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Concerts (live reports)

Pixies – Doolittle Tour 2009 @ Zénith, Paris

Après 11 ans de séparation, les Pixies se sont reformés en 2004. Cette année, ils célèbrent les 20 ans de la sortie de l’album Doolittle par une tournée. Ils étaient au Zénith les 15 et 16 octobre : j’ai eu la chance d’obtenir un billet de dernière minute pour le concert du vendredi.

Compte rendu Pixies - Doolittle Tour 2009 @ Zénith, Paris - 16 octobre 2009
Pixies au Zenith de Paris, 16 octobre 2009

Pixies

Le concert a débuté sur un film sépia assez conceptuel, puis les lumières se sont peu à peu éteintes, le public s’est échauffé et les Pixies sont entrés sur scène sous les acclamations du Zénith. On s’apprête juste à voir en concert le groupe qui a influencé Nirvana… entre autres.

Les trois premières chansons sont bien accueillies, la voix de Franck Black se brise dans les aigus de “Bailey’s Walk” ; mais le public ne commence à danser que sur “Manta Ray”. Kim Deal, la bassiste, lance deux mots après chaque chanson : ‘merci’ et ‘face b’. Puis noir total : l’immense écran derrière la scène s’allume et ‘Doolittle’ s’affiche en fond derrière les musiciens. “Debaser” commence et dans la salle, on voit les écrans des appareils 3G s’allumer pour filmer. Sur l’écran, on voit passer des jambes de femmes, des danseuses…

Après “Wave of Mutilation”, les quatre grosses boules blanches au-dessus de la scène tournent au rouge pendant que sur l’écran dégouline ce qui apparaît comme du sang. Pas la peine de faire un dessin, tout le monde reconnaît “I Bleed” dès premières notes. L’atmosphère se relâche avec la chanson la plus pop de leur répertoire : “Here Comes Your Man”, où l’écran affiche une vidéo des quatre musiciens en noir et blanc, en train d’écouter leur propre chanson. Sur “Monkey Gone to Heaven”, les mains se lèvent pour signifier les chiffres des paroles : «  If man is 5 / Then the devil is 6 / And if the devil is six / Then god is 7 ». Kim Deal annonce que ce soir, ils joueront toutes les chansons de l’album, sans exception. Pas de problème, le public suit : sur “Mr Grieves”, tout le monde crie en choeur « Do you have another opinion ». Sur “Crackity Jones”, l’écran affiche des poupées avec des yeux recousus, la salle commence à se lâcher, on sent que les pogos sont prêts à être lancés… mais on redescend immédiatement avec “La la Love You” sur fond de cœurs enflammés. Certains couples s’enlacent…

Le concert a vraiment décollé avec “N°13 Baby”, où le solo de guitare de Joey Santiago était planant. “There Goes My Gun” a été acclamée par le public, enchaîné avec “Hey” avec le solo de basse de Kim Deal, simple mais prenant ; pendant que le mot ‘chained’ s’affichait sur l’écran.

Sur “Silver”, Joey Santiago part en distorsion comme il sait si bien le faire, pour un résultat saisissant. Mais à peine suis-je plongée dans l’ambiance, à peine me suis-je laissée porter par les paroles, et imprégnée par la musique, que le groupe salue et quitte la scène pendant qu’une vidéo les montre saluant. Le public les rappelle sur le champ, et après un temps, les Pixies reviennent sur scène. Les paroles de “Wave of Mutilation (UK Surf)” sont murmurées par le public; puis “Into the White” nous met en transe avec sa montée et le solo de guitare qui part en live, alors que les musiciens disparaissent derrière l’écran de fumée.

Mais de nouveau, on réalise que les musiciens ont quitté la scène, et les lumières de la salle se rallument. Heureusement, les Pixies réapparaissent pour un rappel des plus rock. Si les jambes n’avaient pas encore valdingué sur “U-Mas”, “Vamos” lance définitivement le mouvement pour retourner la salle. Les signes du démon surfent la fosse pendant David Lovering se lâche plus que jamais à la batterie. Enfin “Gigantic” emporte le morceau comme une bourrasque. Toujours dans le même ordre : Joey Santiago, Franck Black, David Lovering et Kim Deal saluent à nouveau le public.

Après consultation des montres, il n’est que 22h : ils ont joué moins de deux heures, et malgré tout, ils n’ont pas joué la plus connue : “Where is my mind” ! La vente de l’enregistrement du concert à la sortie n’est qu’une maigre récompense. Un concert très rock mais mal rythmé. Je ressors du concert transportée mais légèrement frustrée.

