Aril Brikha : Deeparture In Time Revisited

Aril Brikha, l'irano-suédois, le premier et le seul je pense a avoir signé chez Transmat décide de nous offrir à nouveau son album fondateur agrémenté de matériaux inédits composés entre 1995 et 1999.

« Deeparture In Time  » fait partie de ces albums fondateurs d’une époque et d’un lieu. En effet, on reconnait immédiatement le son de Detroit si cher à mes oreilles dans toute sa splendeur et son émouvante beauté. Le musicien, tel un orfèvre, construit patiemment ses titres en y apposant toute une palette de sons : claviers soyeux, sonorités acides discrètes, nappes atmosphériques planantes. Le tout forme un ensemble homogène auquel il est difficile de résister. Le plus amusant dans l’histoire est que ce disque sorti en 2000 n’a pas pris une ride et que près de 11 ans après sa parution il sonne toujours aussi frais et actuel. L’histoire dit encore que Aril Brikha a découvert la musique électronique en écoutant Depeche Mode, Front 242 et Jean-Michel Jarre avant de connaître la musique de Robert Hood et UR.

Aril Brikha : Deeparture In Time Revisited

N’ayant pas de réponses dans son pays, la Suède, il se décide à envoyer une maquette à Derrick May qui emballé décide de sortir son premier maxi « Art Of Vengeance » sur Fragile et par la suite l’album sur Transmat qui servira de pierre fondatrice à toute la relève de Detroit. La boucle et bouclée puisque « Deeparture In Time Revisited » sort aujourd’hui sur son propre label répondant au nom de son premier maxi. En tout cas, si vous ne pouvez pas ou ne voulez pas danser sur le magnifique triptyque qui clôture le premier disque « Groove La Chord », « Headhunter », « Read Only Memory » c’est que vous êtes paraplégique ou sourd.

Brikha - Deeparture In Time Revisited

Aril Brikha – Groove La Chord

Aril Brikha : Deeparture In Time Revisited
9/10

Les commentaires sont fermés.

Cela pourrait vous intéresser

Magenta – Un Peu d’Amour

Vidéo : Magenta – Un Peu d’Amour (avec Yoa)

Après les discours riants du duo comique Vincent Lindon et Volodymyr Zelensky sous le regard complice et ému de Thierry Frémaux en ouverture du 75ème festival de Cannes, on avait envie d’un peu d’amour, petit lâcher prise offert par Magenta avant leur nouvel EP disponible le 17 juin et en précommande ici.
Brisa Roché & IX

I want my BRMD !

Attention. Alerte OMNI. Brisa Roché & IX (prononcer ixe nous précise t-on) bousculent le dress code musical avec leur « Heavy Dreaming pop » qui ne rentre pas dans les cases.

Plus dans Chroniques d'albums

Jana Horn

Jana Horn – Optimism

On avait découvert cette voix sublime avec une invitation, Go on / Move your body. On avait évoqué Duras en écoutant la première fois son formidable Optimism. On revient sur ce disque qui depuis ne quitte plus nos oreilles et notre cœur de midinette.
Blondino

Blondino – Un paradis pour moi

Blondino fait partie de ces artistes pour lesquels la définition serait à chaque fois imparfaite, trop vague, une suggestion. Ou alors une tentative. Avec juste quelques balises, posées, lancées plutôt, vers de vagues extrémités, histoire d’en conserver l’ampleur.
Limiñanas / Garnier - De Pelicula

The Limiñanas / Laurent Garnier – De Película

Qu’est-ce qui ressemble à un disque des Jesus and Mary Chain ? Un disque des Jesus and Mary Chain. Qu’est-ce qui ressemble à un disque des The Limiñanas ? Un disque des The Limiñanas Avec De Película, les The Limiñanas signent un pacte avec Laurent Garnier et quitte les rivières pourpres de Shadow People pour […]
H- Burns -Burns The Wire

H-Burns – Burns on the Wire

H-Burns décide de prendre tous les risques et quitte l’Amérique de Jason Molina et de Rob Schnapf pour le Canada du Perdant Magnifique.