Soirée Better Than Cheesecake au Favela Chic

Soirée Better Than Cheesecake au Favela Chic Le concept est simple : une fourchetée d'amies serveuses au bar Favela Chic décident de pondre un calendrier de Pin Up pour nous réchauffer les sens de l'année 2010. Derrière l'objectif, Chloé Bonnard et devant ces poupées vintages avec tous les attributs des années 50/60's pour convaincre. Il ne restait donc plus qu'à annoncer l'événement et fêter tout ça à la Favela Chic.

Au fond d’une ruelle de la rue Vieille du Temple, une carcasse de verre abîmée surplombe le passage de la Favela Chic. Des barrières et une petite meute de filles à talons aiguillées et robes de satin. Passé le porche, nous voilà plongé dans une autre époque et dans un autre hémisphère. 35 degrés, une décoration digne d’un bar cubain avec des vierges décolorées en plâtre, des bancs de bois, des vieux canapés défoncés en brocart…

Au fond du grand comptoir appâtant le client avec ses Mojitos et ses planteurs, une cuisine à cœur ouvert. Ici, on voit tout, et l’ambiance est conviviale, on se serre un peu et on s’assoie sur une des tables rondes ou un grand banc. Petite nappe carreau rouge et blanc.

La vente des calendriers se fait en arrière boutique, avant les vestiaires, les pinups se mêlent aux Nerds, ces beaux garçons à lunettes foncées et en gilet en laine, intello de service des années soixante.

Derrière les platines du Favela Chic, Peter from Austria, directeur de la boutique de Lomography à Paris (nldr ce petit appareil photo qui fait la nique au numérique et qui foisonne d’effets naïfs à l’argentique) et quelques uns de ses compères DJ. Les sautoirs et autres fioritures crochetés dans les coiffures de ces jouvencelles ont ainsi pu swinguer sur des vinyles des années folles. Quand la musique du Chicago de la Prohibition rencontre la déco brésilienne de la Favela, le choc des coutures plus que des cultures n’est pas loin : plus moyen de passer dans les allées sans récolter un coup de rein.

Vient enfin le concert des Cavaliers , un groupe parisien de surf music, oui oui ça existe ! A quoi bon se fatiguer avec des paroles quand l’instrumental fout déjà une sacrée claque, voilà ce que je me suis dit pendant la totalité du set. Alors oui, ça ne révolutionne pas l’histoire de la surf music, mais la foule se défoule et scotch sur les coups que la batterie reçoit. Un défouloir intense, une basse à la limite de la décence ! Quant à leur total look retro surf, avec des gilets noirs sur chemise  blanche et cravate, et leurs cheveux gominés sur une fine moustache latino : Aïe caramba !
Les volants et pois blanc des robes virevoltent, la sauce de la soirée a pris comme une mayonnaise.

Date : 8 décembre 2009

Cela pourrait vous intéresser

L'Epicerie Moderne

Dans la cage à Lyon

C’est aussi la rentrée des classes pour les salles de concerts lyonnaises qui ont affûté leur programmation afin de proposer des soirées de qualité. Première étape avec le Transbordeur et L’Epicerie Moderne.

Plus dans Concerts (live reports)

Florent Marchet

Le monde de Florent Marchet

Florent Marchet pour soi, quasi. C’était aux Abattoirs de Bourgoin-Jallieu dans un nouveau format intime où l’on a pu voyager en solitaire, de Courchevel à Levallois, de Paris à Nice en passant par Montréal.
Star Feminine Band à l'Opéra Underground

Star Feminine Band au firmament

Dans le cadre de leur carte blanche à l’Opéra Underground à Lyon, La Féline et Bertrand Belin invitaient le Star Feminine Band pour leur deuxième concert en France avant leur passage à Bobigny (Canal 93) le 30 novembre et au Transmusicales de Rennes les 3 et 4 décembre prochains.
Waed Bouhassoun et Moslem Rahal @ Opéra National de Lyon, 14-11-2021

Quelle nuit à l’Opéra (de Lyon) !

De la couleur avant toute chose. C’est amusant pour une carte blanche. Bertrand Belin et La Féline ont invité The Colorist Orchestra avec Howe Gelb puis la joueuse de oud syrienne Waed Bouhassoun, en duo avec le virtuose du ney Moslem Rahal.
The Pale Fountains

[35] Les Pale Fountains ou l’Eldorado Pop

Après avoir joué en février 1985 à Londres et avant de s’envoler pour le Japon, les Pale Fountains étaient de retour à Paris en cette veille de printemps 1985. L’Eldorado de 1985 fut la séance de rattrapage pour ceux qui avaient séché la piscine Deligny.