Bertrand Belin – Hypernuit

chronique : Bertrand Belin - Hypernuit Bertrand Belin en est à son troisième album solo. Je le confesse tout de suite, je n'ai pas écouté les deux premiers. La chanson française n'étant plus franchement ma tasse de thé depuis à peu de chose près mes 18 ans (Malgré la tournure de phrase qui peut prêter à confusion, n'y voir là aucune condescendance…). A l'époque donc où j'écoutais encore de la chanson française, Bertrand Belin, c'était surtout le guitariste de Bénabar. Encore avant ça, et entre autres choses, Bertrand Belin, c'était aussi le guitariste des Enfants des autres un combo parisien, véritables créateurs d'ambiances sonores.

Bertrand Belin

Depuis quelques années, le groupe pas vraiment mort, mais plus franchement vivant, s’est disloqué au grès des collaborations de chacun. Le violoncelliste des Enfants des autres à lui aussi un gout pour les histoires parallèles, puisqu’il s’agit de Pierre Le Bourgeois, violoncelliste de Nosfell.

Mais a priori ce n’est pas le sujet. Troisième album donc. Bertrand Belin entoure ces constructions instrumentales et ces mots de sa voix suaves et un brin nonchalante, quelque chose de trainant et de chaleureux qui, toutes proportions gardées bien évidemment, n’est pas sans rappeler un Bashung. Bertrand Belin construit ses morceaux à cheval entre simplicité et lyrisme. Les mélodies ont de quoi séduire et les arrangements sont soignés. S’il n’y a pas à proprement parler de « moment de grâce » sur ce troisième album, Hypernuit reste un bon moment pour tous ceux qui n’ont pas renoncé à la chanson française le jour de leur 18 ans.

Discographie

Quoi qu’il en soit, Hypernuit est surtout un prétexte parfait pour parler des Enfants des Autres.

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