Il y a quelques semaines, à la fin de l’été se déroulait la troisième édition d’un festival bien à part, le Hog Hog (Heart of Glass, Heart of Gold) en Aveyron, un concept original mêlant festivaliers et artistes au sein d’un même lieu et d’un camping dédié pour l’occasion.

Une opportunité de flâner au grand air, tout en chinant dans les bacs à vinyles, de croiser Vlad échappé de Motorama en mode vacances, d’étaler sa serviette à quelques brasses de la douce voix de Nancy Pants sur une scénette agrémentée de parasols au bord d’une piscine aux lignes claires juxtaposées au lac. Une ambiance cosy mais pas que, car ici était réunie plus d’une oreille affûtée, confiantes dans les choix des programmateurs, pour ce festival, jouant les funambules et les contrastes entre la Pop yéménites d’A-WA et le revival des britanniques de Teenage Fanclub réunis sous la piste aux étoiles d’un chapiteau érigé sur les hauteurs du site. S’y succéderont dans une ambiance bleutée minimaliste les suédois Loney Dear, les arrogants Frustration et les basses puissantes aux effluves de cold wave distillées par Dollkraut.

Kaléidoscope musical

En contrebas, sur une seconde scène transitoire, à la proximité plus intime, on pouvait découvrir Apes & Horse et sa pop atmosphérique qui y donnait les premières notes à l’ouverture du festival, mais aussi les perchés de Prince Rama tout droit arrivés de Venus, pour un cours d’aérobic psychédélique mettant le public en transe, mais également le projet minimaliste de Vlad échappé de Motorama, la pop libérée du trio Clara Clara et les percussions dissonantes, punk et ravagées d’Usé faisant écho au set plus tribal joué plus haut de Ninos du Brasil la veille.

Apes & Horses, Teenage Fanclub, A-Wa, Bergen Kremer, Ninos du Brasil, Nancy Pants

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De la musique avant toute chose

Un cocktail laissant peu de place à la baisse de régime avec des soirées qui se poursuivront durant ces deux jours au club jusqu’à l’aube pour les plus endurants et berçant ceux qui avait lâché prise, le polochon coincé sous l’oreille, la mine réjouie. C’est dans ce même club que les lève-tôt pouvaient (re)découvrir à une heure raisonnable et retrouver un peu d’obscurité en plein jour, deux émouvants documentaires, Mistaken for strangers sur The National et 2000 days on earth sur Nick Cave, que les organisateurs avaient eu la bonne idée de diffuser.
Petit moment de grâce pour l’auteur de ces lignes, un instant magique, entre deux chemins de traverse sous les cèdres, laissant s’adjoindre au champ des cigales les rifs endiablés d’Abschaum lors d’un micro-concert surprise qui en laissa plus d’un mordre la poussière.

Abschaum, Usé, Loney Dear, Prince Rama, Frustration, Dollkraut

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Un séjour bien différent et à mille lieux des festivals habituels, qui vous laisse un petit pincement au cœur, lorsque vient le moment de reprendre le chemin du retour, jetant un dernier coup d’œil à l’horizon sur la scène démontée juxtaposée au bord du lac, souhaitant que cet « été sans fin » revient au plus vite, pour une nouvelle édition en 2017. En attendant voici quelques photos de l’événement.

Date : 9 au 11 septembre 2016
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