The Terror Pigeon Dance Revolt! : I Love You! I Love You! I Love You! And I’m in Love with You! Have an Awesome Day! Have the Best Day of Your Life!

The Terror Pigeon Dance Revolt! : I Love You! I Love You! I Love You! And I’m in Love with You! Have an Awesome Day! Have the Best Day of Your Life!
Prenez un mec qui réussit l’exploit peu commun de chanter faux sur la longueur complète de son disque. Prenez des accords de musique un peu bancals qui feraient passer la musique de Dan Deacon pour du Mozart. Prenez des paroles totalement débiles qui semblent sorties du cerveau d’un grand malade et vous obtiendrez un disque garanti 100 % bonne humeur.

C’est l’exploit peu banal qu’a réalisé The Terror Pigeon Dance Revolt! et son « i Love You! I Love You! I Love You! And I’m in love with you! Have an awesome day! Have the best day of your life!” Non content de concourir sûrement pour le titre d’album le plus improbable et le plus long de l’histoire de la pop le super groupe de Neil Fridd vient également de décrocher le titre de groupe le plus réjouissant de cette année. Pourtant rien ne semble gagné d’avance lorsqu’on se plonge tête la première dans ce disque, quelques notes de synthé cheap sonnent un peu déjà-entendu, le côté fanfare joyeuse ressemble un peu à the Polyphonic Spree en plus bordélique et pourtant l’alchimie prend parfaitement et on se retrouve vite séduit puis emballé par The Terror Pigeon Dance Revolt.

The Terror Pigeon Dance Revolt! – I love you! I love you! I love you and I’m in love with you!

Mais le plus intéressant est de se pencher sur les quelques vidéos postées par le groupe sur leur site pour se rendre compte du caractère grand-guignolesque de leurs prestations live où ils poussent encore plus loin que le susnommé Dan Deacon le sens de la déconnade et du n’importe quoi. Ca clignote dans tous les sens, Neil Fridd est vêtu de peluche, le public est invité à participer, on s’habille avec tout ce qui traine (costume de super-héros, Santa-Claus, vieilles fringues sorties de la valise des parents…). Si l’on peut mesurer à l’aune de la musique le moral d’une nation (ce dont je suis persuadé…), on se dit que les Etats-Unis sont soient très déprimés soient totalement euphoriques mais alors c’est une euphorie inconsciente qui amène sûrement à une plongée vers le vide. Il y a quelques années les Talking Heads chantaient « Road to nowhere », on peut donc dire que ça y est, on y est là, ici et maintenant. D’ailleurs David Byrne est le patron du label Luaka Bop. Pendant ce temps en France, on peut toujours écouter ce qui marche mais ne vous sentez surtout pas obligé…

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