Interview des Dum Dum Girls

Interview des Dum Dum Girls
Glen - 19/10/2010

J’ai rencontré Dee Dee des Dum Dum Girls au bar du Bataclan. Elle était seule, non accompagnée de son groupe. Dommage j’avais aussi prévu quelques questions pour les autres filles. C’est donc une interview en tête àtête que nous avons débuté deux heures avant de retrouver la scène en première partie de MGMT. J’ai donc rencontré une jeune femme de 28 ans allurée entre le gothique et le punk surmontée d’un rouge à lèvre éclatant.

Dum Dum Girls

Au départ, Dum Dum Girls est un projet solo. Maintenant, vous êtes quatre sur scène. Pourquoi ce changement ?

J’ai commencé la musique parce que j’avais pas mal de temps libre et je pouvais enfin jouer de la guitare et écrire des chansons. J’en ai toujours eu envie mais je n’en ai jamais eu l’occasion. Quand je me suis mise à les enregistrer, je ne me suis pas posé la question des personnes avec qui je voulais travailler, cela m’aurait forcé à m’intégrer dans leur style. Je voulais enregistrer exactement ce que je voulais. Quand j’ai fini d’enregistrer un album, la question d’un groupe s’est posée parce que je voulais commencer les tournées. Outre le fait de vouloir être dans un groupe exclusivement féminin pour voir comment c’est, je voulais être capable de reproduire le son que j’avais enregistré. Il me fallait donc trois femmes qui pouvaient chanter pour avoir une harmonie en trois parties. Je voulais vraiment avoir le même son qu’à l’enregistrement. J’ai aussi été toujours fascinée par les groupes musicaux féminins et jusqu’ici je n’avais jamais joué qu’avec des hommes. Les guitaristes sur l’album sont des hommes. Ce n’était pas quelque chose de tout noir ou tout blanc mais je voulais voir ce que ça pouvait donner et ça fait vraiment une différence.

Q. : Vous avez dédié le disque à votre mère, elle a eu une grosse influence sur vous ?

Mes parents m’ont exposée très jeune à de la très bonne musique et je leur en suis reconnaissante. Encore aujourd’hui, j’adore la musiques des années 50 et 60. Mon père était ado dans les années 50, c’est par lui que j’ai entendu pour la première fois Elvis, Buddy Holly, les Supremes, et tous ces groupes avec de très belles voix. Mon père chante aussi un peu lui-même ; ce n’est pas un professionnel mais il a toujours été attiré par les belles voix et les groupes vocaux. J’ai grandi avec ça dans une oreille et dans l’autre, il y avait la musique de ma mère qui a grandi dans les années 60 dans la région de San Francisco. Elle écoutait Jefferson Airplane, Big Brother et comme tout le monde à l’époque, les Beatles, les Rolling Stones, les Doors. Ce sont les deux premiers genres de musiques que j’ai écouté.

Je ne sais pas si vous la connaissez, mais April March est une chanteuse américaine, comme vous, qui chante en français. Pourriez-vous nous promettre de chanter aussi en français sur le prochain album ?

J’aime beaucoup April March. A chaque fois que je suis à Paris, je songe à faire pareil qu’elle. C’est comme ça que j’ai découvert la musique française, vous savez. J’avais 18 ans et j’allais à l’université ; ma coloc’ avait un CD et j’ai adoré. Je suis le genre de personne qui essaie de découvrir tout ce qu’elle peut sur un artiste qu’elle aime : qui l’ont influencé, parce que je me dis que je vais les aimer aussi. C’est comme ça que j’ai connu Françoise Hardy. Je pense vraiment avoir été influencée par la pop française. Quand j’ai écrit mes chansons à la guitare acoustique. J’écoutais ça énormément, j’écrivais et je composais. Si je ne l’avais pas enregistré comme je l’ai fait, avec le son de Dum Dum Girls, ça aurait peut-être ressemblé à du folk ou à de la pop française.

Le français est dur à apprendre paraît-il…

Je parle allemand. Enfin, j’ai appris l’allemand à la fac mais c’était il y a longtemps. J’étais obsédée par les auteurs allemands et je voulais les lire en allemand. Mais j’ai aussi toujours aimé le français et je voudrais bien lire les auteurs français dans leur langue. C’est notre projet pour 2011 : mon mari apprend l’espagnol et moi le français.

Vous êtes sur le même label que Nirvana (Subpop), c’est le rêve ?

