La Ruda et les Voleurs de Swing au Trabendo

La Ruda, c’est le nouveau nom de la Ruda Salska depuis 2003. Ils ont bien changé depuis leurs débuts très ska, étant donné que leurs deux derniers albums sont essentiellement acoustiques. Mais reste que ce groupe phare de la région angevine est avant tout un groupe de scène, donc quand ils passent sur Paris pour nous présenter leur dernier né Grand Soir sorti en mars, nous étions au Trabendo. C’était aussi l’occasion de découvrir Les Voleurs de Swing en première partie.

Les Voleurs de Swing

Ils sont trois, ils sont jeunes et ils ont pas leur archet dans leur poche. Nos musiciens à la dégaine de vagabonds chics jouent du jazz manouche, inspiré de la musique des balkans, le tout réhaussé de punk, de rap, de hip-hop, de beatbox et même un peu de ska. Ils impressionnent aussi à échanger leurs instruments ou à faire des percus sur un frigo. J’ai été frappée d’un grand coup de nostalgie quand ils ont joué un morceau à la Bérurier Noir. Les Voleurs de Swing cèdent à la tradition tzigane pour nous conter une histoire très imagée sur un périple en Syldavie – un pays inventé par Hergé qui se situerait en Europe de l’Est. Ils réussissent à l’aide de mélodies entraînantes et d’accélérations tourbillonnantes à nous initier aux coutumes locales et du coup à mettre l’ambiance comme si la vodka coulait à flot.

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La Ruda

La chanson la plus évidente pour démarrer un concert de La Ruda est bien entendu ‘l’Odyssée du Réel‘ « Le premier cri…Le deuxième souffle… » ; de là, c’est l’escalade, les gens dansent déjà. Très vite sous l’enseigne lumineuse indiquant La Ruda : Grand Soir, Pierrot présente le grand orchestre de la Ruda Salska. Que ceux qui sont venus pour danser se rassurent, la famille est au grand complet, guitares, batterie et cuivres sont présents. Comme pour nous confirmer qu’ils n’ont en fait pas changé, ils se lancent dans ‘Que le Bon l’emporte‘, tiré de l’album L’art de la joie sur laquelle le public chante la partie des cuivres.

Discographie

Après ‘Unis‘, la foule se déchaîne, sur ‘Go to the Party‘, prouvant qu’ils peuvent foutre le bordel avec une chanson acoustique à la base. Néanmoins ‘Dans la même rue‘ restera calme, la scène baignant dans la lumière bleutée. Après ‘De simples choses‘, aussi très calme, mais qui n’a pas empêché les slams, la Ruda tient sa réputation vindicative avec ‘Quand le Réveil Sonne‘. On remarque que c’est Philly qui est le plus remonté, bougeant partout et brandissant son sax dès qu’il en a l’occasion.

Tout va bien‘ est toujours aussi festif, mais ‘Eddy voit rouge‘ est moins porteur, même s’il swingue énormément. Difficile de slalomer entre tous les albums après quinze ans de carrière et des albums tous différents. Néanmoins, on est loin du DVD live Dans la vapeur et le bruit sorti il y a 5 ans à peine. D’ailleurs ‘Tant d’argent dans le monde‘ est moins dynamique que l’originale… mais c’est là qu’ils reviennent avec ‘Roots ska goods‘ à l’ancienne !

Le public est des plus chaleureux : sur ‘Trianon‘, il est plus que présent, tour à tour applaudissant en rythme ou balançant les bras au son de la complainte du trombone. Après une envolée lyrique des cuivres, Pierrot nous quitte sur ces paroles : « S’il vous plaît portez vous bien ».

Le rappel est complet : ‘Un beau matin‘ plus tard tirée de Grand Soir, ‘Histoires Improbables‘ de Passager du Réel, ‘L’art de la joie‘ de l’album éponyme, ‘le Prix du silence‘, de l’album éponyme encore pour finir sur ‘le Grand Soir‘. Pierrot restera quelques secondes de plus à savourer l’ovation du public. Ils reviendront pour un bref deuxième rappel, bref certes, mais intense avec le titre très rock ‘l’Instinct du meilleur‘.

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Date: 21 novembre 2009
Photographe: Jonathan Petit

11 réponses sur « La Ruda et les Voleurs de Swing au Trabendo »

Super concert, bonne ambiance bonne musique.

Les photos sont quand à elle superbe par contre c’est dommage qu’elles aient une résolution si petite. Vous voulez pas mettre mieux ?

tkx

Si les photos sont si petites c’est qu’il y a des gens qui n’hésitent pas à les utiliser sans autorisation pour diverses raisons, c’est malheureux mais c’est comme ça. En limitant la taille on limite les usages non autorisés (cela a même un nom : contrefaçon).

Je préférerais aussi qu’elles soient dans une plus grande résolution, cela dit c’est quand même généreux de notre part de vous faire partager ces concerts en images et textes, gratuitement, n’est-ce pas ? :)

ça c’est certain c’est très gentil. Et je me doutais de la réponse.

Par contre de toutes les façons vous n’en faites pas commerce de ces photos ? donc à part la reconnaissance du photographe ( ce que j’approuve fortement et vu les photos c’est mérité) qu’elle est la gène ? vous avez peur que des gens supprime la référence au photographe en bas de l’image ? dans ce cas oui je comprend malheureusement la démarche.

en tout cas encore merci pour l’article et les photos.

Hummm on sent la fan dans le Report :-)

l’instinct du meilleur, miammm, ils finissent toujours avec celle-la maintenant (alors qu’avant ils débutaient avec)

peux pas regarder les photos sur l’iPhone :-(

Tu sens la fan un peu déçue?
En plus, on m’a fait comprendre que pour connaître l’album « l’Art de la Joie » par coeur, j’avais obligatoirement quelques années (de plus que le public) au compteur… grrr!

Alors si justement, il y a un certain nombre de pros dans l’équipe. Pour être plus précis, il y des sites (par exemple de journaux nationaux ) qui utilisent les photos sont payer.

Pour ma défense, j’y peux rien si tu as mal (com)pris le sens de mon argumentaire :)

Les commentaires sont fermés.

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