Montgomery
Le Gaz’art accueillait ce jeudi le festival intitulé l’Ascensationnelle, organisé par les Boutiques Sonores, et qui tournera jusqu’à dimanche dans différentes salles parisiennes. La soirée était étiquetée « post punk VS folk pop » sur le site du Glazart ; tout un programme, donc, avec pas moins de cinq groupes : Arch Woodmann, Jordan, Fairguson, Montgomery et Fordamage.
Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils viennent du grand-ouest de la France et ils font de la bonne musique : c’est surtout pour Montgomery que j’étais venue au Glaz’art ce soir-là. SK a pu les filmer récemment dans des conditions exceptionnelles et même, ne lésinons pas sur les mots, extrêmes, pour une session que vous découvrirez bientôt, cher lecteur (patience).
Discographie
MontgomeryC’est tout électrisés que le quintet rennais est monté sur la scène du Glaz’art : prêts à en découdre pour défendre leur volcanique nouvel album Stromboli, abondamment équipés au niveau son (deux batteries, synthés à ne plus savoir quoi en faire, plein d’autres choses pour faire du bruit organisé…) mais aussi au niveau lumière avec de très chouettes visuels projetés en fond de scène – films noir&blanc expérimentaux, diapos graphiques… – qu’on aurait d’ailleurs voulu voir encore mieux.
Pendant une heure, on va donc se régaler les yeux et les oreilles. Enfin, on aurait bien aimé se régaler les oreilles, mais, avouons-le, le son n’était pas excellent… Difficile, donc, d’apprécier pleinement la musique envoûtante et assez unique de Montgomery, une musique qui oscille toujours entre la solennité sous-jacente, l’expérimentation intermittente et la blague fugace (« Melody »).
Les guitares peuvent hurler (« Daisy », « Le Ciel »), le tempo peut être effréné (« Ma Chair »), il y aura toujours quelque chose de planant dans la musique de Montgomery, sans doute à cause de leurs voix (qu’ils ont fort jolies) qui recouvrent leurs morceaux comme… comment dirais-je ? Comme un manteau neigeux ? Comme un linceul ? Une ardente coulée de lave du Stromboli ? Je m’égare.
Si la musique est formidable, avec un set mêlant des titres de leur nouvel album et ceux de leur précédent (intitulé Montgomery), le jeu de scène reste un peu à travailler. Il est vrai qu’il n’y avait pas trop la place de bouger dans les 2m² restant entre tous les instruments, les musiciens, le projecteur et le projectionniste qui va avec.
Les musiciens étaient un peu serrés, mais ce n’était malheureusement pas le cas du public : comme pendant le reste de la soirée et malgré la bonne qualité générale des prestations, on avait la place de circuler et une distance respectable séparait le premier rang de la scène dans un Glaz’art partiellement rempli. Un public clairsemé, très policé voire un peu mou, gagné sans doute par les torpeurs familiales de l’Ascension plutôt que par les ardeurs musicales de l’Ascensationnelle, ce que nous n’hésitons pas à qualifier de regrettable.
Salut,
y’a moyen de m’envoyer quelques photos du concert avec des projections ?
merci,
nico;