C’est énorme ! Je me souviens que lorsqu’ils m’ont contacté pour la première fois, pour une compilation de singles qu’ils étaient en train de réaliser, j’étais surprise et flattée. Et puis, à un moment donné, ils ont changé d’avis. Et là, mon agent a décidé de leur proposer de me produire pour un album, ce que je n’avais pas du tout prévu. J’avais mes enregistrements pourris que j’avais réalisés dans mon salon. Je n’avais ni groupe, ni expérience de la scène. J’avais ce buzz internet un peu mystérieux et quand ils ont dit oui, j’étais choquée ; c’était surréaliste. Ils font partie de la légende. Maintenant, je les connais et je sais que ce sont des gens très sérieux et adorables mais au début je me demandais comment s’y prendre pour bosser avec un label qui a produit des groupes américains aussi prestigieux. J’allais avoir mon CD sur étagère auprès de quelques uns de mes préférés. Vous savez, le nom du groupe vient des Vaselines et maintenant eux aussi sont chez Subpop. Les Vaselines, je les ai découverts grâce à Nirvana ; il y a comme un lien étrange. Ce n’est pas comme si j’avais découvert le rock’n’roll sur le tard et que ça ait changé ma vie mais du fait que j’ai grandi en écoutant de la musique un peu plus vieille, quand j’ai commencé à écouter du rock par moi-même, ça a été une révélation. Nirvana a eu un impact ; Hole aussi. A 12 ans, j’étais obsédée par Courtney Love. Patti Smith, dans un autre genre, a changé ma perspective sur le monde. Je viens de commencer son livre « Just kids » sur comment s’assumer en tant qu’artiste, ça me parle énormément.

Être en première partie de MGMT ou de Vampire Weekend, c’est pas trop stressant ?

C’est très stressant. Évidemment, je suis très reconnaissante de la chance qui m’est offerte. MGMT sont des gens très bien, on s’amuse beaucoup et ils font un spectacle du tonnerre. Cette tournée est très cool car on fait plusieurs dates dans chaque ville, donc on a le temps de faire un peu de tourisme. Par contre, avec la tournée Vampire Weekend, c’était plus dur. On jouait avant Beach House, très tôt, et il n’y avait personne. Nous on avait l’habitude de faire nos propres concerts, même petits. Le feeling de la salle était que le public n’en avaient rien à faire de nous. Qu’ils viennent et qu’ils n’aiment pas, je peux le supporter. Mais ce qui est incroyablement dur, c’est de jouer pour des gens qui n’en ont rien à faire de vous. Je ne pensais pas être aussi fragile. C’est le genre de situation où il faut se dire, rien à faire, je fais mon truc, mais nuit après nuit, se prendre cette ambiance, c’est un peu dur. Maintenant, je suis prête à faire un break, à me recentrer et à renouer le contact avec les gens qui s’intéressent à ce qu’on fait. C’est très positif, il y a des fans à ces concerts pour nous ; il n’y a pas de doute que ce qu’on fait plait à certaines personnes. J’aimerais bien avoir une attitude un peu plus « punk » : « Je vous emmerde et je fais mon truc. A prendre ou à laisser. ». Mais en fait, c’est un peu plus difficile que ça de faire face.

Votre prochaine étape dans la conquête du monde ?

J’espère que c’est la dernière tournée de premières parties. On part en tournée avec Vaseline, c’est énorme. C’est un groupe qui a changé ma vie et m’a aidé à définir mon idée de comment faire de la musique. Pas besoin d’être un génie de la guitare pour écrire une bonne chanson. Leur musique signifie tant de choses pour moi que j’ai nommé mon groupe en leur hommage et maintenant on va jouer ensemble ! C’est très valorisant de savoir qu’ils apprécient ce qu’on fait. Je suis très enthousiaste à propos de cela et à propos de faire un break et de repartir du point de départ : boire, un peu de café, se défoncer, écrire, enregistrer. On va probablement faire un autre album durant le break. On a déjà enregistré un E.P. [Ndt : Extended Play] il y a deux mois à Brooklyn. Il sortira en février, j’en suis très contente. Il faut qu’on apprenne à jouer ces chansons et à développer nos capacités en tant que groupe. On a commencé dans une atmosphère où l’on nous proposait de jouer huit chansons, pendant un vingtaine de minutes, c’était cool. Aujourd’hui, on est prêtes à faire plus et assumer une soirée.

Quatre filles, vous vous entendez bien ?

