se lance alors dans une expérience et divise la foule pour un morceau à quatre voix. Il prend plaisir à descendre se balader dans l’allée qu’il a crée pendant que la salle chante. Tous les musiciens se rassemblent ensuite autour du batteur et finissent en jam session de percussions.

La foule le rappelle une fois de plus. Il nous interprète “Every Step” seul à la guitare acoustique. Après avoir demandé la permission, il nous accorde une dernière chanson. Il commence “Sountrack to Falling in Love” seul le temps que les musiciens qui étaient en train de décompresser en backstage arrivent. Le dernier instantané du concert se fera sur un solo de batterie. En deux heures, Charlie Winston nous a prouvé qu’il était un réel showman.

Date : 14 novembre 2009
Partager cet article
8 réponses sur « Charlie Winston à l’Olympia »

Merci pour cette excellent article… qui correspond bien à ce que j’ai vécut…. superbe, non fantastique experience…. et merci pour cette 1ere partie qui m’a permis de le découvrir. je me suis précipiter sur Itunes pour acheter l’album…. mais de toute facon, je pense que j’achetterait l’album pour en avoir une version physique…. je me demande d’ailleur quelle est le meilleur type d’achat que les auteurs soient le mieux rémunérés.

Je suis ravie que ce concert ait été une fantastique expérience pour toi, après toi, c’est l’intérêt d’un concert! Et si mon article a réussit à te replonger ne serait-ce que cinq minutes dans l’ambiance de l’Olympia, c’est que j’ai réussi ma part de la mission moi aussi.

Bonjour,

quel était le premier titre interprété par Charlie Winston ce soir ?
¨(je ne l’ai pas retouvé sur l’Album)
Merci.
A.

Charlie a déjà intégré de nouvelles chansons à son spectacle – qui ne sont effectivement pas sur l’album. Mais à paraître sur le prochain ;) Si je me souviens bien elle disait « Who do you think you are », à vérifier sur les sites de fan?

Merci pour la réponse rapide, et bravo pour l’article qui m’a fait replonger quelques instants dans l’ambiance de la soirée !

hop là ! je corrige : MEDI AND THE MEDICINE SHOW n’est pas un groupe qui s’est construit autour de Charlie !!! Medi est un ancien amis de Charlie, son groupe existe depuis longtemps, il a proposé à Charlie de le depanner à la batterie car son ancien batteur tounais avec les « noisette » … C’est un peu Grace à Medi si Charlie s’est fait sa place à Paris et tout ce qui en a decoulé

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Cela pourrait vous intéresser

Medi and The Medicine Show, enfin un nouvel album : At Last

Medi et Héléna Soubeyrand Medi and The Medicine Show est un groupe inspiré par le rock seventies. Cela transparaît dans sa musique et jusque dans le format de son dernier disque : le bien-nommé At Last comporte deux faces, 5 titres studio et 5 autres enregistrés en live, il est disponible aux concerts, et notamment…

Plus dans Concerts (live reports)

[35] Les Pale Fountains ou l’Eldorado Pop

Après avoir joué en février 1985 à Londres et avant de s’envoler pour le Japon, les Pale Fountains étaient de retour à Paris en cette veille de printemps 1985. L’Eldorado de 1985 fut la séance de rattrapage pour ceux qui avaient séché la piscine Deligny.
Shack - La Locomotive, 1990

[1990 – 2020] Sur les rails avec Shack

8, 9 et 10 novembre 1990. Paris. Les La’s, les Boo Radleys, Dr Phibes et les House Of Wax Equations débarquent à Paris le temps d’un week-end pour initier les Français aux plaisirs plus ou moins méconnus (mais surtout exquis) de Liverpool. Les frères Head, ex Pale Fountains sont évidemment de la partie. On connaissait…

Liam Gallagher à son Zénith

Liam Gallagher a donné hier soir au Zénith de Paris le dernier concert d’une tournée européenne qui a affiché complet tous les soirs. Et il a fait plus que le travail.

Motivant Morby

L’ex-Woods est venu jouer son répertoire à La Lune des Pirates, salle qui avait accueilli et vu triompher les flamboyants Woods en 2017. Jeu, set et match pour…
Vincent Delerm @ Théâtre des Pénitents, Montbrison, 04-02-2020

Vincent Delerm : La vie passe et il en fait partie

Hier soir Vincent Delerm chantait à Montbrison devant le public du festival Poly’Sons. Après le spectacle, je lui ai parlé des photos que j’avais faites, de cet article que j’allais écrire sur son spectacle. Quelle idée insensée ais-je eue là… Comment écrire sur la musique, comment mettre des mots sur des sons, sur d’autres mots ?…
Damien Saez @ Halle Tony Garnier, Lyon, 09-12-2019

Damien Saez, « Que l’éphémère devienne éternité »

Damien Saez venait hier au soir présenter à Lyon, Ni Dieu ni Maître, l’album qui clôture Le Manifeste, fresque sociale de quatre années de 2016 à 2019 présentée dans une « oeuvre numérique » sur son site internet « Culture contre culture ». 39 chansons, politiques et poétiques dans lesquelles se lit la France des attentats aux gilets jaunes,…