photos Anna Calvi @ Nouveau Casino (06.2010)

Anna Calvi @ Nouveau Casino (06.2010)

C’est les pompes un peu plus boueuses que la veille et les mollets un peu plus endoloris que l’on commence cette troisième et dernière journée de Rock En Seine.

The Naked And Famous

Aujourd’hui, c’est The Naked And Famous qui ouvre mon bal sur la scène Pression Live. Le groupe néo-zélandais joue une Electro Pop mélodique aux doux soubresauts indé.

Frànçois & The Atlas Mountains

Frànçois & The Atlas Mountains montent sur la scène de l’Industrie. Le groupe français, croisement entre un MGMT et Un Foals sert un electro folk organique aux touches world. Sur scène, on trouve une pléthore de claviers (Roland et moog) et percus. Le tout est présenté dans la langue de Molière ; l’exercice qui aurait pu se révéler périlleux est assez bien ficelé pour être réussi et offre de beaux moments psycho planants, aux instrumentations aériennes.

Lilly Wood and The Prick

Il y a deux ans, c’était sur la scène de l’industrie que s’illustrait Lilly Wood and The Prick. Cette année, ils prennent d’assaut la grande scène de la cascade pour un set plein d’assurance, peut être plus énergique que les saisons précédentes.

Cat’s Eyes

Avant de s’illustrer avec The Horrors, Faris Badwan nous présente Cat’s Eyes, projet mené avec la chanteuse lyrique Rachel Zeffira. Passons rapidement sur le morceau pompé sur Femme Fatale du Velvet pour mentionner directement le jeu de scène de Badwan consistant exclusivement en maintenir sa mèche sur ses yeux. La prestation est faites d’une alternance métronomique de morceaux doux et amoureux, romantico-mystiques pour gothique en fleur et de morceaux plus noirs, tendance The Horrors shoegaze, nettement plus efficace.

Simple Plan

Le groupe pour midinette contente efficacement ceux venues les voir. Les canadiens offre un vrai show à l’américaine capable de faire sortir de nous l’adolescent en sommeil.

Miles Kane

Une foule compacte se presse devant la petite scène de l’Industrie pour voir la prestation du numéro deux des Last Shadow Puppets. Miles Kane distille un rock anglais énergique et racé aux Mélodies vintage et guitares racées. On ne comprend plus bien pourquoi on fait tout un plat d’Alex Turner.

The La’s

La prestation de The La’s vaut pour sa valeur historique. Le duo guitare/basse donne aux morceaux une allure de demi, un aspect au mieux lo-fi, sinon rachitique et incomplet. Il manque forcément quelque chose. Le set ne décollera jamais vraiment, laissant une sensation de nostalgie et d’inachevé. Même le légendaire « There She Goes » ne suffira pas à réchauffer un public laissé inerte par cette prestation.

Anna Calvi

On retrouve dans le set d’Anna Calvi ce qu’on aime de son album : une fougue sage, des mélodies enlevées, une grâce racée… Le charme est au rendez-vous pour les amateurs de la belle, toujours accompagnée de son batteur et de sa percussionniste occupée à animer un instrument fait de bric et de broc. Le tout est d’une propreté un peu redondante. On se surprend à espérer une petite aspérité qui viendrait animer le show de quelque chose d’humain. Tout est dans le contrôle. On pouvait attendre un grain de folie.

Deftones

En tête d’affiche du jour, Deftones qui a apporté sur le site une petite cohorte de fan de métal un poil plus âgé que ceux venus pour Simple Plan. Chino et sa bande offrent un set vitaminé qui ne laisse pas un seul instant les mélodies de côté. Résultat immédiat : la foule répond présente pendant le set d’une heure, les guitares défilent entre les mains de Stephen Carpenter, Chino sautille comme un cabri…

Archive

Ce sont les anglais d’Archive qui vont clôturer cette édition 2011, accompagnés d’un orchestre au grand complet pour l’occasion. Le set des anglais oscille entre douceur et force, entre mélancolie et énergie brute déployée, au confluent de l’électro et de l’électricité, comme il se doit. On me dit que la formule est redondante. Certes. Mais elle fonctionne. On reconnait tour à tour, You Make Me Feel (qui annonce l’entrée en scène de Maria Q), Sane, Bullets, Controlling Crowds… Ce live est un travail d’équipe où tous participent à l’élaboration des pièces sonores. Si on ajoute à cela un jeu de lumière magistral, on assistait dimanche soir à un live de haut vol.