En 2015, les photographies de Thurston Moore à La Route de Rock avaient été autant de coups de semonce pour le public. Attention, grand photographe en approche… Mais qui a donc figé la bouille de l’ex Sonic Youth ainsi ? Sevrette dîtes vous. Intéressant.

En 2015, les photographies du concert brestois de Peter Milton Walsh et de ses Apartments avaient été autant de coups de grâce. Et de grâce, il en est toujours question dans les clichés de Sevrette. Sans le savoir, ce photographe avait transformé Milton Walsh en son rêve le plus cher : un acteur de la Nouvelle Vague.

Jérôme Sevrette

En 2016, on regarde donc le travail de Jérôme Sevrette d’un peu plus près et on se délecte de ses clichés. Doué, ce photographe fait preuve d’une grande générosité (ça se voit) et d’une grande humilité (ça se lit).

Comment es-tu venu à la photographie ?

Jérôme Sevrette : Je suis arrivé à la photo par la musique, les pochettes de disque et les photos de groupes, les portraits de musiciens, de chanteurs dans les magazines rock des années 80/90. C’est de là que tout est parti, de cette association entre l’image et les ambiances sonores des groupes que j’écoutais à cette époque. J’ai toujours trouvé qu’il y avait un lien très fort entre la photographie et la musique.

Comment t’es tu formé ?

Jérôme Sevrette : Tout seul comme un grand, pas d’école de photo ni d’école d’art, j’ai appris en regardant les photos d’autres photographes comme Anton Corbjin, Richard Dumas ou Renaud Montfourny. Je suis 100% autodidacte.

Pourquoi fonctionnes-tu essentiellement en N&B ?

Jérôme Sevrette : Je ne travaille pas uniquement en noir et blanc, j’ai réalisé un bon nombre de portraits en couleur même (comme le portrait de Dominique A pour sa préface dans le livre sur les 25 ans de la Route du Rock) mais j’admets que c’est un type de rendu que j’utilise souvent et qui m’est souvent demandé par les musiciens/groupes que je photographie. Le noir et blanc a et aura toujours ce côté classieux, sobre et épuré, l’œil n’est pas distrait par une multitude d’informations colorimétriques, il y a un rapport plus direct avec l’image. Et je pense aussi que ça vient du fait que les photographes qui m’ont inspiré comme Dumas ou Corbjin travaillent eux aussi principalement (mais pas exclusivement) en noir et blanc.

Dominique A par Jérôme Sevrette

Dominique A par Jérôme Sevrette

Quel matériel utilises-tu ?

Jérôme Sevrette : J’utilise actuellement un Canon 5D Mark III avec quelques belles optiques comme le Canon 85 mm 1.2 que je viens d’acquérir ou le Canon 70-200, véritable couteau suisse que j’utilise souvent en concert. Sinon j’utilise toujours mon vieux polaroid 600, il est complètement déglingué mais il fait de super photos. J’ai réalisé deux très belles séries avec cet appareil pour Xavier Plumas et Frédéric Truong. Toutes mes photographies de la série Terres Neuves ont également été réalisées avec ce même appareil.

Les pochettes de disques

Tu as réalisé des pochettes de disque seul (Filip Chrétien) ou en réalisant une collaboration (Méliès avec Frank Loriou). Comment cela se passe t-il ? On vient sonner à ta porte ?

Jérôme Sevrette : Alors non je n’ai jamais rien fait en collaboration avec Frank Loriou, Arman Méliès c’est du 100% Frank Loriou ! N’étant pas graphiste à proprement parler, je ne réalise souvent que la partie purement photographique de l’artwork, s’il m’est arrivé de faire aussi un peu de graphisme comme pour les compilations ADA ou ma série de livre Terres Neuves, c’est simplement parque que j’avais une idée bien précise d’une association photos/texte. Oui pour les pochettes de disque, à la différence des photos promos ou des portraits, c’est toujours une demande des groupes. Soit le groupe a déjà une de mes photos en tête pour l’artwork, soit il me demande, me commande une nouvelle photo avec une inspiration, un style bien précis à respecter.

