Alela jacta est !

Alela Diane au festival des 7 collines
Guimauve - 12/07/2013
Alela Diane au festival des 7 collines
Alela Diane au festival des 7 collines

Alela Diane est de passage en France où le succès est né pour faire découvrir son nouvel album, About Farewell après un divorce et bientôt une pause maternité. Nous étions au festival des 7 Collines pour l’écouter.

Alela Diane

Alela Diane aime la France qui le lui rend bien, elle a choisi cet été des lieux hors norme pour poser ses valises et sa voix envoûtante. Avec ce nouveau disque, elle a repris le contrôle de la situation au moment où elle faisait le point sur sa vie. About Farewell est très proche de The pirate’s gospel, la voix et la guitare prédominent sans les fioritures de la production de Scott Litt pour le précédent album. Cela donne un disque lumineux et sombre (« Some things are best if kept in darkness » , mélancolique mais pas désespéré, où le spleen est transcendé par cette voix familière et généreuse. Elle se met à nu en jouant sur scène ces chansons si intimes avec cette écriture sèche à la Hemingway et l’on entre immédiatement en empathie tant la souffrance affleure. Mais ce disque cathartique n’est qu’une étape, un tremplin vers un avenir radieux, vers une nouvelle vie. Chaque titre semble être une libération « I heard somebody say / That the brightest lights /  Cast the biggest shadows / So honey, I’ve got to let you go » (About Farewell) ou quand elle scande ce « Honey, there is nothing I can do… to save you from yourself. »

Alela Diane au festival des 7 collines
Alela Diane au festival des 7 collines

Mais il n’y a rien de plombant là dedans et elle nous l’a confirmé dans le hall du musée d’art moderne de St-Etienne où elle jouait deux soirs consécutifs. Elle fut resplendissante s’amusant de l’averse soudaine après un soleil éclatant ou des menus problèmes de son. Elle était accompagnée d’Heather Broderick au clavier, à la flûte traversière, à la Gibson SG et aux choeurs. Le set fut essentiellement constitué des nouveaux titres précieux d’About Farewell, 9 en tout dont les somptueux The Way we fall ou Nothing I Can Do, mais encadrés par son panthéon personnel, Tired Feet, Dry Grass And Shadows, White as diamonds, Lady Divine, The Rifle et bien sûr son ode à la maternité heureuse, Oh mama.

A tout juste trente ans, elle semble ragaillardie et métamorphosée.

Alela Diane sera en concert le 12 juillet au théâtre Antique d’Arles et le 13 juillet au Palais Idéal du Facteur Cheval à Hauterives.

Alela Diane – Oh Mama

Set list :
1. Tired Feet
2. Dry Grass And Shadows
3. White as diamonds
4. Colorado Blue
5. Lost Land
6. The Way we fall
7. Hazel street
8. I thought I knew
9. Rose & Thorn
10. Nothing I Can Do
11. Before the Leaving
12. About farewell

Encore :
13.Lady Divine
14. The Rifle
15. Oh mama

Date : 10 juillet 2013
Lyonnais qui revendique sa mauvaise foi car comme le dit Baudelaire, "Pour être juste, la critique doit être partiale, passionnée, politique...", Davantage Grincheux que Prof si j'étais un des sept nains, j'aime avant tout la sincérité dans n''importe quel genre musical...

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