Power to jeunes cons, Rinôcérôse : 0 – Battant : 1

Battant à la Cigale - 10 octobre 2009 (festival Factory)

Ce n’était pas la foule des grands soirs ce samedi à la Cigale pour le quatrième concert de la série Factory. Le marketing ayant fort bien fait son travail en promettant « La confrontation entre musique et visuel : la passionnante rencontre entre le duo d’Electronic Shadow, fabricants talentueux d’images et d’installations renversantes, et les montpelliérains de « Rinôçérôse », adeptes d’un electro-rock puissant. Ils dessinent un futur pour les concerts. », on pouvait espérer un public moins clairsemé.

Battant

Ça commence très fort par Battant, la sensation new-wave-post-punk signé chez les dénicheurs de talents, Kill The Dj, en quelques morceaux, le groupe distille son venin et l’air mutin de la franco-canadienne Chloé Raunet ajoute un parfum de défendu qui fait son effet. Le son oscille entre Joy Division, Cabaret Voltaire et Wire, de discrètes nappes électro glacées comme la banquise relèvent le tout et ça fonctionne plutôt pas mal. On discerne chez Battant une volonté de jouer très vite, très fort, pour ainsi aller à l’essentiel.

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Rinôçérôse

Rinôcérôse, au début de leur carrière, il y a une douzaine d’années, souhaitaient composer de la house mais avec des guitares. Ils n’ont pas changé leurs ambitions en route mais auraient pu le faire par opportunisme, j’avoue n’avoir jamais accroché à leur musique, trop simpliste, trop gentiment joyeuse. Le seul morceau m’ayant convaincu, il y a quelques années était le remix de « Music Kills Me » par Rapture avec son entêtant piano et son sax enchanteur. Rinôcérôse n’ayant jamais été prophète dans leur pays, leur fusion rock-house-électro n’a jamais beaucoup plu et très vite le groupe a préféré se tourner vers l’Espagne plus réceptive à leur musique. Le concert de ce samedi, n’a, me semble-t-il pas apporté grand-chose de plus à l’édifice Rinôcérôse. Ok les visuels étaient sympas mais déjà vu un millier de fois, ok ils ont de l’énergie et de l’enthousiasme à revendre mais quel groupe n’en a pas ? Les guests étaient bien là, Jessie (de Fancy) et sa voix de hard-rockeur de pacotille sous acide, Bnann des Infadels et en invité exceptionnel Bob Rifo et son masque de Venom (bon là c’était un peu foutage de tronche…). Le public a apprécié Rinôcérôse contrairement à moi mais je n’adhère vraiment pas à cette fusion un peu foutraque et bancale de la musique. La salle s’est échauffée et s’est mise à taper dans les mains, sautiller puis pogoter, Rinôcérôse même s’ils ne révolutionnent pas la musique possède suffisamment de charisme et de passion dans ce qu’ils font pour retourner les foules et après tout c’est ça l’essentiel.

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Photographe
Fou de musique au goûts éclectiques (électro, pop, rock, jazz...) fondateur de Soul Kitchen, réalisateur des SK* Sessions et photographe

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7 réponses sur « Power to jeunes cons, Rinôcérôse : 0 – Battant : 1 »

Belles séries.
J’avais pris un énorme plaisir à photographier Jessie pendant un concert de General Elektriks. J’adore les artistes qui donnent sur scène.

Ce sont les meilleures photos live qu’on ai eu depuis longtemps!
Jean Phi de « rinôôô »

Les commentaires sont fermés.

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