Tu as une totale liberté ? Tu proposes ton travail à l’artiste ou tu collabores avec lui ?

Jérôme Sevrette : Une liberté totale oui mais toujours en accord avec ce que l’artiste a en tête pour son artwork, c’est un vrai travail de collaboration et d’échange d’idées.

Comment s’est déroulé ton travail avec Filip Chrétien ?

Jérôme Sevrette : Avec Filip, ça été très rapide et simple puisqu’il avait déjà en tête tout son artwork. Filip avait déjà repéré et choisi dans mes photos, celle qui serait la couverture de son disque, et pour le portrait du livret il avait aussi déjà choisi une photo que j’avais faite de lui lors d’un précédent shooting. Il s’est ensuite occupé de toute la partie graphique et l’artwork s’est fait de manière très simple et naturelle, et ça a donné un bel objet, épuré, poétique, cinématographique, sobre et mélancolique, en accord parfait avec sa musique… Par la suite Filip m’a proposé de participer à la réalisation du clip de Mes sentiments, je n’avais jamais vraiment fait de captation vidéo auparavant mais j’ai trouvé l’idée sympa et nous sommes partis moi, ma compagne Mélanie et Filip du côté du Golfe du Morbihan pour une journée afin de rapporter les images auxquelles avait pensé Filip pour sa vidéo. Nous sommes rentrés de notre périple en fin d’après-midi, Filip a fait le montage dans la nuit et dès le lendemain, la vidéo était en ligne, si ça ce n’est pas du travail de professionnels…

Filip Chrétien – Mes sentiments

Les portraits

Même question que pour les pochettes de disque.. C’est toi qui te diriges vers les artistes ou c’est le contraire ?

Jérôme Sevrette : Je ne dirige pas vraiment, je peux donner des indications mais je préfère laisser mes sujets se placer où ils veulent dans le décor pour rester dans un esprit naturel et spontané, il n’y a pas vraiment de mise en scène dans mes photos, simplement une mise en lumière.

Comment une séance se déroule ?

Jérôme Sevrette : Pour qu’une séance se passe bien, il faut la préparer en amont pour s’assurer que le groupe soit bien disponible pour se faire photographier le moment venu, les trucs fait à l’arrache avec un groupe pas trop au courant du shooting ou moyennement dispo, ça peut marcher aussi mais il y a une plus grosse part d’incertain avec ce type de pratique (c’est généralement à ce type de cas que je suis confronté en marge de certains festivals). Sinon, quand tout le monde est réuni, j’explique un peu le type de photos que je voudrais faire, je teste les différents plans, les cadrages possibles, les lumières et on commence. À l’inverse, certains artistes arrivent avec une idée bien précise en tête, je fais donc au mieux pour que mes prises de vue se rapproche le plus possible de leurs visions, c’est d’ailleurs tout aussi intéressant de travailler sur une idée une pensée très précise de la part des artistes.

Xavier Plumas (photo : Jérôme Sevrette)

Xavier Plumas (photo : Jérôme Sevrette)

