Concert : White Lies + Darker My Love @ l'Elysée Montmartre

White Lies, qui a gagné plusieurs prix de découvertes décernés par les magazines britanniques tels que Q ou NME, est venu, après la sortie de leur premier album To Lose My Life…, vérifier en dehors de leurs frontières si leur popularité était due à leur talent de songwriting – très accès sur la mort – ou si leur musique pouvait s’exporter. Darker My Love assurait la première partie de ce concert à l’Elysée Montmartre.

Darker My Love est un groupe de rock un poil psychédélique américain. Les cinq garçons, au début très calme, avec un léger goût country, partent assez rapidement en rock plus poussé, alternatif à la limite du métal. Le groupe est en tous cas plus que rythmé : le synthé joue aussi des percus, et le guitariste n’hésite pas à s’emparer des maracas si besoin se fait ressentir – ce doit être pour compenser la batterie dépouillée, sans toms. Le batteur s’en donne pourtant à cœur joie sur sa grosse caisse ; le chanteur / bassiste (fait suffisamment rare pour le remarquer) semble d’ailleurs avoir pour rôle de tempérer la ferveur de ce dernier. A noter : leur chanson Blue Day apparaît dans le jeu Guitar Hero 5.

Les White Lies démarrent en trombe avec “Farewell to the Fairground”. Ce qui frappe c’est la batterie surélevée, transparente et la guitare de Harry McVeigh en argent impeccable. Après “E.S.T.”, White Lies annonce “You still love Him”, ce qui provoque des cris stridents de la part de quelques jeunes filles. Ils enchaînent avec le single “To Lose My Life” qui est repris par le public, le concert commence à décoller. “A place to Hide” confirme les doutes quant aux rapprochements avec Joy Division.

Pour “Fifty On Our Foreheads”, un rideau de spotlights descend pour les illuminer. Sur cette chanson, la batterie a un rythme des plus étonnants. Le batteur, Jack Lawrence-Brown, est exceptionnel et il ne tient qu’à lui de faire bouger l’audience. Le final de la chanson est brutal mais impressionnant. La scène est par la suite plongée dans le noir, l’intro de “Nothing To Give” est particulièrement longue, mais elle donne lieu à un solo de batterie, avec la charley scintillante en bleu phosphorescent pour toute lumière scénique.

Le public chante les paroles de “Unfinished Business” sur laquelle certains se mettent à danser. Le refrain sera repris par un groupe aviné (abiéré ?) pour rappeler le groupe à la fin du set. White Lies reprendront tout d’abord “Heaven” des Talking Heads, suivi de “From the Stars”, très apprécié du public, pour exploser sur “Death”. La salle part alors en délire, des jeunes gens hurlent… Pour ma part, je regrette que ce titre soit arrivé si tard, il m’aurait sûrement aidé à me mettre dans l’ambiance. Le final se fera aux lumières et à la fumée, pour un rendu éblouissant.

Set List : Farewell To The Fairground / Taxidermy / E.S.T. / The Price Of Love / You Still Love Him / To Lose My Life / A Place To Hide / Fifty On Our Foreheads / Nothing To Give / Unfinished Business /
Rappel: Heaven [Talking Heads] / From The Stars / Death

Date: 28 octobre 2009