Set List : Dancing The Manta Ray / Weird At My School / Bailey’s Walk / Manta Ray / Debaser / Tame / Wave Of Mutilation / I Bleed / Here Comes Your Man / Dead / Monkey Gone To Heaven / Mr. Grieves / Crackity Jones / La La Love You / No. 13 Baby / There Goes My Gun / Hey / Silver / Gouge Away
Rappel :  Planet of Sound / Isla de Encanta / Something Against You / Gigantic

Je tiens à remercier Guillaume et Alain, sans qui je n’aurais jamais pu assister à ce concert.

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10 réponses sur « Pixies – Doolittle Tour 2009 @ Zénith, Paris »

Nous sommes dimanche et je n’ai toujours pas retrouvé ma voix.
Ils n’ont pas joué « where is my mind »… mais toutes les autres dont tu parles…
Le concert était court… Oui… heu mais c’était bien… grandiose… les pixies… Doolitle… surfer rosa, and co…
Ils auraient pu faire « where is my mind », je me suis dit en sortant…. mais ce n’est pas ce que j’en retient au fond… Plus de quinze que j’attendais ce concert… J’aime doolitle depuis tellement longtemps, au rythme des évènements de ma petite vie… Alors merci les pixies… et bravo… c’était beau… c’était bon… je n’ai plus de voix, et je suis contente…

Je ne peux m’empêcher de penser que ce concert comme celui de la reformation aux eurockéennes est assez mercantile… Après je peux comprendre que pour les plus jeunes qui n’ont pas eu l’occasion de les voir avant, cela soit sympa…

Ben, c’est un peu l’impression que ça m’a donné. On fait un concert rapido et en plus on vend un album live à la fin pour arrondir le cachet…
Mais je suis ravie de les avoir vus en live, j’avoue!

Salut,

Pareil qu’Isa, mais moi, j’ai gardé ma voix – je ne sais pas comment… – et je précise pour Guimauve et ZiKomAgnes qu’il n’y a pas que les « plus jeunes » qui n’ont jamais eu l’occasion de les voir : je suis un fan de la 1ère heure et je ne les jamais vus. En plus, j’ia pu le partager avec mon fils et ses potes que j’ai tous, indirectement ou directement, contaminés au Pixies’virus !
Inoubliable mais court… mais bon… grrrr! déjà fini !

a+
BB.

Vu la veille. Concert scandaleux, une heure quinze de concert montre en main, son médiocre et très agressif dans les aigus, et un rappel fait sous les néons blafards du Zenith. Conclusion du show par un « where is my mind » poussif…

C’est la crise, même chez les Pixies !

Ils ne pouvaient pas jouer plus d’une heure trente car ils avaient un visuel.
Visiblement le concert de vendredi était bien meilleur que celui de la veille.
Un concert bien différent de 2004 qui vient rappeler un constat accablant: le gros a écrit quatre brûlots qui ne comportent aucun déchet. Rien. En concert, c’est qui me sidère le plus, au delà du son et de sa voix: aucun temps mort, aucune faiblesse. Le gros a rempli le contrat.

Vu les pixies vendredi : suis restée avec un énorme sourire et des étoiles ds la tête tout le we…
J’ai eu la chance de les voir à l’olympia en 91, puis en 2004… évidemment en 91, dans cette salle magique, le concert était au top du son et de l’exécution. Mais à comparer je préfère la prestation 2009 que celle de 2004.
Oui, les chansons ne s’enchaînent pas vite mais cela permettait de reprendre son souffle (ils ne sont plus tous jeunes, et nous non plus)… Enfin, nous étions plutôt contents qu’ils n’aient pas joué « Where is my mind ».
Alors bien sûr, leur tournée vise à renflouer les caisses, mais on aime tant leur discographie ! Un grand moment

C’est de nouveau Isa…
Je ne suis pas sure que je faisais parti des plus jeunes de la salle !!
juste pas eu l’occasion de les voir avant…
J’ai retrouvé ma voix… alors je peux dire merci un peu plus fort… je reste sur ma position… grandiose concert… j’ai aimé tout simplement, et je ne me sens pas en mesure d’émettre de critique (même si souvent je sais le faire…). Heureuse de les avoir vu, d’avoir chanter, et d’avoir pu leur dire MERCI… c’est BEAU…. ENCORE…. simplement pour ca, de toute façon j’étais contente avant même que le concert ne commence !!

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