La photo de Xavier Plumas (Tue-Loup) dans sa salle à manger est un portrait qui me tient vraiment à cœur, parce que Xavier avec le temps est devenu un ami, parce que je suis un fan de la première heure de Tue-Loup et peut-être aussi parce que cette photo était ma première commande sérieuse de portraits pour un disque de la part d’un label. C’était en 2009 pour la pochette du premier album solo de Xavier « La gueule du cougouar ». Pour cette session, je suis allé chez lui dans sa résidence sarthoise, nous ne nous étions jamais rencontré mais entre sarthois, le courant est tout de suite très bien passé. Je ne savais pas encore ce que j’allais faire, j’avais juste eu comme indications de la part du label qu’il faudrait que les photos soient en couleur et qu’on y voit de l’eau. Mais arrivé sur place et après avoir écouté l’album de Xavier dans son intégralité, ce n’est pas trop ce que j’avais en tête, je pensais plutôt à une photo très solennelle et forte en noir et blanc comme la photo de Bashung par Richard Dumas pour L’Imprudence. J’ai donc suivi mon instinct et Xavier voulait une photo dans sa belle salle à manger avec cette très belle peinture en arrière-plan, j’ai trouvé l’idée sympa et nous avons commencé à installer le décor (les fruits sur la table, le bougeoir, les chaises…) sans trop savoir ce que ça allait donner. Nous avons fait les photos et sommes ensuite parti faire un tour en campagne pour d’autres photos en extérieur. J’ai fait pas mal de photos numériques à cette occasion et quelques polaroids également. Au final il est ressorti de cette session une quarantaine de photos… Mais toutes en noir et blanc et on ne voit d’eau sur aucune d’entre elles. J’ai tout envoyé au label en pensant que j’allais me faire jeter car je n’avais rien respecté de ce qu’ils m’avaient demandé mais à ma grande surprise ils ont complètement flashé sur les photos et m’ont dit que j’avais bien fait de suivre mon instinct. Le choix de la photo pour la cover du disque s’est porté sur cette fameuse photo de la salle à manger, les autres ont été utilisées pour le livret et la promo de l’album. La photo de Jeanne Added est plus récente puisqu’elle date de novembre 2015. J’ai fait cette photo en marge des Rockomotives de Vendôme, un festival auquel je participe tous les ans en tant que photographe. C’est un peu mon festival fétiche, j’aime son ambiance et son côté très amical, presque familial, on se sent tout de suite bien quand on arrive sur place et je pense que c’est également le ressenti des musiciens, tout le monde est cool aux Rockos et la prog’ est toujours excellente et variée.

Jeanne Added (photo Jérôme Sevrette)

Jeanne Added (photo Jérôme Sevrette)

Donc pour en revenir à cette photo de Jeanne Added, j’avais prévu un petit shooting avec elle après ses balances en fin d’après-midi mais comme je l’ai dit précédemment, un festival n’est pas forcément le meilleur moment pour photographier les artistes car ces derniers sont souvent en pleine tournée et sont souvent fatigués et peu disponibles, ce qui se comprend tout à fait et je ne force jamais la main à un artiste pour avoir son portrait s’il n’est pas disposé à être photographié ou si les conditions ne sont pas bonnes, dans ce cas là je préfère encore ne rien faire. C’est presque ce qui s’est passé avec Jeanne Added, elle est arrivée un peu fatigué à Vendôme et avait peur que ça se voit sur les photos mais en même temps, elle a vraiment joué le jeu et a commencé à courir à l’extérieur pour rejoindre un arbre dans un parc proche et le prendre dans ses bras… Il a donc tout naturellement été décidé sans que nous ayons à échanger le moindre de mot que cet arbre serait le décor pour cette session. Il faisait presque nuit vers 17h30 en ce début novembre, un mince et pale rayon de lumière éclairait encore le visage de Jeanne et j’ai tout de suite vu que ça ferait de belles images. A la fin de la session, elle a demandé à voir les photos directement sur l’écran de mon appareil, je les faisais défiler et à un moment elle a simplement dit « whoua c’est beau ! » un peu plus tard, je lui ai envoyé les versions définitives en noir et blanc qu’elle a aussitôt partagé sur les réseaux sociaux, elle avait visiblement bien apprécié mon travail.

Jérôme Sevrette en concert

Tu sembles aimer prendre les gens en contre-plongée et te focaliser sur leur visage comme celle de Thurston Moore ? Je me trompe ?

Jérôme Sevrette : En fait je ne suis pas un fan plus que ça de la contre-plongée mais c’est que bien souvent en concert et surtout en festival, quand la scène se retrouve à 1 mètre (voire 2) au dessus de ta tête, tu n’as pas vraiment le choix dans ton cadrage. Le pire c’était à la Route du Rock l’été dernier, au pied de la scène j’avais l’impression d’être devant un mur, si bien que si un musicien se trouvait en milieu de scène, on ne voyait que son buste ou sa tête.

