Promised Vesperland

Sur cette colline, il y a une maison. Celle que Mikael Cointepas a construite autour des textes du poète américain Edwin Arlington Robinson, trois fois prix Pulitzer de poésie (1922, 1925, 1928).

The House On The Hill est un des huit poèmes mis en musique par Mikael Cointepas alias Vesperland. Et cette poésie austère d’ascète résonne dans notre brouhaha quotidien. Car qui y t-il de plus à dire en ces temps troublés, tourmentés, détraqués ? Vesperland nous offre un moment de répit, voir de repos à l’écoute de ces titres acoustiques où se côtoient clarinette, flûte traversière, pedal steel, piano ou harmonica. On entre dans cette maison douillette pour faire une pause mais aussi pour rêvasser, oublier nos tourments ou peut être lutter contre le ciel. « Poets and kings are but the clerks of Time, tiering the same dull webs of discontent, clipping the same sad alnage of the years » écrivait Edwin Arlington Robinson. Et si le mécontentement confine à l’exaspération, il y a des disques qui aident à la surmonter.

Vesperland sera en concert le mardi 3 mai 2022 à l’Espace 44 à Lyon pour présenter son nouvel album, Exit.

Vesperland – The House On The Hill

They are all gone away,
The House is shut and still,
There is nothing more to say.

Through broken walls and gray
The winds blow bleak and shrill:
They are all gone away.

Nor is there one to-day
To speak them good or ill:
There is nothing more to say.

Why is it then we stray
Around the sunken sill ?
They are all gone away,

And our poor fancy-play
For them is wasted skill :
There is nothing more to say.

There is ruin and decay
In the House on the Hill :
They are all gone away,
There is nothing more to say.

Lyonnais qui revendique sa mauvaise foi car comme le dit Baudelaire, "Pour être juste, la critique doit être partiale, passionnée, politique...", Davantage Grincheux que Prof si j'étais un des sept nains, j'aime avant tout la sincérité dans n''importe quel genre musical...

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