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James Blake, un cas de conscience ?

James Blake, un cas de conscience ?

Il aura été une des sensations de 2011 pour beaucoup, James Blake avait repris Feist, collaboré avec Bon Iver, était nommé pour le Mercury Prize comme Antony Hegarty en 2005 mais ne l’a pas eu, le clip de sa reprise du standard de Joni Mitchell avec Rebecca Hall fait se pâmer la planète musicale.

James Blake

Autant le dire tout de suite, James Blake m’ennuie prodigieusement. Il est pourtant l’auteur de gentilles chansons (je n’aime pas dire du mal des gens mais effectivement, elles sont gentilles…), adoubé par Pitchfork ou Magic qui le qualifie de messie, soit. Quand j’écoute ce A case of you aseptisé à la David Hamilton filmé par Seb Edwards, je vois une énième pub pour parfum chic avec la star qui va bien, les plans introspectifs soulignant (gnan ?) les aléas de la vie, le tout sublimé par cette voix pleine d’affèterie pour moi, comble d’aisance et d’élégance pour d’autres. Alors peut être que tout vient de cette reprise maniérée ou de ce que l’on construit tout autour de ce jeune artiste qui n’a pas l’air de vouloir faire mal à une mouche, ce titre figure d’ailleurs dans la série familiale et lourdaude Parenthood. Alors voilà, à la vision de ce clip, mon thermomètre à émotion reste à zéro, c’est le trou noir, l’occasion de réécouter la version pindarique d’un Prince au sommet de son art en 1983.

James Blake – A Case of You

Prince – A Case of You

http://www.youtube.com/watch?v=gMMPw-t6I9I

Lyonnais qui revendique sa mauvaise foi car comme le dit Baudelaire, "Pour être juste, la critique doit être partiale, passionnée, politique...", Davantage Grincheux que Prof si j'étais un des sept nains, j'aime avant tout la sincérité dans n''importe quel genre musical...
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