Thurston Moore (photo : Jérôme Sevrette)

Thurston Moore (photo : Jérôme Sevrette)

Qu’attends-tu d’une photographie de concert ?

Jérôme Sevrette : Que l’on ressente en la regardant, l’énergie, l’intensité et l’esprit du groupe photographié. Je tiens aussi à ce qu’il y ait une part d’irréalisme dans mes photos live, comme une image tirée d’un film ou d’une pièce de théâtre.

Peter Milton Walsh (photo : Jérôme Sevrette)

Peter Milton Walsh (photo : Jérôme Sevrette)

Ce portait de Peter Milton Walsh a été pris lors de son passage à La Carène à Brest en septembre 2015. J’ai pris cette photographie alors qu’il était sur scène et qu’il se protégeait les yeux d’un spot assez violent braqué sur lui, il est resté comme ça quelques secondes et j’en ai profité pour faire cette photo totalement inattendue, le charisme du personnage a fait le reste. J’ai fait d’autres portraits de lui sur scène et hors scène mais c’est cette photo qui est restée, j’aime cette attitude et le rendu très cinématographique de l’image. La photo de scène permet parfois de saisir des postures assez intéressantes. Il se passe toujours quelque chose sur scène, même quand le groupe ne joue pas, il y a toujours un geste, une attitude à saisir… S’il m’arrive de réaliser mes portraits d’artistes directement sur scène pendant les concerts ou les soundchecks, c’est aussi parce que les ambiances lumineuses d’une scène sont parfaites pour ce type de photo, c’est toujours mieux que faire un portrait backstage dans un couloir sous un néon tout pourrit…

And Also The Trees (photo : Jérôme Sevrette)

And Also The Trees (photo : Jérôme Sevrette)


Dans le genre charismatique impossible de passer à côté de mes amis d’And Also the Trees, sur cette photo prise lors de leur passage aux Ferrailleurs à Nantes en mai 2013, on se rend bien compte de l’intensité et de l’énergie du groupe sur scène. Je pourrais aller les voir tous les jours en concert que je ne m’en lasserai pas, Un mauvais concert d’And Also The Trees, ça n’existe pas. Ce duo, ce jeu entre les frères Jones est un véritable plaisir à photographier, tout y est, l’attitude, les postures, les regards, c’est comme être photographe de plateau sur le tournage d’un film avec une parfaite mise en scène et des acteurs au sommet de leur art.

Top 10

Ton album préféré de 2015 ?

Jérôme Sevrette : Incontestablement l’album Les Traces de Filip Chrétien.

Le disque que tu attends le plus en 2016 ?

Jérôme Sevrette : Là je suis désolé mais je vais devoir passer en mode auto-promo. J‘attends avec impatience la sortie de la sortie de Terres Neuves [Re] Visions en juin 2016 aux Éditions de Juillet en coédition avec Str8line Records en coédition avec Str8line Records avec de nouvelles photos, une trentaine de titres originaux ou versions inédites de la part d’artistes français & étrangers comme The Apartments, Ricky Maymi (The Brian Jonestown Massacre), Franck Alba (Piano Magic), Brisa Roché, Tue Loup, Frantic & Robert Palmer, Richard Pinhas Feat. Philip K. Dick, Bruno Green, Kramies, A Singer Must Die, Lou, Dave Le Monocle & Olivier Mellano, Filip Chrétien, Jean-Louis Bergère, Jehan & Isa Valenti, Colin Chloé, Republik & Nolwenn Korbell, This Grey City, Dead, Dale Cooper Quartet, Lambwool, Ulan Bator, Renaud-Gabriel Pion et bien d’autres… et des textes originaux d’Arnaud Le Gouëfflec, Dave Le Monocle et Eric Scatton-Tessier. Cette édition fera suite au premier volume Terres Neuves sorti en 2013 qui avait remporté un vif succès et s’était retrouvé en rupture de stock l’année suivante.