Oui, on est de très bonnes copines. Je connaissais la bassiste, Bambi, depuis plusieurs années mais on n’a jamais été proches avant de jouer ensemble. J’ai rencontré Jules, la guitariste, par des connaissances communes et Frankie, la batteuse, jouait dans d’autres groupes et je la trouvais extraordinaire. C’était un peu un pari risqué de supposer qu’on s’entendrait bien et qu’on bosserait bien. On a des personnalités très différentes mais aussi complémentaires. Pour les 35 minutes où on joue ensemble sur scène, on est ensemble 24h/24 et ce n’est pas comme si on faisait semblant d’être amies. Je n’ai jamais eu d’amies féminines proches auparavant, en tous cas pas plus d’une à la fois. Pour moi, c’est une expérience très intéressante de n’avoir pas seulement gagné trois très bonnes amies mais de pouvoir exprimer ma musique avec leur aide.

Tout le monde dit « I love Paris ». Que pouvez-vous nous dire de plus ?

Je connaissais déjà Paris. J’y suis venue quand j’avais 18 ans avec mon copain de l’époque. Je suis restée à Shakespeare & Company et j’écrivais de la poésie. Un truc de l’expat’ très cliché. Je ne sais pas ce que c’est ici mais c’est très bizarre pour les américains. On dirait que la culture est enracinée dans la ville. C’est très abstrait et « carte postale » mais les gens sont d’accord avec moi, il doit y avoir quelque chose dans l’air ou dans l’eau. Je me contente de me balader et de boire du café en lisant mon bouquin et je trouve l’inspiration. J’espère vraiment pouvoir apprendre le français parce que c’est du de se repérer et j’ai l’impression d’être grossière en demandant mon chemin en anglais.

Le téléchargement illégal fait beaucoup débat en France, que pensez-vous de cette pratique ?
Je ne télécharge pas beaucoup. Je suis vraiment une collectionneuse d’albums. Ce que je télécharge, c’est ce que je n’arrive pas à trouver nulle part. Ou alors je l’achète sur Itunes. Si j’entends quelque chose d’un groupe que je peux les aider en achetant leur album, je préfère le faire. Mais je n’ai pas de problème avec ça, personnellement je préfère qu’on télécharge ma musique et qu’on en profite plutôt que de ne pas l’écouter du tout. Je m’en tape. C’est comme ça que j’ai découvert plein de musiques dans les années 90 quand il y avait Napster. Après je les achetais en format légal. C’est le futur, on ne peut pas le contrôler.

Dum Dum Girls a vu le jour grâce à votre présence sur Myspace. Est-ce que vous pensez qu’internet est la nouvelle Major ?

Peut-être. Je ne serais certainement pas ici à Paris sans Myspace. Je serais encore en train d’enregistrer des trucs que je ferais écouter à une quinzaine de personnes, la plupart de ma famille. C’est impressionnant la façon dont ça peut voyager de ma chambre à coucher à celle de quelqu’un à New-York qui a ensuite eu un album démo qui a plu à d’autres et qui s’est répandu un peu comme un virus. C’est à la fois bien et mal. Pas mal de groupes sur internet ne font qu’enregistrer leur truc et ne veulent rien faire d’autre. Pendant longtemps, c’était mon cas. J’étais d’un côté du micro, contente de faire un album maison sans avoir de groupe ni de faire de tournée. Je n’avais pas la moindre idée de comment rendre ça en live si je devais essayer. C’est ça qui est fou aujourd’hui. Il y a des gamins formidables : à Los Angeles, il y a un groupe qui s’appelle Pyro Instinct, avant ça Pearl Harbor. Ce sont deux sœurs de 24 et 16 ans. Elles ont la connaissance musicale la plus impressionnante que j’ai jamais vue. La plus jeune, Skyler, est encore au lycée, elle a 15/16 ans et elle joue de la guitare de manière extraordinaire. J’ai 28 ans et je ne connais même pas l’existence de tout ce qu’elle sait. Voila, c’est un exemple de tout ce que l’internet peut vous apporter et de ce dont il peut vous mettre au courant artistiquement. Je suis très reconnaissante de ça car j’ai vécu dans une petite ville de banlieue sans connexion à la scène artistique. Je n’ai connu les Ramones qu’à 17 ans alors que mes amis étaient punk à 12 ans du fait qu’ils avaient un grand frère cool.

Dernière question, connaissez-vous la citation de Nietzsche : « Sans musique, la vie serait une erreur. » ?

Non je ne la connaissais pas mais je suis d’accord et même plus généralement à propos de l’art. Je ne sais pas ce que je ferais sans. Cela peut paraître prétentieux mais c’est la seule chose que je sache faire, la seule chose qui me fasse plaisir.

Traduction assurée par David Szwarcberg

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