Milton Jackson, pas le frère de…

chronique CD, Milton Jackson : Crash La vulgarité a encore de beaux jours devant elle dans notre beau pays. Preuve en est faite avec le succès (relatif tout de même) que rencontre le triumvirat poussif de dj’s umpuesques que nous connaissons (malheureusement) tous au moins de nom, qui en sont parvenus à pervertir le mot « house ».

Milton Jackson – Album : Crash


Effectivement, la house ce n’est pas cette soupe qu’on nous sert à longueur de compiles fabriquées au kilomètre, entendue dans n’importe quel magasin où vous entrez, rabâchée sur les ondes de radio et en fond sonore à la télévision.

La vraie house existe toujours mais elle se terre afin de ne pas trop s’exposer. Quelquefois, certains artistes tentent de sortir des albums, le cul entre deux chaises, entre underground et mainstream. Bury Christie aka Milton Jackson est de ceux là « Crash » aurait pu être le disque fait pour plaire à tous sans jamais sombrer dans la trivialité. Déjà repéré avec « Bionic Boy » sorti chez Glasgow Underground en 2002, cet écossais connaît son histoire de la house sur le bout des doigts, vrai musicien si cela peut rassurer certains puisqu’il a étudié la guitare classique étant ado pendant 8 ans. Ses tracks respirent l’authenticité, la plaisir de composer, ils ont une vrai âme, les anglais utilisent souvent l’expression « a ghost in the machine » qui s’applique très bien à ce que l’on ressent lors de l’écoute de « Crash ».
Néanmoins Milton Jackson, nourri, de mille influences, s’éparpille un peu dans plein de directions et au final ça donne un disque sans réel cohésion qui sonne plus comme un hommage à des légendes tels que Marshall jefferson , Kerri Chandler, Les Baxter…

Encore un petit effort Milton et je suis sûr que ton prochain album te ressemblera plus.

« Crash » est sorti chez Freerange Records (www.freerangerecords.co.uk)

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