Terres Neuves

Terres Neuves

Le disque qui va forcément te décevoir ?

Jérôme Sevrette : Le prochain album de James ? J’ai longtemps été fan de ce groupe et ressens toujours une sorte d’affection pour eux, même si leurs derniers disques ne sont pas très bons… J’ai eu la chance de les voir à l’époque où ils étaient au mieux de leur forme en 1991 aux Trans Musicales de Rennes. Ils clôturaient une soirée de concerts qui affichait complet surtout à cause de la présence de Nirvana, tout le monde était venu pour voir Kurt et sa bande, moi aussi je ne vais pas le cacher mais savoir que James était là aussi, c’était un peu comme aller voir des potes sur scène. Je sais qu’ils vont sortir un nouvel album en 2016 qui aura pour titre Girl at the end of the world, j’ai écouté un premier single extrait de cet album, pas si mal que ça même si je sais déjà que ce nouveau disque sera en deçà de leurs productions des années 90… en fait non, je ne serai pas déçu, savoir qu’ils sont toujours là en 2016 a quelque chose de rassurant.

Ta salle préférée pour photographier un concert ?

Jérôme Sevrette : Aucune idée, un bon shooting live ne dépend pas toujours de la salle mais surtout de l’attitude du groupe sur scène, de l’ambiance lumineuse et de ton inspiration du moment. J’ai cependant toujours réalisé de bonnes photos à La Carène à Brest, à L’Excelsior à Allonnes ou au 1988 Live Club à Rennes… Ensuite pour le cadre et l’ambiance intimiste je dirais la Chapelle Saint-Jacques à Vendôme, mais c’est un peu loin de chez moi et je n’y vais qu’à l’occasion du Festival des Rockomotives.

Ta salle préférée pour voir un concert ?

Jérôme Sevrette : Impossible de citer une salle qui serait ma préférée, chaque lieu à sa particularité, sa spécificité. Mais je dirais que j’aime bien fréquenter les 3 salles citées dans ma réponse précédente (La Carène à Brest, L’Excelsior à Allonnes et le 1988 Live Club à Rennes).

Un musicien qui aurait dû se mettre à la photographie ?

Jérôme Sevrette : Je ne sais pas, Johnny Hallyday comme ça il ne nous casserait pas les oreilles. Du coup, y’en a plein qui auraient dû se mettre à la photographie…

Un photographe de rock qui aurait dû se mettre à la musique ?

Jérôme Sevrette : Ah dans l’autre sens c’est beaucoup moins évident mais les mauvais photographes ne me dérangent pas…

Le groupe que tu rêves de photographier ?

Jérôme Sevrette : U2, juste pour voir ce que ça fait de photographier U2.

La pochette de disque que tu aurais aimé faire ?

Jérôme Sevrette : L’Imprudence de Bashung, j’aurais bien aimé photographier Bashung, ça sera dans une autre vie maintenant.

Ta photo live préférée ?

Jérôme Sevrette : Je mettrais ces 2 photos à ex-aequo, celle de Leo Helden de Tristesse Contemporaine prise à L’excelsior à Allonnes.

Tristesse Contemporaine (photo : Jérôme Sevrette)

Tristesse Contemporaine (photo : Jérôme Sevrette)

Et puis celle de Dominique A prise à La Carène à Brest, je ne sais pas si ce sont mes préférées mais c’est complètement le genre d’ambiance que j’aime travailler, ce rendu énigmatique presque surréaliste. Je ferai peut-être à l’avenir une exposition sur la thématique du surréalisme dans la photo de concert…

Dominique A (photo : Jérôme Sevrette)

Dominique A (photo : Jérôme Sevrette)

Terres Neuves [Re] Visions sera publié en juin 2016 aux Editions de Juillet en coédition avec Str8line Records.